MANUEL LIVE SYSTEMS
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À PROPOS
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1. À PROPOS DE CE MANUEL
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L'objectif principal de ce manuel est de servir de point d'accès unique à tous
les documents liés au projet Live Systems et particulièrement aux logiciels
produits par le projet pour Debian 8.0 «*jessie*». Une version mise à jour peut
toujours être trouvée sur .
Ce manuel a principalement pour but de vous aider à construire un système live
et non pas de s'articuler autour des sujets relatifs à l'utilisateur final.
Toutefois, l'utilisateur final peut trouver des informations utiles dans ces
sections: Les Bases couvrent le téléchargement des images précompilées et la
préparation des images pour être démarrées sur les supports ou sur le réseau,
soit en utilisant le constructeur web, soit en exécutant /live-build/
directement sur le système. Personnalisation des comportements pendant
l'exécution décrit certaines options qui peuvent être indiquées à l'invite de
démarrage, telles que la sélection d'un clavier, des paramètres régionaux et la
persistance.
Certaines commandes mentionnées dans le texte doivent être exécutées avec les
privilèges de super-utilisateur, qui peuvent être obtenus à l'aide de la
commande su ou en utilisant sudo. Afin de distinguer les commandes qui peuvent
être exécutées par un utilisateur sans privilège de celles nécessitant les
privilèges de super-utilisateur, les commandes sont précédées respectivement
par $ ou #. Notez que ce symbole ne fait pas partie de la commande.
1.1 POUR LES IMPATIENTS
.......................
Même si nous croyons que tout dans ce manuel est important pour au moins
certains de nos utilisateurs, nous nous rendons compte qu'il y a beaucoup de
matière à couvrir et que vous pouvez vouloir expérimenter avant d'entrer dans
les détails. Par conséquent, nous vous suggérons de lire dans l'ordre suivant.
Tout d'abord, lisez ce chapitre À propos de ce manuel dès le début et finissant
avec la section Terminologie. Ensuite, passez aux trois tutoriels à l'avant de
la section Exemples destinée à vous apprendre la construction de l'image et les
bases de la personnalisation. Lisez en premier En utilisant les exemples, puis
Tutoriel 1: Une image par défaut, Tutoriel 2: Un logiciel de navigateur Web et
finalement Tutoriel 3: Une image personnalisée. À la fin de ces tutoriels, vous
aurez un avant-goût de ce qui peut être fait avec les systèmes live.
Nous vous encourageons à revenir à l'étude plus approfondie du manuel, en
poursuivant par exemple votre lecture par Les bases, Construire une image
netboot et finissant par la lecture de la Vue d'ensemble de la personnalisation
et les sections suivantes. Après cela, nous espérons que vous serez
complètement excités par ce qui peut être fait avec les systèmes live et
motivés pour lire le reste du manuel, du début à la fin.
1.2 TERMINOLOGIE
................
* *Système Live*: Un système d'exploitation pouvant être démarré sans
installation préalable sur un disque dur. Les systèmes live ne modifient pas le
système d'exploitation local ou les fichiers installés sur le disque dur sans
qu'on leur en donne explicitement l'instruction. D'habitude, les systèmes live
sont démarrés à partir des supports tels que des CD, DVD, ou des clés USB.
Certains systèmes peuvent également être démarrés sur le réseau.
* *Support live*: À la différence du système live, le support live se réfère au
CD, DVD ou clé USB où l'image binaire produite par /live-build/ et utilisée
pour démarrer le système live est écrite. D'une manière générale, le terme
désigne également tout emplacement où réside l'exécutable qui permet de
démarrer le système live, tel que l'emplacement des fichiers de démarrage sur
le réseau.
* *Projet Live Systems*: Le projet qui maintient, entre autres, les paquets
/live-boot/, /live-build/, /live-config/ /live-tools/ et /live-manual/.
* *Système live*: Un système live qui peut être démarré sur CD, DVD, clé USB,
sur le réseau (à l'aide des images netboot) et à partir d'Internet (à l'aide du
paramètre de démarrage fetch=URL).
* *Système hôte*: L'environnement utilisé pour créer le système live.
* *Système cible*: L'environnement utilisé pour faire fonctionner le système
live.
* */live-boot/*: Une collection de scripts utilisés pour lancer des systèmes
live.
* */live-build/*: Une collection de scripts utilisés pour construire des
systèmes live personnalisés.
* */live-config/*: Une collection de scripts utilisés pour configurer un
système live pendant le processus d'amorçage.
* */live-tools/*: Une collection de scripts supplémentaires utilisés pour
effectuer des tâches utiles dans un système live en fonctionnement.
* */live-manual/*: Ce document est maintenu dans un paquet nommé /live-manual/.
* *Debian Installer (d-i)*: Le système d'installation officiel pour la
distribution Debian.
* *Paramètres d'amorçage*: Les paramètres qui peuvent être entrés à l'invite de
démarrage afin de modifier le noyau ou /live-config/.
* *chroot*: Le logiciel /chroot/, chroot(8), nous permet d'exécuter plusieurs
instances concurrentes de l'environnement GNU/Linux sur un système sans
redémarrage.
* *Image binaire*: Un fichier contenant le système live, tel que binary.iso ou
binary.img.
* *Distribution cible*: La distribution sur laquelle votre système live sera
basée. Celle-ci peut être différente de la distribution de votre système hôte.
* *stable/testing/unstable*: La distribution *stable*, actuellement nommée
*wheezy*, contient la dernière version officielle de Debian. La distribution
*testing*, temporairement nommée *jessie*, est la prochaine version *stable* où
seulement les paquets suffisamment matures peuvent entrer. Un avantage de cette
distribution est qu'elle contient des logiciels de versions plus récentes que
la version *stable*. La distribution *unstable*, nommée *sid* de façon
permanente, est en constante évolution. En général cette distribution est
utilisée par les développeurs et ceux qui aiment le risque. Tout au long du
manuel, nous avons tendance à utiliser les noms de code pour les évolutions
majeures, tels que *jessie* ou *sid*, car c'est ce qui est pris en charge par
les outils eux-mêmes.
1.3 AUTEURS
...........
La liste des auteurs (dans l'ordre alphabétique):
* Ben Armstrong
* Brendan Sleight
* Carlos Zuferri
* Chris Lamb
* Daniel Baumann
* Franklin Piat
* Jonas Stein
* Kai Hendry
* Marco Amadori
* Mathieu Geli
* Matthias Kirschner
* Richard Nelson
* Trent W. Buck
1.4 CONTRIBUER à CE DOCUMENT
............................
Ce manuel est conçu comme un projet communautaire et toutes les propositions
d'améliorations et de contributions sont bienvenues. Veuillez consulter la
section Contribuer au projet pour des informations détaillées sur la façon
d'obtenir une clé et de faire des livraisons (commits).
1.4.1 APPLIQUER DES MODIFICATIONS
.................................
Afin d'apporter des modifications au manuel anglais, vous devez modifier les
fichiers adéquats dans manual/en/ mais avant de soumettre votre contribution,
veuillez prévisualiser votre travail. Afin de prévisualiser /live-manual/,
assurez-vous que les paquets nécessaires sont installés en exécutant:
# apt-get install make po4a ruby ruby-nokogiri sisu-complete texlive-generic-recommended
Vous pouvez compiler /live-manual/ dans le répertoire de niveau supérieur de
votre Git checkout en exécutant:
$ make build
Comme il faut un certain temps pour construire le manuel dans toutes les
langues disponibles, il peut être pratique construire une seule langue, par
exemple en exécutant:
$ make build LANGUAGES=en
Il est également possible de construire par type de document, par exemple,
$ make build FORMATS=pdf
Ou combiner les deux, par exemple:
$ make build LANGUAGES=de FORMATS=html
Après avoir relu votre travail et vous être assuré que tout va bien, n'utilisez
pas make commit à moins que vous mettiez à jour les traductions dans le commit.
Dans ce cas, ne mélangez pas les modifications apportées au manuel en anglais
et les traductions dans la même livraison, mais utilisez des commits séparés.
Consultez la section Traduction pour plus de détails.
1.4.2 TRADUCTION
................
Pour commencer la traduction d'une nouvelle langue, suivez ces étapes:
* Traduisez les fichiers *about_manual.ssi.pot*, *about_project.ssi.pot* et
*index.html.in.pot* dans votre langue avec votre éditeur préféré (comme
/poedit/) . Envoyez les fichiers .po traduits à la liste de diffusion afin que
l'équipe de traduction puisse vérifier leur intégrité.
* Pour activer une nouvelle langue dans l'autobuild, il suffit d'ajouter les
premiers fichiers traduits à manual/po/${LANGUAGE}/ et lancer make commit.
Modifier ensuite manual/_sisu/home/index.html.
* Une fois la nouvelle langue ajoutée, vous pouvez continuer avec la traduction
des fichiers po dans manual/po/ de façon aléatoire.
* N'oubliez pas que vous devez faire un make commit pour assurer que la
traduction des manuels est mise à jour à partir des fichiers po, alors vous
pouvez réviser vos modifications avec make build avant git add ., git commit -m
"Translating..." et git push.
Après l'exécution de make commit, vous verrez beaucoup de texte sur l'écran. Il
s'agit essentiellement de messages informatifs sur l'état du processus et de
quelques indications sur ce qui peut être fait pour améliorer /live-manual/. Si
vous ne voyez aucune erreur fatale, vous pouvez généralement continuer et
soumettre votre contribution.
/live-manual/ contient deux utilitaires qui peuvent grandement aider les
traducteurs à trouver les textes non traduits et modifiés. Le premier est "make
translate". Il lance un script qui vous indique en détail le nombre de messages
non traduits qu'il y a dans chaque fichier po. Le second, "make fixfuzzy",
n'agit que sur les messages modifiés, mais il vous aide à les trouver et à les
résoudre un par un.
Gardez à l'esprit que même si ces utilitaires peuvent être vraiment utiles pour
faire un travail de traduction sur la ligne de commande, l'utilisation d'un
outil spécialisé comme /poedit/ est la méthode recommandée pour effectuer la
tâche. C'est aussi une bonne idée de lire la documentation sur localisation de
debian (l10n) et, plus particulièrement pour /live-manual/, les Lignes
directrices pour les traducteurs.
*Remarque:* Vous pouvez utiliser make clean pour nettoyer votre arbre git avant
de faire un push. Cette étape n'est pas obligatoire grâce au fichier .gitignore
mais c'est une bonne pratique pour éviter d'envoyer certains fichiers
involontairement.
2. À PROPOS DU PROJET LIVE SYSTEMS
----------------------------------
2.1 MOTIVATION
..............
2.1.1 CE QUI NE VA PAS AVEC LES SYSTèMES LIVE ACTUELS
.....................................................
Lorsque Live Systems a été lancé, il y avait déjà plusieurs systèmes live basés
sur Debian et ils faisaient un excellent travail. Du point de vue de Debian, la
plupart d'entre eux ont un ou plusieurs des inconvénients suivants:
* Ce ne sont pas des projets Debian et ils manquent donc de soutien au sein de
Debian.
* Ils mélangent des distributions différentes comme *testing* et *unstable*.
* Ils ne prennent en charge que i386.
* Ils modifient le comportement et/ou l'apparence des paquets en les
dépouillant pour économiser de l'espace.
* Ils comprennent des paquets ne provenant pas de l'archive Debian.
* Ils offrent des noyaux personnalisés avec des correctifs supplémentaires qui
ne font pas partie de Debian.
* Ils sont gros et lents en raison de leur dimension et donc pas recommandés
comme systèmes de sauvetage.
* Ils ne sont pas disponibles en différents formats (CDs, DVDs, clés USB et
images netboot).
2.1.2 POURQUOI CRéER NOTRE PROPRE SYSTèME LIVE?
...............................................
Debian est le système d'exploitation universel: Debian a un système live pour
servir de vitrine et pour représenter le vrai, seul et unique système Debian
avec les principaux avantages suivants:
* C'est un sous-projet de Debian.
* Il reflète l'état (actuel) d'une distribution.
* Il fonctionne sur le plus grand nombre d'architectures possible.
* Il ne se compose que de paquets Debian inchangés.
* Il ne contient pas de paquets qui n'appartenant pas à l'archive Debian.
* Il utilise un noyau Debian inchangé, sans correctifs supplémentaires.
2.2 PHILOSOPHIE
...............
2.2.1 SEULEMENT DES PAQUETS INCHANGéS DE DEBIAN «MAIN»
......................................................
Nous n'utiliserons que les paquets du dépôt Debian dans la section «main». La
section non-free ne fait pas partie de Debian et ne peut donc pas être utilisée
pour les images officielles du système live.
Nous ne changerons pas les paquets. Chaque fois que nous aurons besoin de
changer quelque chose, nous le ferons en coordination avec le responsable du
paquet dans Debian.
À titre d'exception, nos propres paquets tels que /live-boot/, /live-build/ ou
/live-config/ peuvent être utilisés temporairement à partir de notre propre
dépôt pour des raisons de développement (par exemple pour créer des instantanés
de développement). Ils seront téléchargés sur Debian régulièrement.
2.2.2 PAS DE CONFIGURATION DES PAQUETS DU SYSTèME LIVE
......................................................
Dans cette phase, nous n'offrirons pas de configurations alternatives. Tous les
paquets sont utilisés dans leur configuration par défaut comme ils sont après
une installation standard de Debian.
Chaque fois que nous aurons besoin d'une configuration par défaut différente,
nous la ferons en coordination avec le responsable du paquet dans Debian.
Un système de configuration des paquets est fourni avec debconf permettant la
personnalisation des paquets installés sur vos images live, mais pour les
images live précompilées seulement une configuration par défaut sera utilisée
sauf si c'est absolument nécessaire pour fonctionner dans l'environnement live.
Autant que possible, nous préférons adapter les paquets dans l'archive Debian
de sorte qu'ils fonctionnent mieux dans un système live plutôt que faire des
changements à l'ensemble d'outils live ou les configurations des images live.
Pour plus d'informations, veuillez consulter Vue d'ensemble de la
personnalisation.
2.3 CONTACT
...........
* *Liste de diffusion*: Le contact principal du projet est la liste de
diffusion . Vous pouvez envoyer un
courriel à la liste directement en adressant votre courrier à
Les archives de la liste sont disponibles sur
.
* *IRC*: Un certain nombre d'utilisateurs et de développeurs sont présents dans
le canal #debian-live sur irc.debian.org (OFTC). Quand vous posez une question
sur IRC, s'il vous plaît soyez patient en attendant une réponse. Si aucune
réponse n'est donnée, veuillez envoyer un courriel à la liste de diffusion.
* *BTS*: Le Système de suivi des bogues⌡ (BTS)
contient les détails des bogues signalés par les utilisateurs et les
développeurs. Chaque bogue reçoit un numéro et est conservé jusqu'à ce qu'il
soit marqué comme traité. Pour plus d'informations, veuillez consulter
⌠Rapporter des bogues.
UTILISATEUR
===========
3. INSTALLATION
---------------
3.1 EXIGENCES
.............
Les exigences pour la création des images des systèmes live sont très faibles:
* Accès super-utilisateur (root)
* Une version mise à jour de /live-build/
* Un shell POSIX, comme /bash/ ou /dash/
* /debootstrap/ ou /cdebootstrap/
* Linux 2.6.x ou supérieur.
Notez que l'utilisation de Debian ou d'une distribution dérivée de Debian n'est
pas nécessaire - /live-build/ fonctionne sur presque toutes les distributions
remplissant les exigences ci-dessus.
3.2 INSTALLATION DE LIVE-BUILD
..............................
Vous pouvez installer /live-build/ d'un certain nombre de façons différentes:
* À partir du dépôt Debian
* À partir du code source
* À partir des instantanés
Si vous utilisez Debian, la méthode recommandée consiste à installer
/live-build/ à partir du dépôt Debian.
3.2.1 À PARTIR DU DéPôT DEBIAN
..............................
Il suffit d'installer /live-build/ comme n'importe quel autre paquet:
# apt-get install live-build
3.2.2 À PARTIR DU CODE SOURCE
.............................
/live-build/ est développé en utilisant le système de contrôle de version Git.
Dans les systèmes basés sur Debian, il est fourni par le paquet /git/. Pour
examiner le dernier code, exécutez:
$ git clone git://live-systems.org/git/live-build.git
Vous pouvez compiler et installer votre propre paquet Debian en exécutant:
$ cd live-build
$ dpkg-buildpackage -b -uc -us
$ cd ..
Maintenant, installez les fichiers récemment construits qui vous intéressent,
par exemple
# dpkg -i live-build_3.0-1_all.deb
Vous pouvez également installer /live-build/ directement sur votre système en
exécutant:
# make install
et le désinstaller avec:
# make uninstall
3.2.3 À PARTIR DES INSTANTANéS
..............................
Si vous ne souhaitez pas créer ou installer /live-build/ à partir des sources,
vous pouvez utiliser des instantanés. Ils sont construits automatiquement à
partir de la dernière version du dépôt Git et sont disponibles sur
.
3.3 INSTALLATION DE LIVE-BOOT ET LIVE-CONFIG
............................................
*Remarque:* Vous n'avez pas besoin d'installer /live-boot/ ou /live-config/ sur
votre système afin de créer des systèmes live. Cependant, cela ne fera aucun
mal et est utile à des fins de référence. Si vous voulez seulement la
documentation, vous pouvez maintenant installer les paquets /live-boot-doc/ et
/live-config-doc/ séparément.
3.3.1 À PARTIR DU DéPôT DEBIAN
..............................
/live-boot/ et /live-config/ sont tous les deux disponibles dans le dépôt
Debian comme expliqué dans Installation de live-build.
3.3.2 À PARTIR DU CODE SOURCE
.............................
Pour utiliser les dernières sources du git, vous pouvez suivre la procédure
ci-dessous. Veuillez vous assurer que vous êtes familiarisé avec les termes
mentionnés dans Termes.
* Examiner les sources de /live-boot/ et /live-config/
$ git clone git://live-systems.org/git/live-boot.git
$ git clone git://live-systems.org/git/live-config.git
Consultez les pages de manuel de /live-boot/ et /live-config/ pour plus de
détails sur la personnalisation si la raison pour laquelle vous créez vos
paquets à partir des sources.
* Créer les fichiers .deb de /live-boot/ et /live-config/
Vous devez créer sur votre distribution cible ou dans un chroot contenant votre
plateforme cible: cela signifie que si votre cible est *jessie* alors vous
devez créer sur *jessie*.
Utilisez un système de construction automatique personnel tel que /pbuilder/ ou
/sbuild/ si vous avez besoin de créer /live-boot/ pour une distribution cible
qui diffère de votre système de construction. Par exemple, pour les images live
de *jessie*, créez /live-boot/ dans un chroot *jessie*. Si votre distribution
cible correspond à votre distribution vous pouvez créer directement sur le
système de construction en utilisant dpkg-buildpackage (fourni par le paquet
/dpkg-dev/) :
$ cd live-boot
$ dpkg-buildpackage -b -uc -us
$ cd ../live-config
$ dpkg-buildpackage -b -uc -us
* Utiliser les fichiers .deb générés nécessaires.
Comme /live-boot/ et /live-config/ sont installés par le système de
construction /live-build/, l'installation de ces paquets dans le système hôte
ne suffit pas: vous devez traiter les fichiers .deb générés comme d'autres
paquets personnalisés. Comme votre objectif pour la construction à partir du
code source est de tester nouvelles choses à court terme avant leur publication
officielle, suivez Installation de paquets modifiés ou de tiers pour inclure
temporairement les fichiers pertinents dans votre configuration. En
particulier, remarquez que les deux paquets sont divisés en une partie
générique, une partie de documentation et un ou plusieurs back-ends. Incluez la
partie générique, un seul back-end et éventuellement la documentation. En
supposant que vous construisiez une image live dans le répertoire courant et
ayez généré tous les fichiers .deb pour une version unique des deux paquets
dans le répertoire ci-dessus, ces commandes bash copieraient tous les paquets
appropriés, y compris les back-ends par défaut:
$ cp ../live-boot{_,-initramfs-tools,-doc}*.deb config/packages.chroot/
$ cp ../live-config{_,-sysvinit,-doc}*.deb config/packages.chroot/
3.3.3 À PARTIR DES INSTANTANéS
..............................
