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Manuel Debian Live

À propos

1. À propos de ce manuel

1.1 Pour les impatients
1.2 Terminologie
1.3 Auteurs
1.4 Contribuer à ce document
1.4.1 Appliquer des modifications
1.4.2 Traduction

2. À propos du projet Debian Live

2.1 Motivation
2.1.1 Ce qui ne va pas avec les systèmes live actuels
2.1.2 Pourquoi créer notre propre système live?
2.2 Philosophie
2.2.1 Seulement des paquets inchangés de Debian «main»
2.2.2 Pas de configuration des paquets du système live
2.3 Contact

Utilisateur

3. Installation

3.1 Exigences
3.2 Installation de live-build
3.2.1 À partir du dépôt Debian
3.2.2 À partir du code source
3.2.3 À partir des instantanés
3.3 Installation de live-boot et live-config
3.3.1 À partir du dépôt Debian
3.3.2 À partir du code source
3.3.3 À partir des instantanés

4. Les bases

4.1 Qu'est-ce qu'un système live?
4.2 Téléchargement des images précompilées
4.3 Utiliser le constructeur web d'images live
4.3.1 Utilisation du constructeur web et avertissements
4.4 Premières étapes: la construction d'une image ISO hybride
4.5 Utilisation d'une image ISO hybride live
4.5.1 Graver une image ISO sur un support physique
4.5.2 Copie d'une image ISO hybride sur une clé USB
4.5.3 Utilisation de l'espace disponible sur une clé USB
4.5.4 Démarrer le support live
4.6 Utiliser une machine virtuelle pour les tests
4.6.1 Test d'une image ISO avec QEMU
4.6.2 Test d'une image ISO avec virtualbox
4.7 Construire et utiliser une image HDD
4.8 Construction d'une image netboot
4.8.1 Serveur DHCP
4.8.2 Serveur TFTP
4.8.3 Serveur NFS
4.8.4 Guide pratique pour expérimenter avec une image Netboot
4.8.5 Qemu

5. Aperçu des outils

5.1 Le paquet live-build
5.1.1 La commande lb config
5.1.2 La commande lb build
5.1.3 La commande lb clean
5.2 Le paquet live-boot
5.3 Le paquet live-config

6. Gestion d'une configuration

6.1 Gérer les modifications de la configuration
6.1.1 Pourquoi utiliser des scripts auto? Que font-ils?
6.1.2 Utiliser les scripts auto d'exemple
6.2 Cloner une configuration publiée via Git

7. Vue d'ensemble de la personnalisation

7.1 Configuration pendant la construction vs. l'amorçage
7.2 Étapes de la construction
7.3 Supplément lb config avec des fichiers
7.4 Tâches de personnalisation

8. Personnalisation de l'installation de paquets

8.1 Sources des paquets
8.1.1 Distribution, zones d'archive et mode
8.1.2 Miroirs de distribution
8.1.3 Miroirs de distribution utilisés lors de la construction
8.1.4 Miroirs de distribution utilisés pendant l'exécution
8.1.5 Dépôts additionnels
8.2 Choisir les paquets à installer
8.2.1 Listes de paquets
8.2.2 Utilisation des métapaquets
8.2.3 Listes de paquets locaux
8.2.4 Listes de paquets locaux pour l'étape binary
8.2.5 Listes de paquets générées
8.2.6 Utiliser des conditions dans les listes de paquets
8.2.7 Tâches de bureau et de langue
8.2.8 Version et type de noyau
8.2.9 Noyaux personnalisés
8.3 Installation de paquets modifiés ou tiers
8.3.1 Utiliser packages.chroot pour installer des paquets personnalisés
8.3.2 Utiliser un dépôt APT pour installer des paquets personnalisés.
8.3.3 Les paquets personnalisés et APT
8.4 Configuration d'APT pendant la construction
8.4.1 Choisir apt ou aptitude
8.4.2 Utilisation d'un proxy avec APT
8.4.3 Régler APT pour économiser de l'espace
8.4.4 Passer des options à apt ou aptitude
8.4.5 APT pinning

9. Personnalisation des contenus

9.1 Includes
9.1.1 Live/chroot local includes
9.1.2 Binary local includes
9.2 Hooks
9.2.1 Live/chroot local hooks
9.2.2 Hooks pendant le démarrage
9.2.3 Binary local hooks
9.3 Préconfigurer questions de debconf