Vous pouvez laisser /live-build/ utiliser automatiquement les derniers
instantanés de /live-boot/ et /live-config/ en configurant un dépôt tiers dans
votre répertoire de configuration de /live-build/. En supposant que vous ayez
déjà créé un arbre de configuration dans le répertoire courant avec lb config:
$ lb config --archives live-systems.org
4. LES BASES
------------
Ce chapitre contient un bref aperçu du processus de construction et des
instructions pour utiliser les trois types d'images les plus couramment
utilisées. Le type d'image le plus polyvalent, iso-hybrid, peut être utilisé
sur une machine virtuelle, un support optique ou un périphérique USB de
stockage portable. Dans certains cas particuliers, comme expliqué plus loin, le
type hdd peut être plus approprié. Le chapitre se termine avec des instructions
pour la construction et l'utilisation d'une image netboot, qui est un peu plus
compliquée en raison de la configuration requise sur le serveur. C'est un sujet
un peu avancé pour tous ceux qui ne connaissent pas déjà le démarrage sur le
réseau, mais est inclus ici car une fois la configuration terminée, c'est un
moyen très pratique pour tester et déployer des images pour le démarrage sur le
réseau local sans le tracas des supports d'images.
Tout au long du chapitre, nous ferons souvent référence à la valeur par défaut
des noms des fichiers produits par /live-build/. Si vous téléchargez une image
précompilée, les noms des fichiers peuvent varier.
4.1 QU'EST-CE QU'UN SYSTèME LIVE?
.................................
Un système live signifie généralement un système d'exploitation démarré sur un
ordinateur à partir d'un support amovible, tel qu'un CD-ROM, une clé USB ou sur
un réseau, prêt à l'emploi sans aucune installation sur le disque habituel,
avec auto-configuration fait lors de l'exécution (voir Termes).
Avec les systèmes live, c'est un système d'exploitation, construit pour une des
architectures prises en charge (actuellement amd64 et i386). Il est fait à
partir des éléments suivants:
* *Image du noyau Linux*, d'habitude appelé vmlinuz*
* *Image du RAM-disque initiale (initrd)*: Un disque virtuel RAM configuré pour
le démarrage de Linux, contenant possiblement des modules nécessaires pour
monter l'image du système et certains scripts pour le faire.
* *Image du système*: L'image du système de fichiers du système d'exploitation.
Habituellement, un système de fichiers SquashFS comprimé est utilisé pour
réduire au minimum la taille de l'image live. Notez qu'il est en lecture
seulement. Ainsi, lors du démarrage le système live va utiliser un disque RAM
et un mécanisme "union" pour permettre l'écriture de fichiers dans le système
en marche. Cependant, toutes les modifications seront perdues lors de l'arrêt à
moins que l'option «persistance» soit utilisée (voir Persistance).
* *Chargeur d'amorçage*: Un petit morceau de code conçu pour démarrer à partir
du support choisi, il peut présenter un menu rapide ou permettre la sélection
des options/configurations. Il charge le noyau Linux et son initrd pour
fonctionner avec un système de fichiers associé. Différentes solutions peuvent
être utilisées, selon le support de destination et le format du système de
fichiers contenant les composants mentionnés précédemment: isolinux pour
démarrer à partir d'un CD ou DVD au format ISO9660, syslinux pour démarrer un
disque dur ou une clé USB à partir d'une partition VFAT, extlinux pour
partitions ext2/3/4 et btrfs, pxelinux pour netboot PXE, GRUB pour partitions
ext2/3/4, etc.
Vous pouvez utiliser /live-build/ pour construire l'image du système à partir
de vos spécifications, configurer un noyau Linux, son initrd, et un chargeur
d'amorçage pour les exécuter, tout dans un format en fonction du support (image
ISO9660, image disque, etc.).
4.2 TéLéCHARGEMENT DES IMAGES PRéCOMPILéES
..........................................
Bien que l'objectif de ce manuel soit le développement et la création de vos
propres images live, vous pouvez simplement vouloir tester une de nos images
précompilées comme une introduction à leur utilisation ou à la construction de
vos propres images. Ces images sont construites à l'aide de notre dépôt git
live-images et les versions officielles stables sont publiées sur
. En outre, les versions plus anciennes et les
futures, et des images non officielles contenant micrologiciels et pilotes non
libres sont disponibles sur .
4.3 UTILISER LE CONSTRUCTEUR WEB D'IMAGES LIVE
..............................................
En tant que service à la communauté, nous gérons un service de construction
d'images web sur . Ce site est maintenu sur la
base du meilleur effort. Autrement dit, même si nous nous efforçons de le
maintenir à jour et opérationnel à tout moment, et de publier des avis
d'importantes interruptions du service, nous ne pouvons pas garantir une
disponibilité de 100% ou des constructions d'images rapides, et le service peut
parfois avoir des problèmes dont la résolution prend un certain temps. Si vous
avez des problèmes ou des questions au sujet du service, veuillez nous
contacter en donnant le lien vers votre construction.
4.3.1 UTILISATION DU CONSTRUCTEUR WEB ET AVERTISSEMENTS
.......................................................
L'interface web ne permet actuellement pas d'empêcher l'utilisation de
combinaisons d'options invalides, en particulier quand le changement d'une
option (c'est-à-dire en utilisant /live-build/ directement) modifie les valeurs
des autres options énumérées dans le formulaire web, le constructeur web ne
modifie pas ces valeurs par défaut. Plus particulièrement, si vous changez la
valeur --architectures qui est par défaut i386 pour amd64, vous devez modifier
l'option correspondante --linux-flavours de la valeur par défaut 486 pour
amd64. Voir la page de manuel lb_config pour la version de /live-build/
installée sur le constructeur web pour plus de détails. Le numéro de version de
/live-build/ est indiqué au bas de la page web.
L'estimation du temps donné par le constructeur web est une estimation brute et
peut ne pas refléter la durée effective de votre construction. Cette estimation
n'est pas actualisée une fois qu'elle est affichée. Soyez patient. Ne rechargez
pas la page de la construction, car cela peut soumettre une nouvelle
construction avec les mêmes paramètres. Vous devez nous contacter si vous ne
recevez pas la notification de votre construction mais seulement une fois que
vous êtes sûr que vous avez attendu assez longtemps et vérifié que la
notification par e-mail n'a pas été détectée par votre filtre anti-spam.
Le constructeur web est limité dans les types d'images qu'il peut construire.
Cela permet de garder les choses simples et efficaces à utiliser et à
maintenir. Si vous souhaitez effectuer des personnalisations qui ne sont pas
prévues par l'interface web, le reste de ce manuel explique comment construire
vos propres images en utilisant /live-build/.
4.4 PREMIèRES éTAPES: LA CONSTRUCTION D'UNE IMAGE ISO HYBRIDE
.............................................................
Quel que soit le type d'image, vous devrez effectuer les mêmes étapes de base
pour créer une image à chaque fois. Comme premier exemple, créez un répertoire
de travail, passez dans ce répertoire et exécutez la séquence suivante de
commandes /live-build/ pour créer une image ISO hybride de base contenant tout
le système Debian par défaut sans X.org. Elle est appropriée pour être gravée
sur CD ou DVD, et peut également être copiée sur une clé USB.
Le nom du répertoire de travail dépend totalement de vous, mais si vous jetez
un œil aux exemples utilisés dans /live-manual/, c'est une bonne idée
d'utiliser un nom qui vous aide à identifier l'image avec laquelle vous
travaillez dans chaque répertoire, surtout si vous travaillez ou expérimentez
avec différents types d'images. Dans ce cas, vous allez construire un système
par défaut, nous allons donc l'appeler, par exemple, live-default.
$ mkdir live-default && cd live-default
Ensuite, exécutez la commande lb config. Cela va créer une hiérarchie "config/"
dans le répertoire courant pour être utilisée par d'autres commandes:
$ lb config
Aucun paramètre n'est passé à lb config, donc les défauts seront utilisés pour
l'ensemble de ses diverses options. Consultez La commande lb config pour plus
de détails.
Maintenant que la hiérarchie "config/" existe, créez l'image avec la commande
lb build :
# lb build
Ce processus peut prendre un certain temps, en fonction de la vitesse de votre
ordinateur et de votre connexion réseau. Une fois le processus terminé, il
devrait y avoir un fichier image binary.hybrid.iso prêt à l'emploi, dans le
répertoire courant.
4.5 UTILISATION D'UNE IMAGE ISO HYBRIDE LIVE
............................................
Après la construction ou le téléchargement d'une image ISO hybride, qui peut
être obtenue sur , l'étape suivante est
d'habitude de préparer votre support pour le démarrage, soit sur CD-R(W) ou
DVD-R(W), des supports optiques ou une clé USB.
4.5.1 GRAVER UNE IMAGE ISO SUR UN SUPPORT PHYSIQUE
..................................................
Graver une image ISO est facile. Il suffit d'installer /{xorriso} et de
l'utiliser à partir de la ligne de commande pour graver l'image. Par exemple:
# apt-get install xorriso
$ xorriso -as cdrecord -v dev=/dev/sr0 blank=as_needed binary.hybrid.iso
4.5.2 COPIE D'UNE IMAGE ISO HYBRIDE SUR UNE CLé USB
...................................................
Les images ISO préparées avec xorriso peuvent être simplement copiées sur une
clé USB avec dd ou un logiciel équivalent. Branchez une clé USB avec une
capacité suffisamment grande pour votre fichier image et déterminez quel
périphérique elle est, que nous appelons ci-dessous ${USBSTICK}. C'est le
fichier de périphérique de votre clé, tel que /dev/sdb, pas une partition,
telle que /dev/sdb1! Vous pouvez trouver le nom du périphérique en regardant la
sortie de dmesg après avoir branché le périphérique, ou mieux encore, ls -l
/dev/disk/by-id.
Une fois que vous êtes sûr d'avoir le nom correct de l'appareil, utilisez la
commande dd pour copier l'image sur la clé. *Ceci écrasera tout fichier déjà
existant sur votre clé!*
$ dd if=binary.hybrid.iso of=${USBSTICK}
4.5.3 UTILISATION DE L'ESPACE DISPONIBLE SUR UNE CLé USB
........................................................
Pour utiliser l'espace libre restant après avoir copié binary.hybrid.iso sur
une clé USB, utilisez un outil de partitionnement tel que /gparted/ ou /parted/
afin de créer une nouvelle partition sur la clé. La première partition sera
utilisée par le système live.
# gparted ${USBSTICK}
Quand la partition est créée, vous devez y créer un système de fichiers où
${PARTITION} est le nom de la partition, comme /dev/sdb2. Un choix possible
serait ext4.
# mkfs.ext4 ${PARTITION}
*Remarque:* Si vous voulez utiliser l'espace supplémentaire avec Windows, ce
système d'exploitation ne peut accéder normalement à aucune partition à part la
première. Certaines solutions à ce problème ont été discutées sur notre liste
de diffusion, mais il semble qu'il n'y a pas de réponse facile.
*Rappelez-vous: Chaque fois que vous installez une nouvelle binary.hybrid.iso
sur la clé, toutes les données sur la clé seront perdues parce que la table de
partition est écrasée par le contenu de l'image, vous devez sauvegarder votre
partition supplémentaire d'abord pour la restaurer à nouveau après la mise à
jour de l'image live.*
4.5.4 DéMARRER LE SUPPORT LIVE
..............................
La première fois que vous démarrez votre support live, qu'il s'agisse de CD,
DVD, clé USB, ou du démarrage par PXE, une certaine configuration dans le BIOS
de votre ordinateur peut être d'abord nécessaire. Puisque les BIOS varient
grandement en fonctionnalités et raccourcis clavier, on ne peut pas aborder le
sujet en profondeur ici. Certains BIOS fournissent une touche pour ouvrir un
menu d'amorçage au démarrage, qui est le moyen le plus facile si elle est
disponible sur votre système. Sinon, vous avez besoin d'entrer dans le menu de
configuration du BIOS et modifier l'ordre de démarrage pour placer le
dispositif de démarrage pour le système live devant votre périphérique de
démarrage normal.
Une fois que vous avez démarré le support, un menu de démarrage vous est
présenté. Si vous appuyez simplement sur entrée ici, le système va démarrer en
utilisant l'entrée par défaut, Live. Pour plus d'informations sur les options
de démarrage, consultez l'entrée «Help» dans le menu et aussi les pages de
manuel de /live-boot/ et /live-config/ dans le système live.
En supposant que vous ayez sélectionné Live et démarré une image de bureau live
par défaut, après que les messages de démarrage aient défilé, vous devriez être
automatiquement connecté au compte user et voir un bureau, prêt à l'emploi. Si
vous avez démarré une image de la console uniquement, tels que les types
standard ou rescue des images précompilées, vous devriez être automatiquement
connecté à la console pour le compte user et voir une invite du shell, prête à
l'emploi.
4.6 UTILISER UNE MACHINE VIRTUELLE POUR LES TESTS
.................................................
Exécuter les images live dans une machine virtuelle (VM) peut faire gagner
beaucoup de temps. Cela ne vient pas sans avertissements:
* L'exécution d'une VM demande assez de RAM pour le système d'exploitation
client et l'hôte et un CPU avec support matériel pour la virtualisation est
recommandé.
* Il y a quelques limitations inhérentes à l'exécution sur une VM, par exemple
des performances vidéo médiocres, ou un choix limité de matériel émulé.
* Lors du développement d'un matériel spécifique, il n'existe aucun substitut
pour l'exécution que le matériel lui-même.
* Certains ne deviennent visibles que pendant l'exécution dans une VM. En cas
de doute, testez votre image directement sur le matériel.
À condition de pouvoir travailler avec ces contraintes, examinez les logiciels
VM disponibles et choisissez celui qui convient à vos besoins.
4.6.1 TEST D'UNE IMAGE ISO AVEC QEMU
....................................
La VM la plus polyvalente de Debian est QEMU. Si votre processeur dispose d'une
gestion matérielle de la virtualisation, vous pouvez utiliser le paquet
/qemu-kvm/; La description du paquet /qemu-kvm/ énumère brièvement les
exigences.
Tout d'abord, installez /qemu-kvm/ si votre processeur le gère. Sinon,
installez /qemu/. Dans ce cas, le nom du programme est qemu au lieu de kvm dans
les exemples suivants. Le paquet /qemu-utils/ est également valable pour créer
des images de disques virtuels avec qemu-img.
# apt-get install qemu-kvm qemu-utils
Démarrer une image ISO est simple:
$ kvm -cdrom binary.hybrid.iso
Voir les pages de manuel pour plus de détails.
4.6.2 TEST D'UNE IMAGE ISO AVEC VIRTUALBOX
..........................................
Afin de tester l'ISO avec /virtualbox/:
# apt-get install virtualbox virtualbox-qt virtualbox-dkms
$ virtualbox
Créez une nouvelle machine virtuelle, modifiez les paramètres de stockage pour
utiliser binary.hybrid.iso comme le périphérique CD/DVD et démarrez la machine.
*Remarque:* Pour les systèmes live contenant X.org que vous voulez essayer avec
/virtualbox/, vous pouvez inclure le paquet des pilotes VirtualBox X.org,
/virtualbox-guest-dkms/ et /virtualbox-guest-x11/, dans votre configuration de
/live-build/. Sinon, la résolution est limitée à 800x600.
$ echo "virtualbox-guest-dkms virtualbox-guest-x11" >> config/package-lists/my.list.chroot
Pour faire fonctionner le paquet dmks, il faut également installer le paquet
linux-headers pour le noyau utilisé dans l'image. Au lieu de lister
manuellement le paquet /linux-headers/ correct dans la liste de paquets crée
ci-dessus, /live-build/ peut faire cela automatiquement.
$ lb config --linux-packages "linux-image linux-header"
4.7 CONSTRUIRE ET UTILISER UNE IMAGE HDD
........................................
La construction d'une image HDD est similaire à une ISO hybride à tous les
regards, sauf que vous spécifiez -b hdd et le nom du fichier résultant est
binary.img qui ne peut être gravé sur des supports optiques. Il convient pour
le démarrage à partir de clés USB, disques durs USB, et divers autres
dispositifs de stockage portables. Normalement, une image ISO hybride peut être
utilisée à cette fin, mais si vous avez un BIOS qui ne gère pas correctement
les images hybrides, vous devez utiliser une image HDD.
*Remarque:* si vous avez créé une image ISO hybride avec l'exemple précédent,
vous devrez nettoyer votre répertoire de travail avec la commande lb clean
(voir La commande lb clean):
# lb clean --binary
Exécutez la commande lb config comme avant, sauf que cette fois en spécifiant
le type d'image HDD:
$ lb config -b hdd
Construisez maintenant l'image avec la commande lb build
# lb build
Quand la création de l'image est finie, un fichier binary.img doit être présent
dans le répertoire courant.
L'image binaire générée contient une partition VFAT et le chargeur d'amorçage
syslinux, prêts à être écrits directement sur une clé USB. Encore une fois,
comme l'utilisation d'une image HDD est juste comme l'utilisation d'une image
ISO hybride sur USB, suivez les instructions Utiliser une image live ISO
hybride, en utilisant le nom de fichier binary.img au lieu de
binary.hybrid.iso.
De même, pour tester une image HDD avec Qemu, installez /qemu/ comme décrit
ci-dessus dans Test d'une image ISO avec QEMU. Ensuite, exécutez kvm ou qemu,
selon la version dont votre système hôte a besoin en précisant binary.img comme
le premier disque dur.
$ kvm -hda binary.img
4.8 CONSTRUCTION D'UNE IMAGE NETBOOT
....................................
La séquence de commandes suivante va créer une image NetBoot de base contenant
le système Debian par défaut sans X.org. Elle peut être démarrée sur le réseau.
*Remarque:* Si vous avez réalisé quelques-uns des exemples précédents, vous
aurez besoin de nettoyer votre répertoire de travail avec la commande lb clean:
# lb clean
Dans ce cas spécifique, un lb clean --binary ne serait pas suffisant pour
nettoyer les étapes nécessaires. La raison est que dans les configurations de
netboot, une configuration initramfs différente doit être utilisée, laquelle
/live-build/ exécute automatiquement lors de la construction des images
netboot. Puisque la création d'initramfs appartient à l'étape chroot, si on
change à netboot dans un répertoire existant, il faut reconstruire le chroot.
Par conséquent, il faut faire un lb clean, (qui permettra d'éliminer l'étape
chroot, aussi).
Exécutez la commande suivante pour configurer votre image pour démarrer sur le
réseau:
$ lb config -b netboot --net-root-path "/srv/debian-live" --net-root-server "192.168.0.2"
Contrairement aux images ISO et HDD, le démarrage sur le réseau ne sert pas
l'image du système de fichiers pour le client. Pour cette raison, les fichiers
doivent être servis via NFS. Différents systèmes de fichiers réseau peuvent
être choisis avec lb config. Les options --net-root-path et --net-root-server
indiquent l'emplacement et le serveur, respectivement, du serveur NFS sur
lequel l'image du système de fichiers sera située au moment du démarrage.
Assurez-vous que ceux-ci sont fixées à des valeurs appropriées pour votre
réseau et serveur.
Construisez maintenant l'image avec la commande lb build
# lb build
Dans un démarrage réseau, le client exécute un petit morceau de logiciel qui
réside habituellement sur l'EPROM de la carte Ethernet. Ce programme envoie une
requête DHCP pour obtenir une adresse IP et les informations sur ce qu'il faut
faire ensuite. Typiquement, la prochaine étape est d'obtenir un chargeur
d'amorçage de niveau supérieur via le protocole TFTP. Cela pourrait être
pxelinux, GRUB, ou démarrer directement à un système d'exploitation comme
Linux.
Par exemple, si vous décompressez l'archive généré binary.netboot.tar dans le
répertoire /srv/debian-live, vous trouverez l'image du système de fichiers dans
live/filesystem.squashfs et le noyau, initrd et le chargeur d'amorçage pxelinux
dans tftpboot/.
Nous devons maintenant configurer trois services sur le serveur pour activer le
démarrage sur le réseau: le serveur DHCP, le serveur TFTP et le serveur NFS.
4.8.1 SERVEUR DHCP
..................
Nous devons configurer le serveur DHCP de notre réseau pour être sûr de donner
une adresse IP au client du système du démarrage sur le réseau, et pour
annoncer l'emplacement du chargeur d'amorçage PXE.
Voici un exemple source d'inspiration, écrit pour le serveur ISC DHCP
isc-dhcp-server dans le fichier de configuration /etc/dhcp/dhcpd.conf:
# /etc/dhcp/dhcpd.conf - configuration file for isc-dhcp-server
ddns-update-style none;
option domain-name "example.org";
option domain-name-servers ns1.example.org, ns2.example.org;
default-lease-time 600;
max-lease-time 7200;
log-facility local7;
subnet 192.168.0.0 netmask 255.255.255.0 {
range 192.168.0.1 192.168.0.254;
filename "pxelinux.0";
next-server 192.168.0.2;
option subnet-mask 255.255.255.0;
option broadcast-address 192.168.0.255;
option routers 192.168.0.1;
}
4.8.2 SERVEUR TFTP
..................
Cela sert le noyau et le ramdisk initial pour le système pendant l'exécution.
Vous devriez installer le paquet /tftpd-hpa/. Il peut servir tous les fichiers
contenus dans un répertoire racine, d'habitude /srv/tftp. Pour le laisser
servir des fichiers dans /srv/debian-live/tftpboot, exécutez comme utilisateur
root la commande suivante:
# dpkg-reconfigure -plow tftpd-hpa
et remplissez le nouveau répertoire du serveur tftp
4.8.3 SERVEUR NFS
.................
Quand l'ordinateur hôte a téléchargé et démarré un noyau Linux et chargé son
initrd, il va essayer de monter l'image du système de fichiers live via un
serveur NFS.
Vous devez installer le paquet /nfs-kernel-server/.
Ensuite, rendez l'image du système de fichiers disponible via NFS en ajoutant
une ligne comme la suivante /etc/exports:
/srv/debian-live *(ro,async,no_root_squash,no_subtree_check)
et indiquez cette exportation au serveur NFS avec la commande suivante:
# exportfs -rv
La configuation de ces trois services peut être un peu dificile. Vous pourriez
avoir besoin de patience pour obtenir que tous fonctionnent ensemble. Pour plus
d'informations, consultez le wiki syslinux sur
ou la section Debian
Installer Manual's TFTP Net Booting sur
. Ils pourraient
aider parce que leurs processus sont très semblables.
4.8.4 GUIDE PRATIQUE POUR EXPéRIMENTER AVEC UNE IMAGE NETBOOT
.............................................................
La création d'images netboot est facile avec /live-build/, mais les tests des
images sur des machines physiques peuvent prendre vraiment beaucoup de temps.
Afin de rendre notre vie plus facile, nous pouvons utiliser la virtualisation.
4.8.5 QEMU
..........
* Installer /qemu/, /bridge-utils/, /sudo/.
Éditer /etc/qemu-ifup:
#!/bin/sh
sudo -p "Password for $0:" /sbin/ifconfig $1 172.20.0.1
echo "Executing /etc/qemu-ifup"
echo "Bringing up $1 for bridged mode..."
sudo /sbin/ifconfig $1 0.0.0.0 promisc up
echo "Adding $1 to br0..."
sudo /usr/sbin/brctl addif br0 $1
sleep 2
Obtenir, ou construire un grub-floppy-netboot.
Lancer qemu avec "-net nic,vlan=0 -net tap,vlan=0,ifname=tun0"
5. APERçU DES OUTILS
--------------------
Ce chapitre fournit un aperçu des trois principaux outils utilisés dans la
construction des systèmes live: /live-build/, /live-boot/ et /live-config/.
5.1 LE PAQUET LIVE-BUILD
........................
/live-build/ est une collection de scripts pour construire des systèmes live.
Ces scripts sont aussi appelés "commandes".
L'idée derrière /live-build/ est de constituer un cadre qui utilise un
répertoire de configuration pour automatiser et personnaliser complètement tous
les aspects de la construction d'une image Live.
Plusieurs concepts sont similaires à ceux utilisés pour construire des paquets
Debian avec /debhelper/:
* Les scripts ont un emplacement central pour la configuration de leur
fonctionnement. Avec /debhelper/, c'est le sous-répertoire debian/ d'un arbre
de paquets. Par exemple, dh_install cherchera, entre autres, un fichier appelé
debian/install pour déterminer quels fichiers doivent exister dans un paquet
binaire particulier. De la même manière, /live-build/ enregistre sa
configuration entièrement dans un sous-répertoire config/.
* Les scripts sont indépendants, c'est-à-dire qu'il est toujours sûr d'exécuter
chaque commande.
Contrairement à /debhelper/, /live-build/ contient un outil pour générer une
arborescence de configuration, lb config. Cela pourrait être considéré comme
similaire à des outils tels que /dh-make/. Pour plus d'informations à propos de
lb config, veuillez consulter La commande lb config.
Le reste de cette section traite des trois commandes les plus importantes:
* *lb config*: Responsable de l'initialisation d'un répertoire de configuration
du système Live. Voir La commande lb config pour plus d'informations.
* *lb build*: Responsable du démarrage d'un système de construction Live. Voir
La commande lb build pour plus d'informations.
* *lb clean*: Responsable de la suppression des parties d'un système de
construction Live. Voir La commande lb clean pour plus d'informations.
5.1.1 LA COMMANDE LB CONFIG
...........................
Comme indiqué dans live-build, les scripts qui composent /live-build/ lisent
leur configuration avec la commande source à partir d'un seul répertoire nommé
config/. Comme la construction de ce répertoire à la main serait fastidieuse et
source d'erreurs, la commande lb config peut être utilisée pour créer une
arborescence de configuration.
Exécuter lb config sans aucun argument crée un sous-répertoire config/ qu'il
remplit avec certains paramètres, et un sous-répertoire auto/ avec une
arborescence de fichiers.
$ lb config
[2013-01-01 09:14:22] lb_config
P: Considering defaults defined in /etc/live/build.conf
P: Creating config tree for a debian/i386 system
L'utilisation de lb config sans aucun argument serait appropriée pour les
utilisateurs qui ont besoin d'une image de base, ou qui ont l'intention de
fournir plus tard une configuration plus complète via auto/config (voir Gestion
d'une configuration pour plus de détails).
Normalement, vous voulez indiquer certaines options. Par exemple, pour indiquer
la distribution que vous voulez construire en utilisant son nom de code:
$ lb config --distribution sid
Il est possible d'indiquer plusieurs options, telles que:
$ lb config --binary-images netboot --bootappend-live "boot=live config hostname=live-host username=live-user" ...
Une liste complète des options est disponible dans la page de manuel de
lb_config.
5.1.2 LA COMMANDE LB BUILD
..........................
La commande lb build lit dans votre configuration à partir du répertoire
config/. Elle exécute alors les commandes de niveau inférieur nécessaires à la
construction de votre système Live.
5.1.3 LA COMMANDE LB CLEAN
..........................
Le rôle de la commande lb clean est d'enlever les différentes parties d'une
construction afin que autres compilations ultérieures puissent commencer à
partir d'un état propre. Par défaut, les étapes chroot, binary et source sont
nettoyées, mais le cache est laissé intact. En outre, les étapes peuvent être
nettoyées individuellement. Par exemple, si vous avez effectué des changements
qui affectent uniquement la phase binaire, utilisez lb clean --binary avant de
construire un nouveau binaire. Voir la page de manuel de lb_clean pour une
liste complète des options.
5.2 LE PAQUET LIVE-BOOT
.......................
/live-boot/ est une collection de scripts fournissant des hooks pour
/initramfs-tools/. Il est utilisé pour générer un initramfs capable de démarrer
des systèmes live, comme ceux créés par /live-build/. Cela inclut ISOs, netboot
tarballs, et les images pour clés USB.
Au démarrage, il va chercher un support en lecture seule qui contient un
répertoire /live/ où un système de fichiers racine (souvent une image du
système de fichiers compressée comme squashfs) est stocké. S'il le trouve, il
va créer un environnement accessible en écriture, en utilisant aufs, afin que
les systèmes similaires à Debian puissent démarrer à partir de cet
environnement.
Plus d'information sur initial ramfs dans Debian peut être trouvée dans le
Debian Linux Kernel Handbook sur
dans le chapitre sur initramfs.
5.3 LE PAQUET LIVE-CONFIG
.........................
/live-config/ se compose des scripts qui s'exécutent au démarrage après
/live-boot/ pour configurer le système live automatiquement. Il gère les tâches
telles que l'établissement du nom d'hôte, des paramètres régionaux et du fuseau
horaire, la création de l'utilisateur live, l'inhibition des cron jobs et
l'autologin de l'utilisateur live.
6. GESTION D'UNE CONFIGURATION
------------------------------
Ce chapitre explique comment gérer une configuration d'un système live à partir
d'une création initiale, à travers des révisions successives et des versions
successives du logiciel /live-build/ et de l'image live elle-même.
6.1 GéRER LES MODIFICATIONS DE LA CONFIGURATION
...............................................
Les configurations live sont rarement parfaites du premier coup. Il peut être
bon de passer des options lb config à partir de la ligne de commande pour
effectuer une construction unique, mais il est plus courant de réviser ces
options et de construire à nouveau jusqu'à ce que vous soyez satisfait. Afin de
prendre en charge ces changements, vous aurez besoin des scripts automatiques
qui assurent le maintien de votre configuration dans un état cohérent.
6.1.1 POURQUOI UTILISER DES SCRIPTS AUTO? QUE FONT-ILS?
.......................................................
La commande lb config enregistre les options que vous lui passez avec les
fichiers dans config/* avec beaucoup d'autres options aux valeurs par défaut.
Si vous exécutez lb config à nouveau, il ne réinitialisera pas l'option qui a
été mise par défaut en fonction de vos options initiales. Ainsi, par exemple,
si vous exécutez lb config à nouveau avec une nouvelle valeur pour
--distribution, toutes les options qui ont été mises à leur valeur par défaut
pour l'ancienne distribution ne peuvent plus fonctionner avec la nouvelle
distribution. Ces fichiers ne sont pas destinés à être lus ou modifiés. Ils
enregistrent des valeurs pour plus d'une centaine d'options, donc personne
(y-compris vous) ne pourra voir dans ces options lesquelles vous avez
réellement indiquées. Finalement, si vous lancez lb config, puis mettez
/live-build/ à niveau et que celui-ci renomme une option, config/* contiendra
toujours des variables nommées en fonction de l'ancienne option et qui ne
seront plus valides.
Pour toutes ces raisons, les scripts auto/* vous rendront la vie plus facile.
Ils sont de simples emballages pour les commandes lb config, lb build et lb
clean qui sont conçus pour vous aider à gérer votre configuration. Le script
auto/config enregistre votre commande lb config avec toutes les options
désirées, le script auto/clean supprime les fichiers contenant les valeurs des
variables de configuration et le script auto/build crée un build.log de chaque
construction. Et chaque fois que vous lancez la commande lb correspondante, ces
fichiers sont exécutés automatiquement. En utilisant ces scripts, votre
configuration est plus facile à lire et a une cohérence interne d'une révision
à l'autre. En outre, il sera plus facile pour vous d'identifier et corriger les
options qui doivent changer lorsque vous mettez à niveau /live-build/ après
avoir lu la documentation mise à jour.
6.1.2 UTILISER LES SCRIPTS AUTO D'EXEMPLE
.........................................
Pour votre commodité, /live-build/ est fourni avec des scripts shell d'exemple,
pour les copier et les modifier. Lancez une nouvelle configuration par défaut,
puis copiez les exemples:
$ mkdir mylive && cd mylive && lb config
$ cp /usr/share/doc/live-build/examples/auto/* auto/
Modifiez auto/config en ajoutant des options comme bon vous semble. Par
exemple:
#!/bin/sh
lb config noauto \
--architectures i386 \
--linux-flavours 686-pae \
--binary-images hdd \
--mirror-bootstrap http://ftp.ch.debian.org/debian/ \
--mirror-binary http://ftp.ch.debian.org/debian/ \
"${@}"
Maintenant, chaque fois que vous utilisez lb config, auto/config réinitialisera
la configuration basée sur ces options. Lorsque vous souhaitez effectuer des
modifications, modifiez les options dans ce fichier au lieu de les passer à lb
config. Lorsque vous utilisez lb clean, auto/clean va nettoyer les fichiers
ainsi que tous les autres produits de construction. Et enfin, lorsque vous
utilisez lb build, un journal de la construction est écrit par auto/build dans
build.log.
*Remarque:* Un paramètre spécial noauto est utilisé ici pour éliminer un autre
appel à auto/config, évitant ainsi une récursion infinie. Assurez-vous que vous
ne l'avez pas accidentellement supprimé en modifiant le fichier. Aussi, prenez
soin de vous assurer quand vous divisez la commande lb config sur plusieurs
lignes pour une meilleure lisibilité, comme le montre l'exemple ci-dessus, que
vous n'oubliez pas la barre oblique inverse (\) de sorte que chaque ligne
continue à la suivante.
6.2 CLONER UNE CONFIGURATION PUBLIéE VIA GIT
............................................
Utilisez l'option lb config --config pour cloner un dépôt Git qui contient une
configuration d'un système live. Si vous souhaitez baser votre configuration
sur une autre maintenue par le projet Live Systems, allez voir le dépôt sur
avec le nom live-images sous le titre
Packages. Ce dépôt contient les configurations pour les images précompilées
Par exemple, pour construire une image de récupération, utilisez le dépôt
live-images comme suit:
$ mkdir live-images && cd live-images
$ lb config --config git://live-systems.org/git/live-images.git
$ cd images/rescue
Modifiez auto/config et toutes les autres choses dont vous avez besoin dans
l'arbre config en fonction de vos besoins. Par exemple, les images precompilées
non officielles qui contiennent paquets non-free sont faites en ajoutant
simplement --archive-areas "main contrib non-free".
Vous pouvez éventuellement définir un raccourci dans votre configuration Git en
ajoutant la ligne suivante à votre ${HOME}/.gitconfig:
[url "git://live-systems.org/git/"]
insteadOf = ldn:
Cela vous permet d'utiliser ldn: quand vous voulez indiquer l'adresse d'un
dépôt live-systems.org. Si vous supprimez le suffixe optionnel .git, commencer
une nouvelle image en utilisant cette configuration est aussi simple que:
$ lb config --config ldn:live-images
Le clonage de la totalité du dépôt live-images copie les configurations
utilisées pour plusieurs images. Si vous voulez construire une image différente
lorsque vous avez terminé avec la première, changez de répertoire et,
éventuellement, faites les modifications dont vous avez besoin.
Dans tous les cas, n'oubliez pas qu'il faut à chaque fois construire l'image en
tant que superutilisateur: lb build
7. VUE D'ENSEMBLE DE LA PERSONNALISATION
----------------------------------------
Ce chapitre donne un aperçu des diverses façons dont vous pouvez personnaliser
un système live.
7.1 CONFIGURATION PENDANT LA CONSTRUCTION VS. L'AMORçAGE
........................................................
Les options de configuration d'un système live sont divisées en options au
moment de la construction, ces options sont appliquées pendant la création et
des options au moment du démarrage, qui sont appliquées pendant le démarrage.
Les options au moment du démarrage sont divisées en celles qui surviennent au
début, appliquées par le paquet /live-boot/, et celles qui arrivent plus tard,
appliquées par /live-config/. Toute option d'amorçage peut être modifiée par
l'utilisateur en l'indiquant à l'invite de démarrage. L'image peut également
être construite avec les paramètres de démarrage par défaut et alors les
utilisateurs peuvent normalement démarrer directement le système live sans
indiquer aucune option lorsque toutes les valeurs par défaut sont appropriées.
En particulier, l'argument lb --bootappend-live se compose de toutes les
options de ligne de commande du noyau par défaut pour le système live, comme la
persistance, les claviers, ou le fuseau horaire. Voir Personnalisation des
paramètres régionaux et la langue, par exemple.
Les options de configuration pendant la construction sont décrites dans les
pages de manuel pour /live-boot/ et /live-config/. Bien que les paquets
/live-boot/ et /live-config/ soient installés dans le système live que vous
construisez, il est recommandé que vous les installiez également sur votre
système de construction pour vous y référer facilement lorsque vous travaillez
sur votre configuration. Cela peut être fait sans danger car aucun des scripts
contenus ne sont exécutés à moins que le système soit configuré comme un
système live.
7.2 ÉTAPES DE LA CONSTRUCTION
.............................
Le processus de construction est divisé en étapes, avec des personnalisations
différentes appliquées dans l'ordre dans chaque étape. La première étape à
exécuter est l'étape *bootstrap*. C'est la phase initiale de peuplement du
répertoire chroot avec des paquets pour faire un système Debian de base. Elle
est suivie par l'étape *chroot*, qui complète la construction du répertoire
chroot, le peuplant de tous les paquets listés dans la configuration, ainsi que
tout autre matériel. La plupart de la personnalisation du contenu se produit à
ce stade. La dernière étape de la préparation de l'image live est l'étape
*binary*, qui construit une image amorçable, en utilisant le contenu du
répertoire chroot pour construire le système de fichiers racine pour le système
Live. Il comprend l'installateur et tout autre matériel supplémentaire sur le
support cible en dehors du système de fichiers du système live. Quand l'image
live est construite, s'il est activé, le tarball des sources est construit dans
l'étape *source*.
À chacune de ces étapes, les commandes sont appliquées dans un ordre
particulier. Les commandes sont ordonnées de manière à assurer que les
personnalisations puissent être superposées de manière raisonnable. Par
exemple, dans l'étape *chroot*, les préconfigurations sont appliqués avant que
tous les paquets ne soient installés, les paquets sont installés avant que tous
les fichiers locaux inclus ne soient copiés et les hooks sont exécutés plus
tard, quand tous les matériaux sont en place.
7.3 SUPPLéMENT LB CONFIG AVEC DES FICHIERS
..........................................
Bien que lb config crée une arborescence de configuration dans le répertoire
config/, pour accomplir vos objectifs, vous pourriez avoir besoin de fournir
des fichiers supplémentaires dans les sous-répertoires de config/. Selon
l'endroit où les fichiers sont stockés dans la configuration, ils peuvent être
copiés dans le système de fichiers du système live ou dans le système de
fichiers de l'image binaire, ou peuvent fournir pendant la construction des
configurations du système qui seraient lourdes à passer comme options de la
ligne de commande. Vous pouvez inclure des choses telles que des listes
personnalisées de paquets, art personnalisé, ou des scripts hook à exécuter,
soit pendant la construction soit au démarrage, ce qui augmente la flexibilité
déjà considérable de debian-live avec le code de votre choix.
7.4 TâCHES DE PERSONNALISATION
..............................
Les chapitres suivants sont organisés par les types des tâches de
personnalisation que les utilisateurs effectuent généralement: Personnalisation
de l'installation de paquets, Personnalisation des contenus et Personnalisation
des paramètres régionaux et la langue couvrent quelques choses que vous
pourriez vouloir faire.
8. PERSONNALISATION DE L'INSTALLATION DE PAQUETS
------------------------------------------------
La personnalisation la plus fondamentale d'un système live est sans doute la
sélection des paquets à inclure dans l'image. Ce chapitre vous guide tout au
long des différentes options de construction pour personnaliser l'installation
des paquets avec /live-build/. Le plus large choix influençant les paquets
disponibles pour l'installation dans l'image sont la distribution et les zones
d'archive. Afin de vous assurer des vitesses de téléchargement décentes, vous
devez choisir un miroir de distribution proche. Vous pouvez également ajouter
vos propres dépôts pour les rétroportages, paquets expérimentaux ou
personnalisés, ou inclure des paquets directement comme fichiers. Vous pouvez
définir des listes de paquets, incluant des métapaquets qui installent en même
temps de nombreux paquets liés, tels que les paquets pour ordinateurs de bureau
ou une langue particulière. Enfin, un certain nombre d'options donne un certain
contrôle sur /apt/, ou si vous préférez, /aptitude/, pendant la construction
quand les paquets sont installés. Vous pouvez trouver cela très pratique si
vous utilisez un proxy, si vous voulez désactiver l'installation des paquets
recommandés pour économiser l'espace, ou avez besoin de contrôler quelles
versions des paquets sont installées via APT pinning, pour ne nommer que
quelques possibilités.
8.1 SOURCES DES PAQUETS
.......................
8.1.1 DISTRIBUTION, ZONES D'ARCHIVE ET MODE
...........................................
La distribution que vous choisissez a le plus large impact sur les paquets qui
sont disponibles pour l'inclusion dans votre image live. Indiquez le nom de
code, qui est par défaut *jessie* pour la version de /live-build/ dans
*jessie*. Toute distribution actuelle dans l'archive peut être indiquée par son
nom de code ici. (Voir Termes pour plus de détails.) L'option --distribution
influence non seulement la source des paquets dans l'archive, mais indique
également à /live-build/ comment construire chaque distribution prise en
charge. Par exemple, pour construire sur *unstable*, *sid*, précisez:
$ lb config --distribution sid
Dans l'archive de distribution, les zones d'archive («archive areas») sont les
principales divisions de l'archive. Dans Debian, ce sont main, contrib et
non-free. Seule main contient des logiciels qui font partie de la distribution
Debian, c'est donc la valeur par défaut. Une ou plusieurs valeurs peuvent être
indiquées, par exemple:
$ lb config --archive-areas "main contrib non-free"
La prise en charge d'experimental est disponible pour certains dérivés de
Debian grâce à l'option --mode. L'option par défaut est debian mais seulement
si vous construisez sur un système Debian ou un système inconnu. Si lb config
est appelé sur un des dérivés pris en charge, il créera par défaut une image de
ce dérivé. Si par exemple lb config est lancé en mode ubuntu, les noms de
distribution et des zones d'archives pour ce dérivé spécifique seront gérés à
la place de ceux de Debian. Le mode modifie également le comportement de
/live-build/ en fonction des dérivés.