10. Personnalisation des comportements pendant l'exécution

10.1 Personnalisation de l'utilisateur live
10.2 Personnalisation des paramètres régionaux et de la langue
10.3 Persistance
10.3.1 Le fichier persistence.conf
10.3.2 Utilisation de plusieurs dispositifs de persistance

11. Personnalisation de l'image binaire

11.1 Chargeur d'amorçage
11.2 Métadonnées ISO

12. Personnalisation du contenu pour l'installateur Debian

12.1 Types d'installateur Debian
12.2 Personnalisation de l'installateur Debian par préconfiguration
12.3 Personnalisation de contenu pour l'Installateur Debian

Projet

13. Contribuer au projet

13.1 Faire des changements

14. Signaler des bogues

14.1 Problèmes connus
14.2 Reconstruire à partir de zéro
14.3 Utiliser des paquets mis à jour
14.4 Recueillir l'information
14.5 Isoler le cas qui échoue, si possible
14.6 Utiliser le paquet adéquat pour rapporter un bogue
14.6.1 Pendant construction durant l'amorçage
14.6.2 Pendant la construction durant l'installation de paquets
14.6.3 Pendant le démarrage
14.6.4 Pendant l'exécution
14.7 Effectuer une recherche
14.8 Où rapporter les bogues

15. Style du code

15.1 Compatibilité
15.2 Indentation
15.3 Adaptateur
15.4 Variables
15.5 Autres

16. Procédures

16.1 Évolutions majeures
16.2 Évolutions mineures
16.2.1 Dernière évolution mineure d'une version Debian
16.2.2 Modèle pour l'annonce d'une évolution mineure

17. Dépôts Git

17.1 Gestion de multiples dépôts

Exemples

18. Exemples

18.1 Utiliser les exemples
18.2 Tutoriel 1: Une image par défaut
18.3 Tutoriel 2: Un utilitaire d'un navigateur Web
18.4 Tutoriel 3: Une image personnalisée
18.4.1 Première révision
18.4.2 Deuxième révision
18.5 Un client kioske VNC
18.6 Une image de base pour une clé USB de 128 Mo
18.7 Un bureau GNOME localisé avec un installateur

Appendix

18.8 Guidelines for authors
18.8.1 Linguistic features
18.8.2 Procedures
18.9 Guidelines for translators
18.9.1 Translation hints

Manuel Debian Live

À propos

1. À propos de ce manuel

L'objectif principal de ce manuel est de servir de point d'accès unique à tous les documents liés au projet Debian Live et particulièrement aux logiciels produits par le projet pour Debian 7.0 «wheezy». Une version mise à jour peut toujours être trouvée sur ‹http://live.debian.net/› .

Ce manuel a principalement pour but de vous aider à construire un système live et non pas de s'articuler autour des sujets relatifs à l'utilisateur final. Toutefois, l'utilisateur final peut trouver des informations utiles dans ces sections: Les Bases couvrent le téléchargement des images précompilées et la préparation des images pour être démarrées sur les supports ou sur le réseau, soit en utilisant le constructeur web, soit en exécutant live-build directement sur le système. Personnalisation des comportements pendant l'exécution décrit certaines options qui peuvent être indiquées à l'invite de démarrage, telles que la sélection d'un clavier, des paramètres régionaux et la persistance.

Certaines commandes mentionnées dans le texte doivent être exécutées avec les privilèges de super-utilisateur, qui peuvent être obtenus à l'aide de la commande su ou en utilisant sudo. Afin de distinguer les commandes qui peuvent être exécutées par un utilisateur sans privilège de celles nécessitant les privilèges de super-utilisateur, les commandes sont précédées respectivement par $ ou #. Notez que ce symbole ne fait pas partie de la commande.

1.1 Pour les impatients

Même si nous croyons que tout dans ce manuel est important pour au moins certains de nos utilisateurs, nous nous rendons compte qu'il y a beaucoup de matière à couvrir et que vous pouvez vouloir expérimenter avant d'entrer dans les détails. Par conséquent, nous vous suggérons de lire dans l'ordre suivant.

Tout d'abord, lisez ce chapitre À propos de ce manuel dès le début et finissant avec la section Terminologie. Ensuite, passez aux trois tutoriels à l'avant de la section Exemples destinée à vous apprendre la construction de l'image et les bases de la personnalisation. Lisez en premier En utilisant les exemples, puis Tutoriel 1: Une image par défaut, Tutoriel 2: Un logiciel de navigateur Web et finalement Tutoriel 3: Une image personnalisée. À la fin de ces tutoriels, vous aurez un avant-goût de ce qui peut être fait avec Debian Live.