*Remarque:* Les projets pour lesquels ces modes ont été ajoutés sont chargés
d'aider les utilisateurs de ces options. Le projet Live Systems, en retour,
fournit un soutien de développement sur une base du meilleur effort seulement,
en fonction des commentaires sur les projets dérivés que nous n'avons pas
développés ou pris en charge nous-mêmes.
8.1.2 MIROIRS DE DISTRIBUTION
.............................
L'archive Debian est répliquée sur un grand réseau de miroirs autour du monde
pour que les habitants de chaque région puissent choisir un miroir proche ayant
la meilleure vitesse de téléchargement. Chacune des options --mirror-* régit
quel miroir de distribution est utilisé dans les différentes étapes de la
construction. Rappelez-vous dans les Étapes de la construction que l'étape
*bootstrap* a lieu quand le chroot est initialement peuplé par /debootstrap/
avec un système minimal, et l'étape *chroot* a lieu quand le chroot utilisé
pour construire le système de fichiers du système live est construit. Ainsi,
les commutateurs des miroirs correspondants sont utilisés pour ces étapes et
plus tard, dans l'étape *binary*, les valeurs --mirror-binary et
--mirror-binary-security sont utilisées, remplaçant tout miroir utilisé dans
une étape antérieure.
8.1.3 MIROIRS DE DISTRIBUTION UTILISéS LORS DE LA CONSTRUCTION
..............................................................
Pour définir les miroirs de distribution utilisés pendant la construction pour
pointer vers un miroir local, il suffit de fixer --mirror-bootstrap ,
--mirror-chroot-security et --mirror-chroot-backports comme suit.
$ lb config --mirror-bootstrap http://localhost/debian/ \
--mirror-chroot-security http://localhost/debian-security/ \
--mirror-chroot-backports http://localhost/debian-backports/
Le miroir chroot, indiqué avec --mirror-chroot, est par défaut la valeur de
--mirror-bootstrap.
8.1.4 MIROIRS DE DISTRIBUTION UTILISéS PENDANT L'EXéCUTION
..........................................................
Les options --mirror-binary* régissent les miroirs de distribution placés dans
l'image binaire. Elles peuvent être utilisées pour installer des paquets
supplémentaires lors de l'exécution du système live. Les valeurs par défaut
emploient http.debian.net, un service qui choisit un miroir géographiquement
proche basé, entre autres choses, sur la famille IP de l'utilisateur et la
disponibilité des miroirs. C'est un choix approprié lorsque vous ne pouvez pas
prédire quel miroir sera le meilleur pour tous vos utilisateurs. Autrement,
vous pouvez indiquer vos propres valeurs, comme indiqué dans l'exemple
ci-dessous. Une image construite avec cette configuration ne serait appropriée
que pour les utilisateurs sur un réseau où le "mirror" est accessible.
$ lb config --mirror-binary http://mirror/debian/ \
--mirror-binary-security http://mirror/debian-security/ \
--mirror-binary-backports http://mirror/debian-backports/
8.1.5 DéPôTS ADDITIONNELS
.........................
Vous pouvez ajouter d'autres dépôts, élargissant votre choix de paquets au-delà
de ceux disponibles dans votre distribution cible. Cela peut être, par exemple,
pour avoir des paquets rétroportés, personnalisés ou expérimentaux. Pour
configurer des dépôts supplémentaires, créez les fichiers
config/archives/your-repository.list.chroot, et/ou
config/archives/your-repository.list.binary. Comme avec les options --mirror-*,
ces fichiers donnent les dépôts utilisés dans l'étape *chroot* lors de la
construction de l'image, et dans l'étape *binary*, c'est-à-dire pendant
l'exécution du système live.
Par exemple, config/archives/live.list.chroot vous permet d'installer les
paquets du dépôt des instantanés debian live pendant la construction du système
live.
deb http://live-systems.org/ sid-snapshots main contrib non-free
Si vous ajoutez la même ligne à config/archives/live.list.binary, le dépôt sera
ajouté au répertoire /etc/apt/sources.list.d/ de votre système live.
Si ces fichiers existent, ils seront sélectionnés automatiquement.
Vous devriez également mettre la clé GPG utilisée pour signer le dépôt dans les
fichiers config/archives/your-repository.key.{binary,chroot}
Si vous avez besoin d'un APT pinning personnalisé, les préférences APT peuvent
être placées dans les fichiers
config/archives/your-repository.pref.{binary,chroot} et elles seront
automatiquement ajoutées à votre système live dans le répertoire
/etc/apt/preferences.d/.
*Remarque:* certains dépôts de paquets préconfigurés sont disponibles pour une
sélection facile grâce à l'option --archives, par exemple pour activer les
instantanés live, il suffit une simple commande:
$ lb config --archives live-systems.org
8.2 CHOISIR LES PAQUETS à INSTALLER
...................................
Il y a un certain nombre de façons pour choisir quels paquets /live-build/
s'installeront dans votre image, couvrant toute une variété de besoins. Vous
pouvez tout simplement nommer les paquets individuels à installer dans une
liste de paquets. Vous pouvez également choisir des métapaquets dans ces
listes, ou les sélectionner en utilisant les champs de contrôle de fichiers des
paquets. Enfin, vous pouvez placer des paquets dans votre arbre config/ qui est
bien adapté aux essais de nouveaux paquets ou expérimentaux avant qu'ils ne
soient disponibles sur un dépôt.
8.2.1 LISTES DE PAQUETS
.......................
Les listes de paquets sont un excellent moyen d'exprimer quels paquets doivent
être installés. La syntaxe de la liste gère des sections conditionnelles, ce
qui les rend faciles à construire et à adapter pour leur utilisation dans des
configurations multiples. Les noms des paquets peuvent également être injectés
dans la liste en utilisant des assistants de shell pendant la construction.
*Remarque:* Le comportement de /live-build/ pour indiquer un paquet qui
n'existe pas est déterminé par votre choix de l'utilitaire APT. Consultez
Choisir apt ou aptitude pour plus de détails.
8.2.2 UTILISATION DES MéTAPAQUETS
.................................
La façon la plus simple de remplir votre liste de paquets consiste à utiliser
un métapaquet de tâche maintenu par votre distribution. Par exemple:
$ lb config
$ echo task-gnome-desktop > config/package-lists/desktop.list.chroot
Cela remplace l'ancienne méthode des listes prédéfinies gérée dans live-build
2.x. Contrairement aux listes prédéfinies, les métapaquets ne sont pas
spécifiques au projet Live Systems. Au lieu de cela, ils sont maintenus par des
groupes de travail spécialisés dans la distribution et reflètent donc le
consensus de chaque groupe sur les paquets pour mieux servir les besoins des
utilisateurs. Ils couvrent également une gamme beaucoup plus large des cas
d'utilisation que les listes prédéfinies qu'ils remplacent.
Tous les métapaquets de tâches sont préfixés avec task-, donc un moyen rapide
pour déterminer lesquels sont disponibles (même s'il peut y avoir une poignée
de faux positifs dont le nom correspond mais qui ne sont pas des métapaquets)
est de faire correspondre le nom du paquet avec:
$ apt-cache search --names-only ^task-
En plus, vous trouverez d'autres métapaquets à des fins diverses. Certains sont
des sous-ensembles de paquets de tâches plus larges, comme gnome-core, tandis
que d'autres sont des pièces individuelles spécialisées d'un Debian Pure Blend,
comme les métapaquets education-*. Pour lister tous les métapaquets dans
l'archive, installez le paquet debtags et listez tous les paquets ayant
l'étiquette role::metapackage comme suit:
$ debtags search role::metapackage
8.2.3 LISTES DE PAQUETS LOCAUX
..............................
Que vous listiez des métapaquets, des paquets individuels ou une combinaison
des deux, toutes les listes de paquets locaux sont stockées dans
config/package-lists/. Comme plus d'une liste peut être utilisée, cela se prête
bien à une conception modulaire. Par exemple, vous pouvez décider de consacrer
une liste à un choix particulier de bureau, l'autre à une collection de paquets
connexes qui pourraient aussi bien être utilisés au-dessus d'un bureau
différent. Cela vous permet d'expérimenter avec différentes combinaisons
d'ensembles de paquets avec un minimum de tracas en utilisant des listes
communes entre les différents projets d'images live.
Les listes de paquets qui existent dans ce répertoire ont besoin d'avoir un
suffixe .list pour être traitées, puis un suffixe d'étape supplémentaire
.chroot ou .binary pour indiquer à quelle étape la liste est destinée.
*Remarque:* Si vous n'indiquez pas le suffixe de l'étape, la liste sera
utilisée pour les deux étapes. Normalement, vous voulez indiquer .list.chroot
de sorte que les paquets soient seulement installés dans le système de fichiers
live et ne pas avoir une copie supplémentaire des .deb placée sur le support.
8.2.4 LISTES DE PAQUETS LOCAUX POUR L'éTAPE BINARY
..................................................
Pour faire une liste pour l'étape binary, placez un fichier avec le suffixe
.list.binary dans config/package-lists/. Ces paquets ne sont pas installés dans
le système de fichiers live, mais sont inclus sur le support live sous pool/.
Vous utiliserez généralement cette liste avec une des variantes d'installation
non-live. Comme mentionné ci-dessus, si vous voulez que cette liste soit la
même que votre liste pour l'étape chroot, utilisez simplement le suffixe .list.
8.2.5 LISTES DE PAQUETS GéNéRéES
................................
Il arrive parfois que la meilleure façon de composer une liste soit de la
générer avec un script. Toute ligne commençant par un point d'exclamation
indique une commande à exécuter dans le chroot lorsque l'image est construite.
Par exemple, on pourrait inclure la ligne ! grep-aptavail -n -sPackage
-FPriority standard | sort dans une liste de paquets qui permet de produire une
liste triée des paquets disponibles avec Priority: standard.
En fait, la sélection des paquets avec la commande grep-aptavail (du paquet
dctrl-tools) est si utile que live-build fournit un script Packages à titre de
commodité. Ce script accepte deux arguments: field et pattern. Ainsi, vous
pouvez créer une liste avec le contenu suivant:
$ lb config
$ echo '! Packages Priority standard' > config/package-lists/standard.list.chroot
8.2.6 UTILISER DES CONDITIONS DANS LES LISTES DE PAQUETS
........................................................
Toutes les variables de configuration de /live-build/ stockées dans config/*
(sans le préfixe LB_) peuvent être utilisées dans des instructions
conditionnelles dans les listes de paquets. Généralement, cela correspond à
toute option lb config en majuscule et avec tirets changés en caractères de
soulignement. Mais en pratique, ce ne sont que celles qui influencent la
sélection des paquets qui font sens, comme DISTRIBUTION, ARCHITECTURES ou
ARCHIVE_AREAS.
Par exemple, pour installer ia32-libs si --architectures amd64 est indiqué:
#if ARCHITECTURES amd64
ia32-libs
#endif
Vous pouvez tester pour un certain nombre de valeurs, par exemple pour
installer /memtest86+/ si --architectures i386 ou --architectures amd64 est
indiqué:
#if ARCHITECTURES i386 amd64
memtest86+
#endif
Vous pouvez également tester avec des variables pouvant contenir plus d'une
valeur, par exemple pour installer /vrms/ si contrib ou non-free est indiqué
via --archive-areas:
#if ARCHIVE_AREAS contrib non-free
vrms
#endif
L'imbrication des conditions n'est pas prise en charge.
8.2.7 TâCHES DE BUREAU ET DE LANGUE
...................................
Les tâches de bureau et de langue sont des cas particuliers qui ont besoin
d'une certaine planification et de configuration supplémentaire. Dans
l'installateur Debian, si le support a été préparé pour un environnement de
bureau particulier, la tâche correspondante sera automatiquement installée.
Ainsi, il y a tâches internes gnome-desktop, kde-desktop, lxde-desktop et
xfce-desktop, dont aucune n'est proposée dans le menu tasksel. De même, il n'y
a pas d'élément de menu pour les tâches de langue, mais le choix de la langue
de l'utilisateur lors de l'installation influence le choix des tâches de langue
correspondantes.
Lors du développement d'une image de bureau live, l'image s'amorce généralement
directement sur un bureau de travail. Les choix de l'environnement de bureau et
la langue par défaut ont été faits pendant la construction et non pas pendant
l'exécution comme dans le cas de l'installateur de Debian. Cela ne veut pas
dire qu'une image live ne pourrait pas être construite pour prendre en charge
plusieurs environnements de bureau ou plusieurs langues et offrir à
l'utilisateur un choix, mais ce n'est pas le comportement par défaut de
/live-build/.
Comme aucune disposition n'est faite automatiquement pour les tâches de la
langue, qui comprennent des éléments tels que des polices spécifiques à la
langue et des paquets de méthodes de saisie, vous devez les indiquer dans votre
configuration si vous les voulez. Par exemple, une image de bureau GNOME
contenant la prise en charge de l'allemand pourrait inclure les métapaquets de
tâches suivants:
$ lb config
$ echo "task-gnome-desktop task-laptop" >> config/package-lists/my.list.chroot
$ echo "task-german task-german-desktop task-german-gnome-desktop" >> config/package-lists/my.list.chroot
8.2.8 VERSION ET TYPE DE NOYAU
..............................
Un ou plusieurs types de noyau seront inclus dans votre image par défaut, en
fonction de l'architecture. Vous pouvez choisir différents types avec l'option
--linux-flavours. Chaque type est suffixé à partir de linux-image pour former
le nom de chaque métapaquet qui dépend à son tour d'un paquet noyau exact à
inclure dans votre image.
Ainsi, par défaut, une image pour l'architecture amd64 comprendra le métapaquet
linux-image-amd64, et une image pour l'architecture i386 comprendra les
métapaquets linux-image-486 et linux-image-686-pae. Au moment de la rédaction,
ces paquets dépendent de linux-image-3.2.0-4-amd64, linux-image-3.2.0-4-486 et
linux-image-3.2.0-4-686-pae, respectivement.
Lorsque plus d'une version du paquet du noyau est disponible dans vos archives
configurées, vous pouvez indiquer un nom du paquet du noyau différent avec
l'option --linux-packages. Par exemple, supposons que vous construisiez une
image pour l'architecture amd64 et ajoutiez l'archive expérimentale pour faire
des test afin que vous puissiez installer le noyau linux-image-3.7-trunk-amd64.
Vous devez configurer cette image comme suit:
$ lb config --linux-packages linux-image-3.7-trunk
$ echo "deb http://ftp.debian.org/debian/ experimental main" > config/archives/experimental.list.chroot
8.2.9 NOYAUX PERSONNALISéS
..........................
Vous pouvez créer et inclure vos propres noyaux personnalisés, à condition
qu'ils soient intégrés dans le système de gestion des paquets Debian. Le
système de /live-build/ ne gère pas les noyaux qui ne sont pas construits sous
forme de paquets .deb.
La façon correcte et recommandée de déployer vos propres paquets du noyau est
de suivre les instructions dans le kernel-handbook. N'oubliez pas de modifier
l'ABI et les suffixes de manière appropriée, puis d'inclure une construction
complète des paquets linux et linux-latest dans votre dépôt.
Si vous optez pour la construction des paquets du noyau sans les métapaquets
correspondants, vous devez indiquer une chaîne --linux-packages appropriée tel
que discuté dans Version et type de noyau. Comme nous l'expliquons dans
Installation de paquets modifiés ou tiers, il est préférable que vous incluiez
vos paquets de noyau personnalisés à votre propre dépôt, bien que les
alternatives discutées dans cette section fonctionnent bien également.
Donner des conseils sur la façon de personnaliser votre noyau sort du cadre de
ce document. Toutefois, vous devez au moins vous assurer que votre
configuration répond à ces exigences minimales:
* Utilisez un ramdisk initial.
* Incluez un module d'union de systèmes de fichiers (par exemple aufs).
* Incluez tous les autres modules du système de fichiers requis pour votre
configuration (habituellement squashfs).
8.3 INSTALLATION DE PAQUETS MODIFIéS OU TIERS
.............................................
Bien que ce soit contre la philosophie d'un système live, il peut parfois être
nécessaire de construire un système live avec des versions modifiées des
paquets du dépôt Debian. Cela peut être pour modifier ou prendre en charge des
fonctionnalités supplémentaires, des langues et la marque, ou même pour
supprimer des éléments indésirable dans les paquets existants.De même, les
paquets «tiers» peuvent être utilisés pour ajouter des fonctionnalités sur
mesure et/ou propriétaires.
Cette section ne couvre pas les conseils concernant la construction ou la
maintenance des paquets modifiés. La méthode de Joachim Breitner 'How to fork
privately'
peut, cependant, vous intéresser. La création de paquets sur mesure est traitée
dans le guide du nouveau mainteneur Debian à
et ailleurs
Il y a deux façons d'installer des paquets personnalisés modifiés:
* packages.chroot
* Utiliser un dépôt APT personnalisé
Utiliser packages.chroot est plus simple à réaliser et utile pour les
personnalisations ponctuelles mais a un certain nombre d'inconvénients, alors
qu'utiliser un dépôt personnalisé APT est plus fastidieux à mettre en place.
8.3.1 UTILISER PACKAGES.CHROOT POUR INSTALLER DES PAQUETS PERSONNALISéS
.......................................................................
Pour installer un paquet personnalisé, il suffit de le copier dans le
répertoire config/packages.chroot/. Les paquets qui sont dans ce répertoire
seront automatiquement installés dans le système live pendant la construction
du système - vous n'avez pas besoin de les indiquer ailleurs.
Les paquets *doivent* être nommés de la manière prescrite. Une façon simple de
le faire consiste à utiliser dpkg-name.
L'utilisation de packages.chroot pour l'installation de paquets personnalisés a
des inconvénients:
* Il n'est pas possible d'utiliser APT de façon sécurisée.
* Vous devez installer tous les paquets appropriés dans le répertoire
config/packages.chroot/.
* Il ne se prête pas au stockage de configurations des systèmes live dans le
contrôle de révision.
8.3.2 UTILISER UN DéPôT APT POUR INSTALLER DES PAQUETS PERSONNALISéS.
.....................................................................
Contrairement à l'utilisation de packages.chroot, lorsque vous utilisez un
dépôt personnalisé APT, vous devez vous assurer que vous indiquez les paquets
ailleurs. Voir Choisir les paquets à installer pour plus de détails.
S'il peut sembler inutile de créer un dépôt APT pour installer des paquets
personnalisés, l'infrastructure peut être facilement réutilisée à une date
ultérieure pour offrir les mises à jour des paquets modifiés.
8.3.3 LES PAQUETS PERSONNALISéS ET APT
......................................
/live-build/ utilise apt pour installer tous les paquets dans le système live,
il héritera donc des comportements de ce logiciel. Un exemple pertinent est que
(en supposant une configuration par défaut), s'il y a un paquet disponible dans
deux dépôts différents avec des numéros de version différents, APT choisira
d'installer le paquet ayant le numéro de version le plus grand.
Pour cette raison, vous pouvez incrémenter le numéro de version dans les
fichiers debian/changelog de vos paquets personnalisés pour vous assurer que
votre version modifiée sera installée au lieu d'une autre provenant des dépôts
officiels Debian. Cela peut aussi être afait en modifiant les préférences d'APT
pinning dans le système live − voir APT pinning pour plus d'informations.
8.4 CONFIGURATION D'APT PENDANT LA CONSTRUCTION
...............................................
Vous pouvez configurer APT par un certain nombre d'options appliquées
uniquement pendant la construction. (La configuration d'APT utilisée dans le
système live en fonctionnement peut être configurée de façon normale pour un
système live, c'est-à-dire en incluant les configurations appropriées dans
config/includes.chroot/.) Pour une liste complète, regardez les options
commençant par apt dans la page de manuel de lb_config.
8.4.1 CHOISIR APT OU APTITUDE
.............................
Vous pouvez choisir d'utiliser soit /apt/, soit /aptitude/. Le choix du
logiciel utilisé dépend de l'argument --apt de lb config. Choisissez la méthode
ayant le comportement que vous préférez pour l'installation de paquets, la
différence notable étant la manière dont les paquets manquants sont traités.
* apt: Avec cette méthode, si un paquet manquant est indiqué, l'installation va
échouer. C'est le réglage par défaut.
* aptitude: Avec cette méthode, si un paquet manquant est indiqué,
l'installation va réussir.
8.4.2 UTILISATION D'UN PROXY AVEC APT
.....................................
Une configuration communément requise par APT est de gérer la construction
d'une image derrière un proxy. Vous pouvez indiquer votre proxy APT avec les
options --apt-ftp-proxy ou --apt-http-proxy si nécessaire, par exemple
$ lb config --apt-http-proxy http://proxy/
8.4.3 RéGLER APT POUR éCONOMISER DE L'ESPACE
............................................
Vous pouvez avoir besoin d'économiser de l'espace sur le support d'image,
auquel cas l'une ou l'autre ou les deux options suivantes peuvent être
d'intérêt.
Si vous ne voulez pas inclure les index d'APT dans l'image, vous pouvez les
omettre avec:
$ lb config --apt-indices false
Cela n'influencera pas les entrées dans /etc/apt/sources.list, mais seulement
le fait que /var/lib/apt contienne les fichiers index ou non. La contrepartie
est qu'APT a besoin de ces index afin d'opérer dans le système live. Par
conséquent, avant de procéder à apt-cache search ou apt-get install par
exemple, l'utilisateur doit faire apt-get update pour créer ces index.
Si vous trouvez que l'installation des paquets recommandés fait trop gonfler
votre image, à condition d'être prêt à faire face aux conséquences décrites
ci-dessous, vous pouvez désactiver l'option par défaut d'APT avec:
$ lb config --apt-recommends false
La conséquence la plus importante de la désactivation des recommandations est
que live-boot et live-config recommandent certains paquets qui fournissent des
fonctionnalités importantes utilisées par la plupart de configurations live,
telles que user-setup qui est recommandé par live-config qui est utilisé pour
créer l'utilisateur live. Sauf exception, vous aurez besoin de rajouter au
moins certaines de ces recommandationss à vos listes de paquets ou votre image
ne fonctionnera pas comme prévu, si elle fonctionne. Regardez les paquets
recommandés pour chacun des paquets live-* inclus dans votre construction et si
vous n'êtes pas sûr de pouvoir les omettre, ajoutez-les à nouveau dans vos
listes de paquets.
La conséquence la plus générale est que si vous n'installez pas les paquets
recommandés par un paquet, c'est-à-dire les «paquets qu'on trouverait avec
celui-ci dans toute installation standard» (Debian Policy Manual, section 7.2),
certains paquets dont vous avez vraiment besoin peuvent être omis. Par
conséquent, nous vous suggérons d'examiner la différence que la désactivation
des recommandations induit sur votre liste de paquets (voir le fichier
binary.packages généré par lb build) et incluez dans votre liste tous les
paquets manquants que vous souhaitez toujours installer. Alternativement, si
seulement un petit nombre de paquets que vous ne souhaitez pas est exclus,
laissez les recommandations activées et définissez une priorité APT pin
négative sur les paquets sélectionnés pour éviter les installer, comme expliqué
dans APT pinning.
8.4.4 PASSER DES OPTIONS à APT OU APTITUDE
..........................................
S'il n'y a pas d'option lb config pour modifier le comportement d'APT de la
façon dont vous avez besoin, utilisez --apt-options ou --aptitude-options pour
passer des options par le biais de l'outil APT configuré. Consultez les pages
de manuel apt et aptitude pour les détails. Notez que les deux options ont des
valeurs par défaut que vous aurez besoin de conserver en plus des remplacements
que vous pouvez fournir. Ainsi, par exemple, supposons que vous ayez inclus
quelque chose de snapshot.debian.org à des fins de test et que vous vouliez
indiquer Acquire::Check-Valid-Until=false pour satisfaire APT avec le fichier
Release obsolète. Vous le feriez comme dans l'exemple suivant, avec l'ajout de
la nouvelle option après la valeur par défaut --yes:
$ lb config --apt-options "--yes -oAcquire::Check-Valid-Until=false"
Veuillez lire attentivement les pages de manuel pour bien comprendre ces
options et quand les utiliser. Ce n'est qu'un exemple et ne doit pas être
interprété comme un conseil pour configurer votre image de cette façon. Par
exemple, cette option ne serait pas appropriée pour une version finale d'une
image live.
Pour les configurations plus compliquées concernant des options apt.conf, vous
pourriez vouloir créer un fichier config/apt/apt.conf. Consultez aussi les
autres options apt-* pour obtenir quelques raccourcis pratiques pour les
options fréquemment utilisées.
8.4.5 APT PINNING
.................
Pour plus de contexte, veuillez d'abord lire la page de manuel
apt_preferences(5). APT pinning peut être configuré soit pendant la
construction, soit pendant l'exécution. Dans le premier cas, créez
config/archives/*.pref, config/archives/*.pref.chroot, et
config/apt/preferences. Dans le second cas, créez
config/includes.chroot/etc/apt/preferences.
Imaginons que vous voulez construire un système live *jessie* mais qu'il faut
installer tous les paquets live qui finissent dans l'image binaire de *sid*
pendant la construction. Vous devez ajouter *sid* à votre fichier APT sources
et fixer tous les paquets live avec une priorité supérieure mais tous les
autres paquets avec une priorité inférieure à la priorité par défaut de sorte
que seuls les paquets que vous voulez soient installés à partir de *sid*
pendant la construction et que tous les autres viennent de la distribution du
système cible, *jessie*. Ce qui suit devrait accomplir cela:
$ echo "deb http://mirror/debian/ sid main" > config/archives/sid.list.chroot
$ cat >> config/archives/sid.pref.chroot << EOF
Package: live-*
Pin: release n=sid
Pin-Priority: 600
Package: *
Pin: release n=sid
Pin-Priority: 1
EOF
Une priorité pin négative évitera installer un paquet, comme dans le cas où
vous ne voudriez pas un paquet qui est recommandé par un autre paquet.
Supposons que vous construisiez une image LXDE en utilisant task-lxde-desktop
dans config/package-lists/desktop.list.chroot mais que vous ne vouliez pas que
l'utilisateur soit invité à stocker les mots de passe wifi dans le trousseau de
clés. Cette liste comprend /lxde-core/, qui recommande /gksu/, qui à son tour
recommande /gnome-keyring/. Donc, vous voulez omettre le paquet recommandé
/gnome-keyring/. Cela peut être fait en ajoutant ce qui suit à
config/apt/preferences:
Package: gnome-keyring
Pin: version *
Pin-Priority: -1
9. PERSONNALISATION DES CONTENUS
--------------------------------
Ce chapitre aborde la personnalisation fine des contenus du système live
au-delà du simple choix des paquets à inclure. Les inclusions vous permettent
d'ajouter ou de remplacer des fichiers arbitraires dans votre image du système
live, les hooks vous permettent d'exécuter des commandes arbitraires dans
différentes étapes de la construction et au démarrage et la préconfiguration
(preseeding) vous permet de configurer les paquets quand ils sont installés en
fournissant des réponses aux questions debconf.
9.1 INCLUDES
............
Bien qu'idéalement un système live comprendrait des fichiers entièrement
fournis par des paquets non modifiés, il peut être pratique de fournir ou de
modifier certains contenus par le biais de fichiers. Avec les «includes», il
est possible d'ajouter (ou remplacer) des fichiers arbitraires dans votre image
du système live. /live-build/ prévoit deux mécanismes pour leur utilisation:
* Chroot local includes: Ils vous permettent d'ajouter ou remplacer des
fichiers sur le système de fichiers chroot/Live. Veuillez consulter Live/chroot
local includes pour plus d'informations.
* Binary local includes: Ils vous permettent d'ajouter ou de remplacer des
fichiers dans l'image binaire. Veuillez consulter Binary local includes pour
plus d'informations.
Veuillez consulter les Termes pour plus d'informations sur la distinction entre
les images "Live" et "binary".
9.1.1 LIVE/CHROOT LOCAL INCLUDES
................................
Les chroot local includes peuvent être utilisés pour ajouter ou remplacer des
fichiers dans le système de fichiers chroot/Live afin qu'ils puissent être
utilisés dans le système Live. Une utilisation typique est de peupler
l'arborescence du répertoire de l'utilisateur (/etc/skel) utilisée par le
système live pour créer le répertoire home de l'utilisateur Live. Une autre est
de fournir des fichiers de configuration qui peuvent être simplement ajoutés ou
remplacés à l'image sans traitement, voir Live/chroot local hooks si le
traitement est nécessaire.
Pour inclure des fichiers, il suffit de les ajouter à votre répertoire
config/includes.chroot. Ce répertoire correspond au répertoire racine / du
système live. Par exemple, pour ajouter un fichier /var/www/index.html dans le
système live, utilisez:
$ mkdir -p config/includes.chroot/var/www
$ cp /path/to/my/index.html config/includes.chroot/var/www
Votre configuration aura alors le schéma suivant:
-- config
[...]
|-- includes.chroot
| `-- var
| `-- www
| `-- index.html
[...]
Les chroot local includes sont installés après l'installation de paquets de
sorte que les fichiers installés par les paquets sont remplacés.
9.1.2 BINARY LOCAL INCLUDES
...........................
Pour inclure des matériels tels que des documents ou des vidéos sur le système
de fichiers des supports, afin qu'ils soient accessibles dès l'insertion du
support sans démarrer le système live, vous pouvez utiliser binary local
includes. Cela fonctionne de façon similaire aux chroot local includes. Par
exemple, supposons que les fichiers ~/video_demo.* sont des vidéos de
démonstration du système live décrits par et liés par une page d'index HTML.
Copiez simplement le matériel dans config/includes.binary/ comme suit:
$ cp ~/video_demo.* config/includes.binary/
Ces fichiers apparaissent maintenant dans le répertoire racine du support live.
9.2 HOOKS
.........
Les hooks permettent l'exécution des commandes dans les étapes de la
construction chroot et binary afin de personnaliser l'image.
9.2.1 LIVE/CHROOT LOCAL HOOKS
.............................
Pour exécuter des commandes à l'étape chroot, créer un script hook avec le
suffixe .chroot contenant les commandes dans le répertoire config/hooks/. Le
hook s'exécutera dans le chroot après que le reste de votre configuration
chroot ait été appliqué, donc n'oubliez pas de vous assurer que votre
configuration inclut tous les paquets et les fichiers dont votre hook a besoin
pour fonctionner. Consultez les exemples de scripts chroot hook pour diverses
tâches courantes de personnalisation chroot fournis dans
/usr/share/doc/live-build/examples/hooks que vous pouvez copier ou faire un
lien symbolique pour les utiliser dans votre propre configuration.
9.2.2 HOOKS PENDANT LE DéMARRAGE
................................
Pour exécuter des commandes pendant le démarrage, vous pouvez fournir
/live-config/ hooks comme expliqué dans la section "Personnalisation" de sa
page de manuel. Examinez les hooks de /live-config/ fournis dans
/lib/live/config/, en notant les numéros de séquence. Fournissez ensuite votre
propre hook précédé d'un numéro de séquence appropriée, soit comme un chroot
local include dans config/includes.chroot/lib/live/config/, soit comme un
paquet personnalisé tel que discuté dans Installation des paquets modifiés ou
de tiers.
9.2.3 BINARY LOCAL HOOKS
........................
Pour exécuter des commandes à l'étape binaire, créez un script hook avec le
suffixe .binary contenant les commandes dans le répertoire config/hooks/. Le
hook sera exécuté après toutes les autres commandes binaires, mais avant
binary_checksums, la dernière commande binaire. Les commandes de votre hook ne
s'exécutent pas dans le chroot, afin de prendre soin de ne pas modifier les
fichiers en dehors de l'arbre de construction, ou vous pourriez endommager
votre système de construction! Consultez les exemples de scripts de binary hook
pour diverses tâches courantes de personnalisation binaires fournis dans
/usr/share/doc/live-build/examples/hooks que vous pouvez copier ou lier
symboliquement pour les utiliser dans votre propre configuration.
9.3 PRéCONFIGURER QUESTIONS DE DEBCONF
......................................
Les fichiers dans le répertoire config/preseed/ avec le suffixe .cfg suivis de
l'étape (.chroot or .binary) sont considérés comme des fichiers de
préconfiguration debconf et sont installés par /live-build/ en utilisant
debconf-set-selections.
Pour plus d'informations sur debconf, veuillez consulter debconf(7) dans le
paquet /debconf/.
10. PERSONNALISATION DES COMPORTEMENTS PENDANT L'EXéCUTION
----------------------------------------------------------
Toute la configuration qui est faite pendant l'exécution est faite par
/live-config/. Voici quelques options parmi les plus courantes de /live-config/
qui peuvent intéresser les utilisateurs. Une liste complète de toutes les
possibilités peut être trouvée dans la page de manuel de /live-config/.
10.1 PERSONNALISATION DE L'UTILISATEUR LIVE
...........................................
Une considération importante est que l'utilisateur live est créé par
/live-boot/ au démarrage, non pas par /live-config/ pendant la construction.
Cela influence non seulement l'emplacement où les documents relatifs à
l'utilisateur live sont introduits dans la construction, tel que discuté dans
Live/chroot local includes, mais aussi tous les groupes et autorisations
associés à l'utilisateur live.
Vous pouvez indiquer d'autres groupes pour l'utilisateur live en utilisant une
des possibilités pour configurer /live-config/. Par exemple, pour ajouter
l'utilisateur live au groupe fuse, vous pouvez ajouter le fichier suivant dans
config/includes.chroot/etc/live/config/user-setup.conf:
LIVE_USER_DEFAULT_GROUPS="audio cdrom dip floppy video plugdev netdev powerdev scanner bluetooth fuse"
ou utiliser
live-config.user-default-groups=audio,cdrom,dip,floppy,video,plugdev,netdev,powerdev,scanner,bluetooth,fuse
comme paramètre d'amorçage.
Il est également possible de changer le nom de l'utilisateur par défaut «user»
et du mot de passe par défaut «live». Si vous voulez faire cela, vous pouvez le
faire facilement comme suit:
Pour modifier le nom de l'utilisateur par défaut, vous pouvez simplement
l'indiquer dans votre configuration:
$ lb config --bootappend-live "boot=live config username=live-user"
Une façon possible de changer le mot de passe par défaut est d'utiliser un hook
comme décrit dans Hooks pendant le démarrage. Pour ce faire vous pouvez
utiliser le hook "passwd" de /usr/share/doc/live-config/examples/hooks, ajouter
un préfixe correct (par exemple 2000-passwd) et l'ajouter à
config/includes.chroot/lib/live/config/
10.2 PERSONNALISATION DES PARAMèTRES RéGIONAUX ET DE LA LANGUE
..............................................................
Au démarrage du système live, la langue est impliquée dans deux étapes:
* la génération des paramètres régionaux
* le réglage de la disposition du clavier
Les paramètres régionaux par défaut pendant la construction d'un système Live
sont locales=en_US.UTF-8. Pour définir les paramètres régionaux qui doivent
être générés, utilisez le paramètre locales dans l'option --bootappend-live de
lb config, par exemple
$ lb config --bootappend-live "boot=live config locales=de_CH.UTF-8"
Plusieurs paramètres régionaux peuvent être indiqués dans une liste séparée par
des virgules.
Ce paramètre, ainsi que les paramètres de configuration du clavier indiqués
ci-dessous, peut également être utilisé sur la ligne de commande du noyau. On
peut indiquer des paramètres régionaux avec language_country (dans ce cas, le
codage par défaut est utilisé) ou l'expression complète
language_country.encoding. Une liste des paramètres régionaux et le codage pour
chacun peuvent être trouvés dans /usr/share/i18n/SUPPORTED.
La configuration du clavier pour la console et pour X est faite par live-config
en utilisant le paquet console-setup. Pour les configurer, utilisez les
paramètres de démarrage keyboard-layouts, keyboard-variants, keyboard-options
et keyboard-model avec l'option --bootappend-live. On peut trouver les options
valides dans /usr/share/X11/xkb/rules/base.lst. Pour trouver les dispositions
et les variantes correspondantes à une langue, essayez de rechercher le nom
anglais de la nation où la langue est parlée, par exemple:
$ egrep -i '(^!|german.*switzerland)' /usr/share/X11/xkb/rules/base.lst
! model
! layout
ch German (Switzerland)
! variant
legacy ch: German (Switzerland, legacy)
de_nodeadkeys ch: German (Switzerland, eliminate dead keys)
de_sundeadkeys ch: German (Switzerland, Sun dead keys)
de_mac ch: German (Switzerland, Macintosh)
! option
Chaque variante présente une description de la disposition appliquée.
Souvent, seule la disposition doit être configurée. Par exemple, pour obtenir
les fichiers des paramètres régionaux de l'allemand et la disposition du
clavier suisse allemand dans X, utilisez:
$ lb config --bootappend-live "boot=live config locales=de_CH.UTF-8 keyboard-layouts=ch"
Toutefois, pour les cas d'utilisation très spécifiques, on peut inclure
d'autres paramètres. Par exemple, pour mettre en place un système français avec
une disposition French-Dvorak (Bépo) avec un clavier USB TypeMatrix EZ-Reach
2030, utilisez:
$ lb config --bootappend-live \
"boot=live config locales=fr_FR.UTF-8 keyboard-layouts=fr keyboard-variants=bepo keyboard-model=tm2030usb"
Plusieurs valeurs peuvent être indiquées dans des listes séparées par des
virgules pour chacune des options keyboard-*, à l'exception de keyboard-model
qui accepte une seule valeur. Veuillez consulter la page de manuel keyboard(5)
pour plus de détails et des exemples des variables XKBMODEL, XKBLAYOUT,
XKBVARIANT et XKBOPTIONS. Si plusieurs valeurs keyboard-variants sont données,
elles seront jumelées une à une avec les valeurs keyboard-layouts (voir
setxkbmap(1) option -variant). On peut utiliser des valeurs vides; par exemple
pour régler deux dispositions, une par défaut US QWERTY et l'autre US Dvorak,
utilisez:
$ lb config --bootappend-live \
"boot=live config keyboard-layouts=us,us keyboard-variants=,dvorak"
10.3 PERSISTANCE
................
Le paradigme d'un Live CD est d'être un système pré-installé qui amorce sur un
support en lecture seule, comme un cdrom, où les données et les modifications
ne survivent pas aux redémarrages du matériel hôte qui l'exécute.
Un système live est une généralisation de ce paradigme et gère ainsi d'autres
supports en plus de CDs. Malgré tout, dans son comportement par défaut, il doit
être considéré en lecture seule et toutes les évolutions pendant l'exécution du
système sont perdues à l'arrêt.
La «persistance» est un nom commun pour les différents types de solutions pour
sauver, après un redémarrage, certaines ou toutes les données, de cette
évolution pendant l'exécution du système. Pour comprendre comment cela
fonctionne, il peut être utile de savoir que même si le système est démarré et
exécuté à partir d'un support en lecture seule, les modifications des fichiers
et répertoires sont écrites sur des supports inscriptibles, typiquement un
disque ram (tmpfs) et les données des disques RAM ne survivent pas à un
redémarrage.
Les données stockées sur ce disque virtuel doivent être enregistrées sur un
support inscriptible persistant comme un support de stockage local, un partage
réseau ou même une séance d'un CD/DVD multisession (ré)inscriptible. Tous ces
supports sont pris en charge dans les systèmes live de différentes manières, et
tous, à part le dernier, nécessitent un paramètre d'amorçage spécial à préciser
au moment du démarrage: persistence.
Si le paramètre de démarrage persistence est réglé (et nopersistence n'est pas
utilisé), les supports de stockage locaux (par exemple les disques durs, clés
USB) seront examinés pour trouver des volumes persistants pendant le démarrage.
Il est possible de limiter les types de volumes persistants à utiliser en
indiquant certains paramètres de démarrage décrits dans la page de manuel
/live-boot/(7). Un volume persistant est un des éléments suivants:
* une partition, identifiée par son nom GPT.
* un système de fichiers, identifié par son étiquette de système de fichiers.
* un fichier image situé sur la racine d'un système de fichiers en lecture
(même une partition NTFS d'un système d'exploitation étranger), identifié par
son nom de fichier.
L'étiquette du volume pour les overlays doit être persistence mais elle sera
ignorée à moins de contenir dans sa racine un fichier nommé persistence.conf
qui est utilisé pour personnaliser entièrement la persistance du volume,
c'est-à-dire indiquer les répertoires que vous voulez sauvegarder dans votre
volume de persistance après un redémarrage. Voir Le fichier persistence.conf
pour plus de détails.
Voici quelques exemples montrant comment préparer un volume à utiliser pour la
persistance. Cela peut être, par exemple, une partition ext4 sur un disque dur
ou sur une clé usb créée avec:
# mkfs.ext4 -L persistence /dev/sdb1
Voir aussi Utilisation de l'espace disponible sur une clé USB.
Si vous avez déjà une partition sur votre périphérique, vous pouvez simplement
modifier l'étiquette avec l'un des exemples suivants:
# tune2fs -L persistence /dev/sdb1 # for ext2,3,4 filesystems
Voici un exemple montrant comment créer un fichier image avec un système de
fichiers ext4 pour être utilisé pour la persistance:
$ dd if=/dev/null of=persistence bs=1 count=0 seek=1G # for a 1GB sized image file
$ /sbin/mkfs.ext4 -F persistence
Une fois que le fichier image est créé, à titre d'exemple, pour rendre /usr
persistant mais seulement enregistrer les modifications que vous apportez à ce
répertoire et non pas tout le contenu de /usr, vous pouvez utiliser l'option
«union». Si le fichier image se trouve dans votre répertoire personnel,
copiez-le à la racine du système de fichiers de votre disque dur et montez-le
dans /mnt comme suit:
# cp persistence /
# mount -t ext4 /persistence /mnt
Ensuite, créez le fichier persistence.conf ajoutant du contenu et démontez le
fichier image.