Nous vous encourageons à revenir à l'étude plus approfondie du manuel, en poursuivant par exemple votre lecture par Les bases, Construire une image netboot et finissant par la lecture de la Vue d'ensemble de la personnalisation et les sections suivantes. Après cela, nous espérons que vous serez complètement excités par ce qui peut être fait avec Debian Live et motivés pour lire le reste du manuel, du début à la fin.

1.2 Terminologie
  • Système Live: Un système d'exploitation pouvant être démarré sans installation préalable sur un disque dur. Les systèmes live ne modifient pas le système d'exploitation local ou les fichiers installés sur le disque dur sans qu'on leur en donne explicitement l'instruction. D'habitude, les systèmes live sont démarrés à partir des supports tels que des CD, DVD, ou des clés USB. Certains systèmes peuvent également être démarrés sur le réseau.
  • Support live: À la différence du système live, le support live se réfère au CD, DVD ou clé USB où l'image binaire produite par live-build et utilisée pour démarrer le système live est écrite. D'une manière générale, le terme désigne également tout emplacement où réside l'exécutable qui permet de démarrer le système live, tel que l'emplacement des fichiers de démarrage sur le réseau.
  • Debian Live: Le sous-projet Debian qui maintient, entre autres, les paquets live-boot, live-build, live-config live-tools et live-manual.
  • Système Debian Live: Un système live qui utilise les logiciels du système d'exploitation Debian et qui peut être démarré sur CD, DVD, clé USB, sur le réseau (à l'aide des images netboot) et à partir d'Internet (à l'aide du paramètre de démarrage fetch=URL).
  • Système hôte: L'environnement utilisé pour créer le système live.
  • Système cible: L'environnement utilisé pour faire fonctionner le système live.
  • live-boot: Une collection de scripts utilisés pour lancer des systèmes live.
  • live-build: Une collection de scripts utilisés pour construire des systèmes Debian Live personnalisés.
  • live-config: Une collection de scripts utilisés pour configurer un système live pendant le processus d'amorçage.
  • live-tools: Une collection de scripts supplémentaires utilisés pour effectuer des tâches utiles dans un système live en fonctionnement.
  • live-manual: Ce document est maintenu dans un paquet nommé live-manual.
  • Debian Installer (d-i): Le système d'installation officiel pour la distribution Debian.
  • Paramètres d'amorçage: Les paramètres qui peuvent être entrés à l'invite de démarrage afin de modifier le noyau ou live-config.
  • chroot: Le logiciel chroot, chroot(8), nous permet d'exécuter plusieurs instances concurrentes de l'environnement GNU/Linux sur un système sans redémarrage.
  • Image binaire: Un fichier contenant le système live, tel que binary.iso ou binary.img.
  • Distribution cible: La distribution sur laquelle votre système live sera basée. Celle-ci peut être différente de la distribution de votre système hôte.
  • stable/testing/unstable: La distribution stable contient la dernière version officielle de Debian. La distribution testing est la prochaine version stable où seulement les paquets suffisamment matures peuvent entrer. Un avantage de cette distribution est qu'elle contient des logiciels de versions plus récentes que la version stable. La distribution unstable est en constante évolution. En général cette distribution est utilisée par les développeurs et ceux qui aiment le risque. Tout au long du manuel, nous avons tendance à utiliser les noms de code pour les évolutions majeures, tels que wheezy ou sid, car c'est ce qui est géré par les outils eux-mêmes.
  • 1.3 Auteurs

    La liste des auteurs (dans l'ordre alphabétique):

  • Ben Armstrong
  • Brendan Sleight
  • Carlos Zuferri
  • Chris Lamb
  • Daniel Baumann
  • Franklin Piat
  • Jonas Stein
  • Kai Hendry
  • Marco Amadori
  • Mathieu Geli
  • Matthias Kirschner
  • Richard Nelson
  • Trent W. Buck
  • 1.4 Contribuer à ce document

    Ce manuel est conçu comme un projet communautaire et toutes les propositions d'améliorations et de contributions sont bienvenues. Veuillez consulter la section Contribuer au projet pour des informations détaillées sur la façon d'obtenir une clé et de faire des livraisons (commits).