# echo "/usr union" >> /mnt/persistence.conf
# umount /mnt
Maintenant, redémarrez dans votre support live avec le paramètre de démarrage
"persistence".
10.3.1 LE FICHIER PERSISTENCE.CONF
..................................
Un volume ayant l'étiquette persistence doit être configuré avec un fichier
persistence.conf pour créer des répertoires persistants arbitraires. Ce
fichier, situé sur le système de fichiers racine du volume, contrôle quels
répertoires il rend persistants, et de quelle manière.
La façon de configurer les montages overlays est décrite en détail dans la page
de manuel persistence.conf(5), mais un simple exemple devrait suffire pour la
plupart des utilisations. Imaginons que nous voulions rendre notre répertoire
personnel et APT cache persistants dans un système de fichiers ext4 sur la
partition /dev/sdb1:
# mkfs.ext4 -L persistence /dev/sdb1
# mount -t ext4 /dev/sdb1 /mnt
# echo "/home" >> /mnt/persistence.conf
# echo "/var/cache/apt" >> /mnt/persistence.conf
# umount /mnt
Puis nous redémarrons. Lors du premier démarrage, les contenus du /home et
/var/cache/apt seront copiés dans le volume persistant. À partir de ce moment,
tous les changements dans ces répertoires seront stockés dans le volume
persistant. Veuiller remarquer que les chemins répertoriés dans le fichier
persistence.conf ne peuvent pas contenir d'espaces ou d'éléments spéciaux . et
... En outre, ni /lib, /lib/live (ou un de leurs sous-répertoires), ni / ne
peuvent être rendus persistants en utilisant des montages personnalisés. Comme
solution à cette limitation, vous pouvez ajouter / union à votre fichier
persistence.conf pour obtenir une persistance complète.
10.3.2 UTILISATION DE PLUSIEURS DISPOSITIFS DE PERSISTANCE
..........................................................
Il existe différentes méthodes d'utilisation de multiples dispositifs de
persistance pour les différents cas d'utilisation. Par exemple, utiliser
plusieurs dispositifs à la fois ou en sélectionner un seul, entre plusieurs, à
des fins très spécifiques.
Plusieurs volumes overlays différents (avec leurs propres fichiers
persistence.conf) peuvent être utilisés au même temps, mais si plusieurs
volumes rendent le même répertoire persistant, un seul d'entre eux sera
utilisé. Si les deux sont «imbriqués» (un est un sous-répertoire de l'autre) le
premier sera monté avant le second de sorte qu'aucun ne sera caché par l'autre.
Monter des éléments personnalisés imbriqués est problématique s'ils sont
énumérés dans le même fichier persistence.conf. Voir la page de manuel
persistence.conf(5) pour savoir comment gérer ce cas si vous en avez vraiment
besoin (remarque: ce n'est généralement pas le cas).
Un cas d'utilisation possible: Si vous souhaitez stocker les données de
l'utilisateur, c'est-à-dire /home et les données du superutilisateur,
c'est-à-dire /root dans des partitions différentes, créer deux partitions avec
l'étiquette persistence et ajouter un fichier persistence.conf dans chacun
comme ça # echo "/home" > persistence.conf pour la première partition qui
permettra de sauver les fichiers de l'utilisateur et # echo "/root" >
persistence.conf pour la seconde partition qui permettra de stocker les
fichiers du superutilisateur. Enfin, utiliser le paramètre d'amorçage
persistence.
Si un utilisateur a besoin de stockages persistants multiples du même type pour
différents endroits ou essais, tel que private et work, le paramètre de
démarrage persistence-label utilisé en conjonction avec le paramètre de
démarrage persistence permettra de multiples mais uniques supports persistants.
Dans le cas où un utilisateur voudrait utiliser une partition persistante
étiquetée private, pour des données personelles comme les marque-pages du
navigateur ou d'autres types, il utiliserait les paramètres de démarrage:
persistence persistence-label=private. Et pour stocker des données liées au
travail, comme des documents, des projets de recherche ou d'autres types, il
utiliserait les paramètres de démarrage: persistence persistence-label=work.
Il est important de se rappeler que chacun de ces volumes, private et work, a
également besoin d'un fichier persistence.conf dans sa racine. La page de
manuel /live-boot/ contient plus d'informations sur la façon d'utiliser ces
étiquettes avec des noms ancients.
11. PERSONNALISATION DE L'IMAGE BINAIRE
---------------------------------------
11.1 CHARGEURS D'AMORçAGE
.........................
/live-build/ utilise /syslinux/ et certains de ses dérivés (selon le type
d'image) comme chargeurs d'amorçage par défaut. Vous pouvez facilement les
personnaliser pour répondre à vos besoins.
Pour utiliser un thème complet, copiez /usr/share/live/build/bootloaders dans
config/bootloaders et modifiez les fichiers là. Si vous ne voulez pas modifier
toutes les configurations du chargeur d'amorçage prises en charge, il suffit de
fournir une copie locale personnalisée d'un des chargeurs, par exemple copiez
la configuration d'*isolinux* dans config/bootloaders/isolinux, selon votre cas
d'utilisation.
Il y a beaucoup de possibilités quand il s'agit de faire des changements. Par
exemple, les dérivés de syslinux sont configurés par défaut avec un timeout de
0 (zéro), ce qui signifie qu'ils se mettront en pause indéfiniment à leur écran
de démarrage jusqu'à ce que vous pressiez une touche.
Pour modifier le délai de démarrage d'une image iso-hybrid, vous pouvez
modifier un fichier *isolinux.cfg* en précisant le timeout dans les unités de
1/10 secondes. Un *isolinux.cfg* modifié pour démarrer cinq secondes plus tard
serait semblable à ceci:
include menu.cfg
default vesamenu.c32
prompt 0
timeout 50
Si vous souhaitez utiliser une image de fond personnalisée qui sera affichée
avec le menu de démarrage, ajouter une image splash.png de 640x480 pixels.
11.2 MéTADONNéES ISO
....................
En créant une image binaire ISO9660, vous pouvez utiliser les options suivantes
pour ajouter différentes métadonnées textuelles pour votre image. Cela peut
vous aider à facilement identifier la version ou la configuration d'une image
sans la démarrer.
* LB_ISO_APPLICATION/--iso-application NAME: Cela devrait décrire l'application
qui sera sur l'image. Le nombre maximum de caractères pour ce champ est 128.
* LB_ISO_PREPARER/--iso-preparer NAME: Cela devrait décrire le préparateur de
l'image, généralement avec certains détails de contact. Le défaut de cette
option est la version de /live-build/ que vous utilisez, ce qui peut faciliter
le débogage plus tard. Le nombre maximum de caractères pour ce champ est 128.
* LB_ISO_PUBLISHER/--iso-publisher NAME: Ce doit décrire l'éditeur de l'image,
généralement avec certains détails de contact. Le nombre maximum de caractères
pour ce champ est 128.
* LB_ISO_VOLUME/--iso-volume NAME: Cela devrait indiquer l'ID de volume de
l'image. Il est utilisé comme une étiquette visible par l'utilisateur sur
certaines plateformes comme Windows et Apple Mac OS. Le nombre maximum de
caractères pour ce champ est 128.
12. PERSONNALISATION DU CONTENU POUR L'INSTALLATEUR DEBIAN
----------------------------------------------------------
Les images des systèmes live peuvent être intégrées avec l'installateur Debian.
Il y a un certain nombre de types d'installation différents, variant en
fonction de ce qui est inclus et de la façon dont fonctionne l'installateur.
Veuillez noter l'utilisation prudente des lettres majuscules pour désigner
«l'Installateur Debian» dans cette section - lorsqu'il est utilisé comme cela,
nous faisons explicitement référence à l'installateur officiel pour le système
Debian. On le voit souvent abrégé en «d-i».
12.1 TYPES D'INSTALLATEUR DEBIAN
................................
Les trois principaux types de programme d'installation sont:
*Installateur Debian «Normal»*: C'est une image du système live avec un noyau
et initrd séparés qui (lorsqu'ils sont sélectionnés à partir du chargeur
d'amorçage approprié) se lancent dans une instance d'installateur Debian
standard, exactement comme si vous aviez téléchargé une image de CD de Debian
et l'aviez démarrée. Les images contenant un système live et un installateur
indépendant sont souvent appelées «images combinées».
Sur ces images, Debian est installé par l'extraction et l'installation de
paquets .deb à l'aide de /debootstrap/, à partir des supports locaux ou du
réseau, résultant en un système Debian par défaut installé sur le disque dur.
Tout ce processus peut être préconfiguré et personnalisé d'un certain nombre de
façons. Consultez les pages correspondantes dans le manuel de l'Installateur
Debian pour plus d'informations. Une fois que vous avez un fichier de
préconfiguration qui fonctionne, /live-build/ peut automatiquement l'ajouter à
l'image et l'activer pour vous.
*Installateur Debian "Live" *: C'est une image du système live avec un noyau et
initrd séparés qui (lorsqu'ils sont sélectionnés à partir du chargeur
d'amorçage approprié) se lancent dans une instance de l'installateur Debian.
L'installation continue de manière identique à l'installation «normale» décrite
ci-dessus, mais à l'étape de l'installation des paquets, au lieu d'utiliser
/debootstrap/ pour aller chercher et installer des paquets, l'image du système
de fichiers live est copiée vers la cible. Ce résultat est obtenu avec un udeb
spécial appelé /live-installer/.
Après cette étape, l'installateur Debian continue normalement, en installant et
configurant des éléments tels que les chargeurs d'amorçage et les utilisateurs
locaux, etc.
*Remarque:* Pour prendre en charge les deux options − installateur normal et
live − dans le chargeur d'amorçage du même support live, vous devez désactiver
/live-installer/ en utilisant la préconfiguration live-installer/enable=false.
*Installateur Debian "de bureau"*: Indépendamment du type d'installateur Debian
inclus, d-i peut être lancé à partir du bureau en cliquant sur une icône, ce
qui est plus facile à utiliser dans certaines situations. Pour pouvoir en faire
usage, le paquet /debian-installer-launcher/ doit être inclus.
Notez que, par défaut, /live-build/ n'inclut pas les images de l'installateur
Debian dans les images, il doit être spécifiquement activé avec lb config. De
même, veuillez noter que pour que l'installateur "de bureau" fonctionne, le
noyau du système live doit correspondre au noyau que d-i utilise pour
l'architecture indiquée. Par exemple:
$ lb config --architectures i386 --linux-flavours 486 \
--debian-installer live
$ echo debian-installer-launcher >> config/package-lists/my.list.chroot
12.2 PERSONNALISATION DE L'INSTALLATEUR DEBIAN PAR PRéCONFIGURATION
...................................................................
Comme décrit dans le manuel de Debian Installer, appendice B sur
, «La préconfiguration est
une façon de donner des réponses aux questions posées pendant le processus
d'installation, sans avoir à entrer manuellement les réponses alors que
l'installation est en marche. Cela permet d'automatiser entièrement la plupart
des types d'installation et elle offre certaines fonctionnalités que ne sont
pas disponibles pendant les installations normales ». Ce type de
personnalisation se fait mieux avec /live-build/ en plaçant la configuration
dans un fichier preseed.cfg inclus dans config/debian-installer/. Par exemple,
pour préconfigurer les paramètres régionaux pour en_US:
$ echo "d-i debian-installer/locale string en_US" \
>> config/debian-installer/preseed.cfg
12.3 PERSONNALISATION DE CONTENU POUR L'INSTALLATEUR DEBIAN
...........................................................
À des fins expérimentales ou de débogage, vous pouvez inclure des paquets udeb
d-i construits localement. Placez-les dans config/packages.binary/ pour les
inclure dans l'image. Plusieurs fichiers supplémentaires ou de remplacement et
plusieurs répertoires peuvent aussi être inclus dans l'initrd de
l'installateur, d'une manière similaire à Live/chroot local includes en plaçant
le contenu dans config/includes.debian-installer/.
PROJET
======
13. CONTRIBUER AU PROJET
------------------------
Lorsque vous soumettez une contribution, veuillez indiquer clairement le
copyright et inclure toute mention légale relative à la licence. Notez que pour
être acceptée, la contribution doit être déposée sous la même licence que le
reste du document, c'est-à-dire la GPL version 3 ou ultérieure.
Les contributions au projet, comme les traductions et les correctifs, sont
bienvenues. Les livraisons au dépôt sont possibles pour tout le monde,
cependant, nous vous demandons d'envoyer les changements importants sur la
liste de diffusion au préalable. Veuillez consulter Contacter pour plus
d'informations.
Le projet Live Systems utilise Git en tant que système de contrôle de version
et de gestion du code source. Comme expliqué dans Dépôts Git il existe deux
branches de développement principales: *debian* et *debian-next*. Tout le monde
peut faire des livraisons aux branches debian-next des dépôts /live-boot/,
/live-build/, /live-config/, /live-images/, /live-manual/ et /live-tools/.
Cependant, il y a certaines restrictions. Le serveur rejette:
* Push non fast-forward.
* Commits merge.
* Ajout ou suppression d'étiquettes ou des branches.
Même si toutes les livraisons pourraient être révisées, nous vous demandons
d'utiliser votre bon sens et de faire bonnes livraisons avec de bons messages
de livraison.
* Veuillez écrire les commentaires de livraison à l'aide de phrases complètes,
en commençant par une majuscule et en terminant par un point, et avec la forme
'Fixing/Adding/Removing/Correcting/Translating/...'.
* Écrivez de bons messages de livraison. La première ligne doit être un résumé
précis du contenu du commit qui sera inclus dans le changelog. Si vous avez
besoin de faire quelques explications supplémentaires, écrivez-les au-dessous
en laissant une ligne vide après la première, puis une autre ligne vide après
chaque paragraphe. Les lignes des paragraphes ne doivent pas dépasser 80
caractères.
* Faites des livraisons de façon atomique, c'est-à-dire, ne mélangez pas des
choses sans liens entre elles dans la même livraison. Faites un commit
différent pour chaque modification que vous apportez.
13.1 FAIRE DES CHANGEMENTS
..........................
Afin de faire un push sur les dépôts, vous devez suivre la procédure suivante.
Ici, nous utilisons /live-manual/ comme un exemple pour le remplacer par le nom
du dépôt dans lequel vous souhaitez travailler. Pour plus d'informations sur la
façon de modifier /live-manual/, consultez Contribuer à ce document.
* Téléchargez la clé publique:
$ mkdir -p ~/.ssh/keys
$ wget http://live-systems.org/other/keys/git@live-systems.org -O ~/.ssh/keys/git@live-systems.org
$ wget http://live-systems.org/other/keys/git@live-systems.org.pub -O ~/.ssh/keys/git@live-systems.org.pub
$ chmod 0600 ~/.ssh/keys/git@live-systems.org*
* Ajoutez la section suivante à votre configuration openssh-client:
$ cat >> ~/.ssh/config << EOF
Host live-systems.org
Hostname live-systems.org
User git
IdentityFile ~/.ssh/keys/git@live-systems.org
EOF
* Clonez /live-manual/ avec ssh:
$ git clone git@live-systems.org:/live-manual.git
$ cd live-manual && git checkout debian-next
* Assurez-vous d'avoir renseignés les champs d'auteur et d'email dans Git:
$ git config user.name "John Doe"
$ git config user.email john@example.org
*Important:* Rappelez-vous que vous devez livrer les changements sur la branche
*debian-next*.
* Effectuez vos modifications. Dans cet exemple, vous devriez commencer par
écrire une nouvelle section traitant l'application des correctifs et ensuite
préparer l'ajout des fichiers et écrire le message de livraison comme ceci:
$ git commit -a -m "Adding a section on applying patches."
* Envoyez votre commit au serveur:
$ git push
14. SIGNALER DES BOGUES
-----------------------
Les systèmes live sont loin d'être parfaits, mais nous voulons les rendre aussi
parfaits que possible − avec votre aide. N'hésitez pas à signaler un bogue. Il
est préférable de remplir un rapport deux fois plus que jamais. Toutefois, ce
chapitre contient des recommandations pour présenter de bons rapports de
bogues.
Pour les impatients:
* Commencez toujours par vérifier les mises à jour du statut de l'image sur
notre page d'accueil pour voir les problèmes connus.
* Toujours essayer de reproduire le bogue avec *les versions les plus récentes*
de /live-build/, /live-boot/, /live-config/ et /live-tools/ avant de présenter
un rapport de bogue.
* Essayez de donner des informations aussi précises que possible sur le bogue.
Cela comprend (au moins) la version de /live-build/, /live-boot/, /live-config/
et /live-tools/, de la distribution utilisée et du système live que vous
construisez.
14.1 PROBLèMES CONNUS
.....................
Puisque les distributions Debian *testing* et Debian *unstable* sont des cibles
mouvantes, quand vous les indiquez comme distributions du système cible, une
construction avec succès n'est pas toujours possible.
Si cela vous pose trop de difficulté, ne construisez pas un système basé sur
*testing* ou *unstable*, mais utilisez plutôt *stable*. /live-build/ utilise
toujours la version *stable* par défaut.
Les problèmes connus sont énumérés dans la section «statut» sur notre page
.
Le sujet de ce manuel n'est pas de vous former à identifier et corriger
correctement les problèmes dans les paquets des distributions de développement.
Cependant, il y a deux choses que vous pouvez toujours essayer: Si une
construction échoue lorsque la distribution cible est *testing*, essayez
*unstable*. Si *unstable* ne fonctionne pas non plus, revenez à *testing* et
fixez la nouvelle version du paquet qui échoue de *unstable* (voir APT pinning
pour plus de détails).
14.2 RECONSTRUIRE à PARTIR DE ZéRO
..................................
Afin de vous assurer qu'un bogue en particulier n'est pas causé par un système
mal construit, veuillez toujours reconstruire l'ensemble du système live à
partir de zéro pour voir si le bogue est reproductible.
14.3 UTILISER DES PAQUETS MIS à JOUR
....................................
L'utilisation de paquets obsolètes peut causer des problèmes importants en
essayant de reproduire (et finalement régler) votre problème. Assurez-vous que
votre système de construction est mis à jour et tous les paquets inclus dans
votre image sont mis à jour aussi.
14.4 RECUEILLIR L'INFORMATION
.............................
Veuillez fournir assez d'informations avec votre rapport. Incluez au moins la
version exacte de /live-build/ où le bogue est rencontré et les mesures pour le
reproduire. Veuillez utiliser votre bon sens et incluez d'autres renseignements
pertinents, si vous pensez que cela pourrait aider à résoudre le problème.
Pour tirer le meilleur parti de votre rapport de bogue, nous avons au moins
besoin des informations suivantes:
* L'architecture du système hôte
* Version de /live-build/ sur le système hôte
* Version de /debootstrap/ et/ou /cdebootstrap/ sur le système hôte
* L'architecture du système live
* Répartition du système live
* Version de /live-boot/ sur le système live
* Version de /live-config/ sur le système live
* Version de /live-tools/ sur le système live
Vous pouvez générer un journal du processus de construction en utilisant la
commande tee. Nous recommandons de faire cela automatiquement avec un script
auto/build (voir Gestion d'une configuration pour les détails).
# lb build 2>&1 | tee build.log
Au démarrage, /live-boot/ et /live-config/ stockent un journal dans
/var/log/live/boot.log. Vérifiez-les pour des messages d'erreur.
Par ailleurs, pour écarter d'autres erreurs, c'est toujours une bonne idée de
faire un tar de votre répertoire config/ et de le télécharger quelque part (*ne
pas* l'envoyer en pièce jointe à la liste de diffusion), de sorte que nous
puissions essayer de reproduire les erreurs que vous rencontrez. Si cela est
difficile (en raison par exemple de la taille) vous pouvez utiliser la sortie
de lb config --dump qui produit un résumé de votre arbre de config
(c'est-à-dire les listes des fichiers dans les sous-répertoires de config/ mais
ne les inclut pas).
N'oubliez pas d'envoyer tous les journaux produits avec les paramètres
régionaux anglais. Par exemple, exécutez vos commandes /live-build/ précédées
par LC_ALL=C ou LC_ALL=en_US.
14.5 ISOLER LE CAS QUI éCHOUE, SI POSSIBLE
..........................................
Si possible, isolez le cas qui échoue au plus petit changement possible. Il
n'est pas toujours facile de faire cela, donc si vous ne pouvez pas le gérer
pour votre rapport, ne vous inquiétez pas. Toutefois, si vous planifiez
bienvotre cycle de développement, en utilisant de petits ensembles de
changements par itération, vous pourriez être capable d'isoler le problème en
construisant une configuration simple «base» qui correspond étroitement à la
configuration réelle avec seulement le changement cassé ajouté. S'il est
difficile de trier vos modifications qui cassent, il est possible que vous
incluiez trop dans chaque ensemble de modifications et vous devriez développer
en petits incréments.
14.6 UTILISER LE PAQUET ADéQUAT POUR RAPPORTER UN BOGUE
.......................................................
Si vous ne savez pas quel composant est responsable du bogue ou si le bogue est
un bogue général concernant les systèmes live, vous pouvez remplir un rapport
de bogue sur le pseudo-paquet debian-live.
Toutefois, nous apprécierions que vous essayiez de le réduire en fonction de
l'endroit où le bogue apparaît.
14.6.1 PENDANT CONSTRUCTION DURANT L'AMORçAGE
.............................................
/live-build/ amorce d'abord un système Debian de base avec /debootstrap/ ou
/cdebootstrap/. Selon l'outil d'amorçage utilisé et de la distribution Debian,
il peut échouer. Si un bogue apparaît ici, vérifiez si l'erreur est liée à un
paquet Debian spécifique (plus probable), ou si elle est liée à l'outil
d'amorçage lui-même.
Dans les deux cas, ce n'est pas un bogue dans le système live, mais plutôt dans
Debian lui-même que probablement nous ne pouvons pas le résoudre directement.
Veuillez signaler un bogue sur l'outil d'amorçage ou du paquet défaillant.
14.6.2 PENDANT LA CONSTRUCTION DURANT L'INSTALLATION DE PAQUETS
...............................................................
/live-build/ installe des paquets supplémentaires de l'archive Debian et en
fonction de la distribution Debian utilisée et l'état quotidien de l'archive,
il peut échouer. Si un bogue apparaît ici, vérifiez si l'erreur est également
reproductible sur un système normal.
Si c'est le cas, ce n'est pas un bogue dans le système live, mais plutôt dans
Debian − veuillez envoyer le rapport sur le paquet défaillant. L'exécution de
/debootstrap/ séparément du système de construction ou l'exécution de lb
bootstrap --debug vous donnera plus d'informations.
Aussi, si vous utilisez un miroir local et/ou un proxy et vous rencontrez un
problème, veuillez toujours le reproduire en amorçant d'abord sur un miroir
officiel.
14.6.3 PENDANT LE DéMARRAGE
...........................
Si votre image ne démarre pas, veuillez le signaler à la liste de diffusion
avec les informations demandées dans Recueillir l'information. N'oubliez pas de
mentionner, comment/quand l'image a échoué, soit en virtualisation ou sur du
matériel réel. Si vous utilisez une technologie de virtualisation de quelconque
sorte, veuillez toujours tester sur du matériel réel avant de signaler un
bogue. Fournir une copie d'écran de l'échec est également très utile.
14.6.4 PENDANT L'EXéCUTION
..........................
Si un paquet a été installé avec succès, mais qu'il échoue lors de l'exécution
du système Live, il s'agit probablement d'un bogue dans le système live.
Cependant:
14.7 EFFECTUER UNE RECHERCHE
............................
Avant de présenter le bogue, veuillez rechercher sur le web le message d'erreur
ou un symptôme particulier que vous obtenez. Comme il est hautement improbable
que vous soyez la seule personne faisant l'expérience d'un problème
particulier, il y a toujours une chance qu'il ait été discuté ailleurs, et
qu'une solution possible, un correctif, ou une solution de contournement ait
été proposés.
Vous devez prêter une attention particulière à la liste de diffusion du système
live, ainsi qu'à la page d'accueil, car elles sont susceptibles de contenir des
informations à jour. Si ces informations existent, incluez toujours les
références au sein de vos rapports de bogues.
En outre, vous devriez vérifier les listes de bogues en cours de /live-build/,
/live-boot/, /live-config/ et /live-tools/ pour voir si quelque chose de
semblable n'a pas déjà été signalée.
14.8 Où RAPPORTER LES BOGUES
............................
Le projet Live Systems conserve la trace de tous les bogues dans le système de
suivi des bogues (BTS). Pour plus d'informations sur la façon d'utiliser le
système, veuillez consulter . Vous pouvez également
soumettre les bogues en utilisant la commande reportbug du paquet du même nom.
En général, vous devez signaler les erreurs de construction contre le paquet
/live-build/, les erreurs lors du démarrage contre /live-boot/, et les erreurs
d'exécution contre /live-config/. Si vous n'êtes pas sûr du paquet approprié ou
si vous avez besoin d'aide avant de soumettre un rapport de bogue, veuillez
signaler le bogue contre le pseudo-paquet debian-live. Nous le réattribuerons
s'il y a lieu.
Veuillez noter que les bogues trouvés dans les distributions dérivées de Debian
(comme Ubuntu et autres) *ne* doivent *pas* être rapportés au BTS de Debian,
sauf s'ils peuvent être également reproduits sur un système Debian en utilisant
les paquets Debian officiels.
15. STYLE DU CODE
-----------------
Ce chapitre documente le style du code utilisé dans les systèmes live.
15.1 COMPATIBILITé
..................
* N'utilisez pas une syntaxe ou sémantique qui soit unique au shell Bash. Par
exemple, l'utilisation de tableaux (arrays).
* N'utilisez que le sous-ensemble POSIX − par exemple, utilisez $(foo) au lieu
de `foo`.
* Vous pouvez vérifier vos scripts avec 'sh -n' et 'checkbashisms'.
* Assurez-vous que tout le code fonctionne avec 'set-e '.
15.2 INDENTATION
................
* Utilisez toujours des tabulations au lieu des espaces.
15.3 ADAPTATEUR
...............
* Généralement, les lignes sont de 80 caractères au maximum.
* Utilisez le «style Linux» des sauts de ligne:
Mal:
if foo; then
bar
fi
Bien:
if foo
then
bar
fi
* La même chose vaut pour les fonctions:
Mal:
Foo () {
bar
}
Bien:
Foo ()
{
bar
}
15.4 VARIABLES
..............
* Les variables sont toujours en lettres majuscules.
* Les variables utilisées dans /live-build/ commencent toujours par le préfixe
LB_.
* Les variables temporaires internes dans /live-build/ devraient commencer avec
le préfixe _LB_.
* Les variables locales commencent avec le préfixe __LB_.
* Les variables en relation avec un paramètre de démarrage dans /live-config/
commencent par LIVE_.
* Toutes les autres variables dans /live-config/ commencent par le préfixe _.
* Utilisez des accolades autour des variables; écrivez par exemple ${FOO} au
lieu de $FOO.
* Protégez toujours les variables avec des guillemets pour respecter les
espaces potentiels: écrire "${FOO}" en lieu de ${FOO}.
* Pour des raisons de cohérence, utilisez toujours les guillemets lors de
l'attribution des valeurs aux variables:
Mal:
FOO=bar
Bien:
FOO="bar"
* Si plusieurs variables sont utilisées, utilisez les guillemets pour
l'expression complète:
Mal:
if [ -f "${FOO}"/foo/"${BAR}"/bar ]
then
foobar
fi
Bien:
if [ -f "${FOO}/foo/${BAR}/bar" ]
then
foobar
fi
15.5 AUTRES
...........
* Utilisez "|" (sans les guillemets autour) comme séparateur dans les appels à
sed, par exemple "sed -e 's|foo|bar|'" (sans" ").
* N'utilisez pas la commande test pour des comparaisons ou des tests, utilisez
"[" "]" (sans ""); par exemple "if [ -x /bin/foo ]; ..." et non pas "if test -x
/bin/foo; ...".
* Utilisez case dans la mesure du possible au lieu de test, parce qu'il est
plus facile à lire et plus rapide à exécuter.
* Utilisez des noms en majuscule pour les fonctions pour éviter toute
interférence avec l'environnement des utilisateurs.
16. PROCéDURES
--------------
Ce chapitre documente les procédures au sein du projet Live Systems pour
différentes tâches qui ont besoin de coopération avec d'autres équipes dans
Debian.
16.1 ÉVOLUTIONS MAJEURES
........................
La libération d'une nouvelle version stable majeure de Debian inclut un grand
nombre de différentes équipes travaillant ensemble. À un certain point,
l'équipe Live arrive et construit des images du système live. Les conditions
pour ce faire sont les suivantes:
* Un miroir contenant les versions publiées des archives Debian et
debian-security auxquelles le buildd de debian-live peut avoir accès.
* Les noms de l'image doivent être connus (par exemple
debian-live-VERSION-ARCH-FLAVOUR.iso).
* Les données qui proviennent de debian-cd doivent être synchronisées (udeb
exclude lists).
* Les includes de debian-cd doivent être synchronisées (README.*, doc/*, etc.).
* Les images sont construites et mises en miroir sur cdimage.debian.org.
16.2 ÉVOLUTIONS MINEURES
........................
* Encore une fois, nous avons besoin de miroirs de Debian et Debian-security
mis à jour.
* Les images sont construites et mises en miroir sur cdimage.debian.org.
* Envoyer un courriel d'annonce.
16.2.1 DERNIèRE éVOLUTION MINEURE D'UNE VERSION DEBIAN
......................................................
N'oubliez pas de régler à la fois les miroirs pour chroot et binary lors de la
construction de la dernière série d'images pour une version de Debian après
qu'elle ait été déplacée de ftp.debian.org vers archive.debian.org. De cette
façon, les vieilles images live précompilées sont encore utiles, sans
modifications des utilisateurs.
16.2.2 MODèLE POUR L'ANNONCE D'UNE éVOLUTION MINEURE
....................................................
Un courriel pour l'annonce d'une évolutioun mineure peut être généré en
utilisant le modèle ci-dessous et la commande suivante:
$ sed \
-e 's|@MAJOR@|7.0|g' \
-e 's|@MINOR@|7.0.1|g' \
-e 's|@CODENAME@|wheezy|g' \
-e 's|@ANNOUNCE@|2013/msgXXXXX.html|g'
Veuillez vérifier le courriel avant l'envoi et le passer à d'autres pour la
relecture.
Updated Live @MAJOR@: @MINOR@ released
The Live Systems project is pleased to announce the @MINOR@ update of the
Live images for the stable distribution Debian @MAJOR@ (codename "@CODENAME@").
The images are available for download at:
and later at:
This update includes the changes of the Debian @MINOR@ release:
Additionally it includes the following Live-specific changes:
* [INSERT LIVE-SPECIFIC CHANGE HERE]
* [INSERT LIVE-SPECIFIC CHANGE HERE]
* [LARGER ISSUES MAY DESERVE THEIR OWN SECTION]
About Live Systems
------------------
The Live Systems project produces the tools used to build official
live systems and the official live images themselves for Debian.
About Debian
------------
The Debian Project is an association of Free Software developers who
volunteer their time and effort in order to produce the completely free
operating system Debian.
Contact Information
-------------------
For further information, please visit the Live Systems web pages at
, or contact the Live Systems team at
.
17. DéPôTS GIT
--------------
La liste de tous les dépôts disponibles du Projet Live Systems est sur
. Les URLs git du projet ont la forme:
protocole://live-systems.org/git/dépôt. Ainsi, afin de cloner /live-manual/ en
lecture seule, lancer:
$ git clone git://live-systems.org/git/live-manual.git
Ou,
$ git clone https://live-systems.org/git/live-manual.git
Ou,
$ git clone http://live-systems.org/git/live-manual.git
Les adresses pour cloner avec autorisation d'écriture ont la forme:
git@live-systems.org:/dépôt.
Donc, encore une fois, pour cloner /live-manual/ sur ssh, vous devez taper:
$ git clone git@live-systems.org:live-manual.git
L'arbre git est composé de plusieurs branches différentes. Les branches
*debian* et *debian-next* sont particulièrement remarquables car elles
contiennent le travail réel qui sera finalement inclus dans chaque nouvelle
version.
Après avoir cloné quelques-uns des dépôts existants, vous serez sur la branche
*debian*. Ceci est approprié pour jeter un œil à l'état de la dernière version
du projet, mais avant de commencer le travail, il est essentiel de passer à la
branche *debian-next*. Pour ce faire:
$ git checkout debian-next
La branche *debian-next*, qui n'est pas toujours fast-forward, est l'endroit où
toutes les modifications sont envoyées en premier, avant de les fusionner dans
la branche *debian*. Pour faire une analogie, c'est comme un terrain d'essai.
Si vous travaillez sur cette branche et avez besoin de faire un pull, vous
devrez faire un git pull --rebase de sorte que vos modifications locales sont
stockées tandis qu'on fait une mise à jour à partir du serveur, puis vos
changements seront mis au-dessus de tout cela.
17.1 GESTION DE MULTIPLES DéPôTS
................................
Si vous avez l'intention de cloner plusieurs des dépôts Live Systems et passer
à la branche *debian-next* tout de suite pour vérifier le dernier code, écrire
un correctif ou contribuer avec une traduction, vous devriez savoir que le
serveur git fournit un fichier mrconfig pour faciliter la manipulation de
multiples dépôts. Pour l'utiliser, vous devez installer le paquet /mr/, puis
lancer:
$ mr bootstrap http://live-systems.org/other/mr/mrconfig
Cette commande va automatiquement cloner et passer à la branche *debian-next*
les dépôts de développement des paquets Debian produits par le projet. Ceux-ci
comprennent, entre autres, le dépôt /live-images/, qui contient les
configurations utilisées pour les images précompilées que le projet publie pour
un usage général. Pour plus d'informations sur la façon d'utiliser ce dépôt,
voir Cloner une configuration publiée via Git
EXEMPLES
========
18. EXEMPLES
------------
Ce chapitre présente des exemples de constructions pour des cas d'utilisation
spécifiques avec des systèmes live. Si vous débutez dans la construction de vos
propres images des systèmes live, nous vous recommandons de regarder d'abord
les trois tutoriels à la suite car chacun d'entre eux enseigne de nouvelles
techniques qui vous aideront à utiliser et à comprendre les exemples restants.
18.1 UTILISER LES EXEMPLES
..........................
Pour utiliser ces exemples, vous avez besoin d'un système pour les construire
qui doit répondre aux exigences énumérées dans Exigences et sur lequel
/live-build/ est installé comme décrit dans Installation de live-build.
Notez que, pour des raisons de concision, dans ces exemples, nous n'indiquons
pas de miroir local à utiliser pour la construction. Vous pouvez accélérer
considérablement les téléchargements si vous utilisez un miroir local. Vous
pouvez indiquer ces options lorsque vous utilisez lb config, tel que décrit
dans Miroirs de distribution utilisés pendant la construction, ou pour plus de
commodité, fixez par défaut votre système de construction dans
/etc/live/build.conf. Il suffit de créer ce fichier et de définir les variables
LB_MIRROR_* correspondantes à votre miroir préféré. Tous les autres miroirs
utilisés dans la construction seront choisis par défaut à partir de ces
valeurs. Par exemple:
LB_MIRROR_BOOTSTRAP="http://mirror/debian/"
LB_MIRROR_CHROOT_SECURITY="http://mirror/debian-security/"
LB_MIRROR_CHROOT_BACKPORTS="http://mirror/debian-updates/"
18.2 TUTORIEL 1: UNE IMAGE PAR DéFAUT
.....................................
*Cas d'utilisation:* Créer une image simple d'abord, en apprenant les bases de
/live-build/.
Dans ce tutoriel, nous construirons une image ISO hybride par défaut contenant
uniquement des paquets de base (pas de Xorg) et quelques paquets de prise en
charge live, en guise de premier exercice dans l'utilisation de /live-build/.
Vous ne pouvez pas faire plus simple que cela:
$ mkdir tutorial1 ; cd tutorial1 ; lb config
Examinez le contenu du répertoire config/ si vous le souhaitez. Vous verrez
stockés ici une arborescence de configuration, prête à être personnalisée ou,
dans ce cas, utilisée immédiatement pour construire une image par défaut.
Maintenant, en tant que superutilisateur, construisez l'image en enregistrant
un journal avec tee.
# lb build 2>&1 | tee build.log
En supposant que tout se passe bien, après un certain temps, le répertoire
courant contiendra binary.hybrid.iso. Cette image ISO hybride peut être
démarrée directement dans une machine virtuelle comme décrit dans Test d'une
image ISO avec QEMU et Test d'une image ISO avec virtualbox, ou bien copiée sur
un support optique ou un périphérique USB comme décrit dans Graver une image
ISO sur un support physique et Copie d'un image ISO hybride sur une clé USB,
respectivement.
18.3 TUTORIEL 2: UN UTILITAIRE D'UN NAVIGATEUR WEB
..................................................
*Cas d'utilisation:* Créer l'image d'un utilitaire de navigation Web, en
apprenant à appliquer des personnalisations.
Dans ce tutoriel, nous allons créer une image utilisable comme un utilitaire de
navigation web, ce qui servira d'introduction à la personnalisation d'images
live.
$ mkdir tutorial2
$ cd tutorial2
$ echo "task-lxde-desktop iceweasel" >> config/package-lists/my.list.chroot
Notre choix de LXDE pour cet exemple reflète notre volonté de fournir un
environnement de bureau minimal, puisque le but de l'image est l'utilisation
unique que nous avons à l'esprit, le navigateur web. On pourrait aller encore
plus loin et offrir une configuration par défaut pour le navigateur web dans
config/includes.chroot/etc/iceweasel/profile/, ou des paquets de prise en
charge supplémentaires pour visualiser différents types de contenu web, mais
nous laissons cela en exercice pour le lecteur.
Construisez l'image, encore une fois en tant que superutilisateur, et gardez un
journal comme dans Tutoriel 1:
# lb build 2>&1 | tee build.log
Encore une fois, vérifiez que l'image est OK et faites un test, comme dans
Tutoriel 1:
18.4 TUTORIEL 3: UNE IMAGE PERSONNALISéE
........................................
*Cas d'utilisation:* Créer un projet pour construire une image personnalisée,
contenant vos logiciels préférés à emporter avec vous sur une clé USB où que
vous alliez, et évoluant dans des révisions successives selon les changements
de vos besoins et de vos préférences.
Puisque nous allons changer notre image personnalisée pendant un certain nombre
de révisions, et que nous voulons suivre ces changements, essayer des choses
expérimentalement et éventuellement les annuler si les choses ne fonctionnent
pas, nous garderons notre configuration dans le populaire système de contrôle
de version git. Nous allons également utiliser les meilleures pratiques
d'autoconfiguration via auto scripts tel que décrit dans Gestion d'une
configuration.
18.4.1 PREMIèRE RéVISION
........................
$ mkdir -p tutorial3/auto
$ cp /usr/share/doc/live-build/examples/auto/* tutorial3/auto/
$ cd tutorial3
Éditez auto/config comme suit:
#!/bin/sh
lb config noauto \
--architectures i386 \
--linux-flavours 686-pae \
"${@}"
Exécutez lb config pour générer l'arbre de configuration, en utilisant le
script auto/config que vous avez créé:
$ lb config
Remplissez maintenant votre liste de paquets locaux:
$ echo "task-lxde-desktop iceweasel xchat" >> config/package-lists/my.list.chroot
Tout d'abord, --architectures i386 assure que sur notre système de construction
amd64, nous construisons une version de 32 bits qui peut être utilisée sur la
plupart des machines. Deuxièmement, nous utilisons --linux-flavours 686-pae
parce que nous ne prévoyons pas d'utiliser cette image sur des systèmes très
anciens. Troisièmement, nous avons choisi le métapaque de la tâche /lxde/ pour
nous donner un bureau minimal. Et enfin, nous avons ajouté deux premiers
paquets préférés: /iceweasel/ et /xchat/.
Maintenant, construisez l'image:
# lb build
Notez que contrairement aux deux premiers tutoriels, nous n'avons plus besoin
de taper 2>&1 | tee build.log parce que cela est maintenant inclus dans
auto/build.
Une fois que vous avez testé l'image (comme dans Tutoriel 1) et vous êtes
satisfait de son fonctionnement, il est temps d'initialiser notre dépôt git, en
n'ajoutant que les scripts auto que nous avons juste créés, puis de faire le
premier commit:
$ git init
$ cp /usr/share/doc/live-build/examples/gitignore .gitignore
$ git add .
$ git commit -a -m "Import initial."
18.4.2 DEUXIèME RéVISION
........................
Dans cette révision, nous allons nettoyer à partir de la première construction,
ajouter le paquet /vlc/ à notre configuration, reconstruire, tester et faire le
commit.
La commande lb clean va nettoyer tous les fichiers générés par la construction
précédente à l'exception du cache, ce qui évite d'avoir à retélécharger les
paquets. Cela garantit que la commande lb build suivante exécutera à nouveau
toutes les étapes pour régénérer les fichiers de notre nouvelle configuration.
# lb clean
Ajoutez maintenant le paquet /vlc/ à votre liste de paquets locaux dans
config/package-lists/my.list.chroot:
$ echo vlc >> config/package-lists/my.list.chroot
Construisez à nouveau:
# lb build
Testez et, quand vous êtes satisfait, faites le commit de la prochaine
révision:
$ git commit -a -m "Ajout du lecteur de média vlc."
Bien sûr, des changements plus compliqués de la configuration sont possibles,
comme l'ajout de fichiers dans les sous-répertoires de config/. Quand vous
livrez de nouvelles révisions, prenez soin de ne pas modifier à la main ou
d'envoyer dans le dépôt les fichiers de niveau supérieur dans config contenant
les variables LB_*, car ce sont aussi des produits de lacreation et ils sont
toujours nettoyés par lb clean et recréés avec lb config via leurs scripts auto
respectifs.
Nous sommes arrivés à la fin de notre série de tutoriels. Alors que de nombreux
types de personnalisations sont possibles, même en n'utilisant que les
fonctionnalités explorées dans ces exemples simples, une variété presque
infinie d'images différentes peut être crée. Les autres exemples de cette
section couvrent plusieurs autres cas d'utilisation tirés des expériences
recueillies chez les utilisateurs des systèmes live.
18.5 UN CLIENT KIOSKE VNC
.........................
*Cas d'utilisation:* Créer une image avec /live-build/ pour démarrer
directement sur un serveur VNC.
Créez un répertoire de construction et créez une configuration à l'intérieur,
désactivez «recommends» pour faire un système minimal. Puis créez deux listes
initiales de paquets: la première générée par un script fourni par /live-build/
nommée Packages (voir Générer listes de paquets), et la seconde incluant
/xorg/, /gdm3/, /metacity/ et /xvnc4viewer/.
$ mkdir vnc-kiosk-client
$ cd vnc-kiosk-client
$ lb config -a i386 -k 686-pae --apt-recommends false
$ echo '! Packages Priority standard' > config/package-lists/standard.list.chroot
$ echo "xorg gdm3 metacity xvnc4viewer" > config/package-lists/my.list.chroot
Comme il est expliqué dans Régler APT pour économiser de l'espace, il se peut
que vous deviez ajouter quelques paquets recommandés pour faire fonctionner
votre image correctement.
Une façon facile d'énumérer les paquets recommendés est d'utiliser /apt-cache/.
Par exemple:
$ apt-cache depends live-config live-boot
Dans cet exemple, nous avons découvert que nous devions ré-inclure plusieurs
paquets recommandés par /live-config/ et /live-boot/: user-setup pour
l'autologin et sudo un logiciel essentiel pour arrêter le système. En outre, il
pourrait être utile d'ajouter live-tools pour copier l'image dans la RAM et
eject pour éjecter le support live. Alors:
$ echo "live-tools user-setup sudo eject" > config/package-lists/recommends.list.chroot
Après cela, créez le répertoire /etc/skel dans config/includes.chroot avec un
fichier .xsession personnalisé pour l'utilisateur par défaut qui va lancer
/metacity/ et /xvncviewer/, en reliant le port 5901 sur un serveur à
192.168.1.2:
$ mkdir -p config/includes.chroot/etc/skel
$ cat > config/includes.chroot/etc/skel/.xsession << EOF
#!/bin/sh
/usr/bin/metacity &
/usr/bin/xvncviewer 192.168.1.2:1
exit
EOF
Construire l'image:
# lb build
Amusez-vous bien!
18.6 UNE IMAGE DE BASE POUR UNE CLé USB DE 128 MO
.................................................
*Cas d'utilisation:* Créer une image par défaut avec certains composants
supprimés afin de l'adapter sur une clé USB de 128 Mo avec un peu d'espace
laissé pour l'utiliser à votre convenance.
Pour l'optimisation d'une image adaptée à la dimension de certains supports,
vous avez besoin de comprendre le compromis que vous faites entre la taille et
la fonctionnalité. Dans cet exemple, nous ne réduisons la taille que pour faire
place aux éléments supplémentaires dans la limite de 128 Mo, mais en évitant de
détruire l'intégrité des paquets contenus, telle que la purge des données de
localisation via le paquet /localepurge/, ou d'autres optimisations
"intrusives". On notera en particulier que nous utilisons --debootstrap-options
pour créer un système minimal à partir de zéro.
$ lb config -k 486 --apt-indices false --apt-recommends false --debootstrap-options "--variant=minbase" --firmware-chroot false --memtest none
Pour faire que l'image fonctionne correctement, nous devons ajouter à nouveau
au moins deux paquets recommandés qui sont laissés de côté par l'option
--apt-recommends false. Voir Régler APT pour économiser de l'espace
$ echo "user-setup sudo" > config/package-lists/recommends.list.chroot
Maintenant, construisez l'image de la manière habituelle:
# lb build 2>&1 | tee build.log
Sur le système de l'auteur au moment de l'écriture, la configuration ci-dessus
produisait une image de 77 Mo. Cela se compare favorablement avec l'image de
177 Mo produite par la configuration par défaut dans Tutoriel 1.
La plus grande source d'économie d'espace ici, en comparaison avec la
construction d'une image par défaut sur une architecture i386, est de
sélectionner uniquement la saveur du noyau 486 au lieu de la valeur par défaut
-k "486 686-pae". Laisser tomber les index d'APT avec --apt-indices false
permet aussi d'économiser une bonne quantité d'espace, le compromis étant que
vous devez faire apt-get update avant d'utiliser apt dans le système live.
Abandonner les paquets recommandés avec --apt-recommends false économise de
l'espace supplémentaire, au détriment de certains paquets dont vous vous
attendriez autrement qu'ils soient là. --debootstrap-options
"--variant=minbase" construit un système minimal dès le début. L'utilisation de
--firmware-chroot false n'inclut pas automatiquement les paquets de
micrologiciels. Finalement, --memtest none prévient l'installation d'un testeur
de mémoire.
*Remarque:* Un système minimal peut également être obtenu en utilisant des
hooks comme par exemple le hook stripped.chroot dans
/usr/share/doc/live-build/examples/hooks, il peut gagner de petites quantités
supplémentaires d'espace et produire une image de 62 Mo. Cependant, il le fait
par l'élimination de la documentation et d'autres fichiers des paquets
installés sur le système. Cela porte atteinte à l'intégrité de ces paquets et,
comme averti par le commentaire d'en-tête, cela peut avoir des conséquences
imprévues. C'est pourquoi l'utilisation de /debootstrap/ est la méthode
recommandée pour atteindre cet objectif.
18.7 UN BUREAU GNOME LOCALISé AVEC UN INSTALLATEUR
..................................................
*Cas d'utilisation:* Créer une image de bureau GNOME, localisée pour la Suisse
et incluant un installateur.
Nous voulons faire une image iso-hybrid pour l'architecture i386 en utilisant
notre bureau préféré, dans ce cas, GNOME, contenant tous les paquets qui
seraient installés par l'installateur Debian standard pour GNOME.
Notre premier problème est la découverte des noms des tâches appropriées.
Actuellement, /live-build/ ne peut pas aider à faire cela. Alors que nous
pourrions être chanceux et trouver ces noms par essais et erreurs, il existe un
outil, grep-dctrl, qui peut être utilisé pour découvrir les descriptions des
tâches dans tasksel-data. Pour la préparation, assurez-vous d'avoir ces deux
outils:
# apt-get install dctrl-tools tasksel-data
Maintenant, nous pouvons rechercher les tâches appropriées, d'abord avec:
$ grep-dctrl -FTest-lang de /usr/share/tasksel/descs/debian-tasks.desc -sTask
Task: german
Par cette commande, nous découvrons que la tâche est appelée, assez clairement,
german. Maintenant, pour trouver les tâches liées:
$ grep-dctrl -FEnhances german /usr/share/tasksel/descs/debian-tasks.desc -sTask
Task: german-desktop
Task: german-kde-desktop
Pendant le démarrage, nous allons générer la locale *de_CH.UTF-8* et
sélectionner la disposition de clavier *ch*. Maintenant, nous allons mettre les
morceaux ensemble. En nous rappelant grâce à Utilisation des métapaquets que
les métapaquets sont préfixés task-, nous précisons ces paramètres de la langue
pendant l'amorçage, puis nous ajoutons les paquets de priorité standard et tous
nos métapaquets découverts à notre liste de paquets comme suit:
$ mkdir live-gnome-ch
$ cd live-gnome-ch
$ lb config \
-a i386 \
-k 486 \
--bootappend-live "boot=live config locales=de_CH.UTF-8 keyboard-layouts=ch" \
--debian-installer live
$ echo '! Packages Priority standard' > config/package-lists/standard.list.chroot
$ echo task-gnome-desktop task-german task-german-desktop >> config/package-lists/desktop.list.chroot
$ echo debian-installer-launcher >> config/package-lists/installer.list.chroot
Notez que nous avons inclus le paquet /debian-installer-launcher/ pour lancer
l'installateur à partir du bureau live, nous avons également précisé le noyau
486, parce qu'il est actuellement nécessaire faire que l'installateur et le
noyau du système live coïncident pour que le lanceur fonctionne correctement.
APPENDIX
========
18.8 GUIDELINES FOR AUTHORS
...........................
This section deals with some general considerations to be taken into account
when writing technical documentation for /live-manual/. They are divided into
linguistic features and recommended procedures.
*Note:* Authors should first read Contributing to this document
18.8.1 LINGUISTIC FEATURES
..........................
* /Use plain English/
Keep in mind that a high percentage of your readers are not native speakers of
English. So as a general rule try to use short, meaningful sentences, followed
by a full stop.
This does not mean that you have to use a simplistic, naive style. It is a
suggestion to try to avoid, as much as possible, complex subordinate sentences
that make the text difficult to understand for non-native speakers of English.
* /Variety of English/
The most widely spread varieties of English are British and American so it is
very likely that most authors will use either one or the other. In a
collaborative environment, the ideal variety would be "International English"
but it is very difficult, not to say impossible, to decide on which variety
among all the existing ones, is the best to use.
We expect that different varieties may mix without creating misunderstandings
but in general terms you should try to be coherent and before deciding on using
British, American or any other English flavour at your discretion, please take
a look at how other people write and try to imitate them.
* /Be balanced/
Do not be biased. Avoid including references to ideologies completely unrelated
to /live-manual/. Technical writing should be as neutral as possible. It is in
the very nature of scientific writing.
* /Be politically correct/
Try to avoid sexist language as much as possible. If you need to make
references to the third person singular preferably use "they" rather than "he"
or "she" or awkward inventions such as "s/he", "s(he)" and the like.
* /Be concise/
Go straight to the point and do not wander around aimlessly. Give as much
information as necessary but do not give more information than necessary, this
is to say, do not explain unnecessary details. Your readers are intelligent.
Presume some previous knowledge on their part.
* /Minimize translation work/
Keep in mind that whatever you write will have to be translated into several
other languages. This implies that a number of people will have to do an extra
work if you add useless or redundant information.
* /Be coherent/
As suggested before, it is almost impossible to standardize a collaborative
document into a perfectly unified whole. However, every effort on your side to
write in a coherent way with the rest of the authors will be appreciated.
* /Be cohesive/
Use as many text-forming devices as necessary to make your text cohesive and
unambiguous. (Text-forming devices are linguistic markers such as connectors).
* /Be descriptive/
It is preferable to describe the point in one or several paragraphs than merely
using a number of sentences in a typical "changelog" style. Describe it! Your
readers will appreciate it.
* /Dictionary/
Look up the meaning of words in a dictionary or encyclopedia if you do not know
how to express certain concepts in English. But keep in mind that a dictionary
can either be your best friend or can turn into your worst enemy if you do not
know how to use it correctly.
English has the largest vocabulary that exists (with over one million words).
Many of these words are borrowings from other languages. When looking up the
meaning of words in a bilingual dictionary the tendency of a non-native speaker
of English is to choose the one that sounds more similar in their mother
tongue. This often turns into an excessively formal discourse which does not
sound quite natural in English.
As a general rule, if a concept can be expressed using different synonyms, it
is a good advice to choose the first word proposed by the dictionary. If in
doubt, choosing words of Germanic origin (Usually monosyllabic words) is often
the right thing to do. Be warned that these two techniques might produce a
rather informal discourse but at least your choice of words will be of wide use
and generally accepted.
Using a dictionary of collocations is recommended. They are extremely helpful
when it comes to know which words usually occur together.
Again it is a good practice to learn from the work of others. Using a search
engine to check how other authors use certain expressions may help a lot.
* /False friends, idioms and other idiomatic expressions/
Watch out for false friends. No matter how proficient you are in a foreign
language you cannot help falling from time to time in the trap of the so called
"false friends", words that look similar in two languages but whose meanings or
uses might be completely different.
Try to avoid idioms as much as possible. "Idioms" are expressions that may
convey a completely different meaning from what their individual words seem to
mean. Sometimes, idioms might be difficult to understand even for native
speakers of English!
* /Avoid slang, abbreviations, contractions.../
Even though you are encouraged to use plain, everyday English, technical
writing belongs to the formal register of the language.
Try to avoid slang, unusual abbreviations that are difficult to understand and
above all contractions that try to imitate the spoken language. Not to mention
typical irc and family friendly expressions.
18.8.2 PROCEDURES
.................
* /Test before write/
It is important that authors test their examples before adding them to
/live-manual/ to ensure that everything works as described. Testing on a clean
chroot or VM can be a good starting point. Besides, it would be ideal if the
tests were then carried out on different machines with different hardware to
spot possible problems that may arise.
* /Examples/
When providing an example try to be as specific as you can. An example is,
after all, just an example.
It is often better to use a line that only applies to a specific case than
using abstractions that may confuse your readers. In this case you can provide
a brief explanation of the effects of the proposed example.
There may be some exceptions when the example suggests using some potentially
dangerous commands that, if misused, may cause data loss or other similar
undesirable effects. In this case you should provide a thorough explanation of
the possible side effects.
* /External links/
Links to external sites should only be used when the information on those sites
is crucial when it comes to understanding a special point. Even so, try to use
links to external sites as sparsely as possible. Internet links are likely to
change from time to time resulting in broken links and leaving your arguments
in an incomplete state.
Besides, people who read the manual offline will not have the chance to follow
those links.
* /Avoid branding and things that violate the license under which the manual is
published/
Try to avoid branding as much as possible. Keep in mind that other downstream
projects might make use of the documentation you write. So you are complicating
things for them if you add certain specific material.
/live-manual/ is licensed under the GNU GPL. This has a number of implications
that apply to the distribution of the material (of any kind, including
copyrighted graphics or logos) that is published with it.
* /Write a first draft, revise, edit, improve, redo if necessary/
- Brainstorm!. You need to organize your ideas first in a logical sequence of
events.
- Once you have somehow organized those ideas in your mind write a first draft.
- Revise grammar, syntax and spelling. Keep in mind that the proper names of
the releases, such as *jessie* or *sid*, should not be capitalized when
referred to as code names.
- Improve your statements and redo any part if necessary.
* /Chapters/
Use the conventional numbering system for chapters and subtitles. e.g. 1, 1.1,
1.1.1, 1.1.2 ... 1.2, 1.2.1, 1.2.2 ... 2, 2.1 ... and so on. See markup below.
If you have to enumerate a series of steps or stages in your description, you
can also use ordinal numbers: First, second, third ... or First, Then, After
that, Finally ... Alternatively you can use bulleted items.
* /Markup/
And last but not least, /live-manual/ uses SiSU [link:
] to process the text files and produce a multiple
format output. It is recommended to take a look at SiSU's manual [link:
] to get familiar with its
markup, or else type:
$ sisu --help markup
Here are some markup examples that may prove useful:
- For emphasis/bold text:
*{foo}* or !{foo}!
produces: *foo* or *foo*. Use it to emphasize certain key words.
- For italics:
/{foo}/
produces: /foo/. Use them e.g. for the names of Debian packages.
- For monospace:
#{foo}#
produces: foo. Use it e.g. for the names of commands. And also to highlight
some key words or things like paths.
- For code blocks:
code{
$ foo
# bar
}code
produces:
$ foo
# bar
Use code{ to open and }code to close the tags. It is important to remember to
leave a space at the beginning of each line of code.
18.9 GUIDELINES FOR TRANSLATORS
...............................
This section deals with some general considerations to be taken into account
when translating the contents of /live-manual/.
As a general recommendation, translators should have read and understood the
translation rules that apply to their specific languages. Usually, translation
groups and mailing lists provide information on how to produce translated work
that complies with Debian quality standards.
*Note:* Translators should also read Contributing to this document. In
particular the section Translation
18.9.1 TRANSLATION HINTS
........................
* /Comments/
The role of the translator is to convey as faithfully as possible the meaning
of words, sentences, paragraphs and texts as written by the original authors
into their target language.
So they should refrain from adding personal comments or extra bits of
information of their own. If they want to add a comment for other translators
working on the same documents, they can leave it in the space reserved for
that. That is, the header of the strings in the *po* files preceded by a number
sign *#*. Most graphical translation programs can automatically handle those
types of comments.
* /TN, Translator's Note/
It is perfectly acceptable however, to include a word or an expression in
brackets in the translated text if, and only if, that makes the meaning of a
difficult word or expression clearer to the reader. Inside the brackets the
translator should make evident that the addition was theirs using the
abbreviation "TN" or "Translator's Note".
* /Impersonal sentences/
Documents written in English make an extensive use of the impersonal form
"you". In some other languages that do not share this characteristic, this
might give the false impression that the original texts are directly addressing
the reader when they are actually not doing so. Translators must be aware of
that fact and reflect it in their language as accurately as possible.
* /False friends/
The trap of "false friends" explained before especially applies to translators.
Double check the meaning of suspicious false friends if in doubt.
* /Markup/
Translators working initially with *pot* files and later on with *po* files
will find many markup features in the strings. They can translate the text
anyway, as long as it is translatable, but it is extremely important that they
use exactly the same markup as the original English version.
* /Code blocks/
Even though the code blocks are usually untranslatable, including them in the
translation is the only way to score a 100% complete translation. And even
though it means more work at first because it might require the intervention of
the translators if the code changes, it is the best way, in the long run, to
identify what has already been translated and what has not when checking the
integrity of the .po files.
* /Newlines/
The translated texts need to have the exact same newlines as the original
texts. Be careful to press the "Enter" key or type *\n* if they appear in the
original files. These newlines often appear, for instance, in the code blocks.
Make no mistake, this does not mean that the translated text needs to have the
same length as the English version. That is nearly impossible.
* /Untranslatable strings/
Translators should never translate:
- The code names of releases (which should be written in lowercase)
- The names of programs
- The commands given as examples
- Metadata (often between colons *:metadata:*)
- Links
- Paths
----------------------------------------
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Titre: Manuel Live Systems
Auteur: Projet Live Systems
Droits relatifs à la ressource: Copyright (C) 2006-2013 Project Live Systems; License: Ce
programme est un logiciel libre; vous pouvez le redistribuer ou
le modifier suivant les termes de la Licence Générale Publique
GNU telle que publiée par la Free Software Foundation: soit la
version 3 de cette licence, soit (à votre gré) toute version
ultérieure. Ce programme est distribué dans l’espoir qu’il vous
sera utile, mais SANS AUCUNE GARANTIE: sans même la garantie
implicite de COMMERCIALISABILITÉ ni d’ADÉQUATION À UN OBJECTIF
PARTICULIER. Consultez la Licence Générale Publique GNU pour
plus de détails. Vous devriez avoir reçu une copie de la Licence
Générale Publique GNU avec ce programme ; si ce n’est pas le
cas, consultez http://www.gnu.org/licenses/. Le texte complet de
la Licence Générale Publique GNU peut être trouvé dans le
fichier / usr/share/common-licenses/GPL-3
Éditeur: Projet Live Systems
Date: 2013-05-07
Fichier source: live-manual.ssm.sst
Filetype: SiSU text 2.0,
Source digest: SHA256(live-manual.ssm.sst)=
d4da944d51a6cbd428857e6aff13b6ca230e2744c7543196668e643702fe45ea
Skin digest: SHA256(skin_debian-live.rb)=
2c3cb507d5e15dc4ae7a199556b84ae7f3b13da31f5e755608e3e836493ef3aa
Generated by: Généré par: SiSU 3.3.2 of 2012w26/6 (2012-06-30)
Version de ruby: ruby 1.9.3p194 (2012-04-20 revision 35410) [x86_64-linux]
Dernière production du document (metaverse): 2013-05-19 20:07:32 +0000
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* Ruby version: ruby 1.9.3p194 (2012-04-20 revision 35410) [x86_64-linux]
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* SiSU http://www.sisudoc.org/