    1.4.1 Appliquer des modifications

    Afin d'apporter des modifications au manuel anglais, vous devez modifier les fichiers adéquats dans manual/en/ mais avant de soumettre votre contribution, veuillez prévisualiser votre travail. Afin de prévisualiser live-manual, assurez-vous que les paquets nécessaires sont installés en exécutant:

    # apt-get install make po4a ruby ruby-nokogiri sisu-complete texlive-generic-recommended

    Vous pouvez compiler live-manual dans le répertoire de niveau supérieur de votre Git checkout en exécutant:

    $ make build

    Comme il faut un certain temps pour construire le manuel dans toutes les langues disponibles, il peut être pratique construire une seule langue, par exemple en exécutant:

    $ make build LANGUAGES=en

    Il est également possible de construire par type de document, par exemple,

    $ make build FORMATS=pdf

    Ou combiner les deux, par exemple:

    $ make build LANGUAGES=de FORMATS=html

    Après avoir relu votre travail et vous être assuré que tout va bien, n'utilisez pas make commit à moins que vous mettiez à jour les traductions dans le commit. Dans ce cas, ne mélangez pas les modifications apportées au manuel en anglais et les traductions dans la même livraison, mais utilisez des commits séparés. Consultez la section Traduction pour plus de détails.

    1.4.2 Traduction

    Pour commencer la traduction d'une nouvelle langue, suivez ces étapes:

  • Traduisez les fichiers about_manual.ssi.pot, about_project.ssi.pot et index.html.in.pot dans votre langue avec votre éditeur préféré (comme poedit) . Envoyez les fichiers .po traduits à la liste de diffusion afin que l'équipe de traduction puisse vérifier leur intégrité.
  • Pour activer une nouvelle langue dans l'autobuild, il suffit d'ajouter les premiers fichiers traduits à manual/po/${LANGUAGE}/ et lancer make commit. Modifier ensuite manual/_sisu/home/index.html.
  • Une fois la nouvelle langue ajoutée, vous pouvez continuer avec la traduction des fichiers po dans manual/po/ de façon aléatoire.
  • N'oubliez pas que vous devez faire un make commit pour assurer que la traduction des manuels est mise à jour à partir des fichiers po, alors vous pouvez réviser vos modifications avec make build avant git add ., git commit -m "Translating..." et git push.
  • Après l'exécution de make commit, vous verrez beaucoup de texte sur l'écran. Il s'agit essentiellement de messages informatifs sur l'état du processus et de quelques indications sur ce qui peut être fait pour améliorer live-manual. Si vous ne voyez aucune erreur fatale, vous pouvez généralement continuer et soumettre votre contribution.

    live-manual contient deux utilitaires qui peuvent grandement aider les traducteurs à trouver les textes non traduits et modifiés. Le premier est "make translate". Il lance un script qui vous indique en détail le nombre de messages non traduits qu'il y a dans chaque fichier po. Le second, "make fixfuzzy", n'agit que sur les messages modifiés, mais il vous aide à les trouver et à les résoudre un par un.

    Gardez à l'esprit que même si ces utilitaires peuvent être vraiment utiles pour faire un travail de traduction sur la ligne de commande, l'utilisation d'un outil spécialisé comme poedit est la méthode recommandée pour effectuer la tâche. C'est aussi une bonne idée de lire la documentation sur localisation de debian (l10n) et, plus particulièrement pour live-manual, les Lignes directrices pour les traducteurs.

    Remarque: Vous pouvez utiliser make clean pour nettoyer votre arbre git avant de faire un push. Cette étape n'est pas obligatoire grâce au fichier .gitignore mais c'est une bonne pratique pour éviter d'envoyer certains fichiers involontairement.

    2. À propos du projet Debian Live

    2.1 Motivation
    2.1.1 Ce qui ne va pas avec les systèmes live actuels

    Lorsque Debian Live a été lancé, il y avait déjà plusieurs systèmes live basés sur debian et ils faisaient un excellent travail. Du point de vue de Debian, la plupart d'entre eux ont un ou plusieurs des inconvénients suivants:

  • Ce ne sont pas des projets Debian et ils manquent donc de soutien au sein de Debian.
  • Ils mélangent des distributions différentes comme testing et unstable.
  • Ils ne prennent en charge que i386.
  • Ils modifient le comportement et/ou l'apparence des paquets en les dépouillant pour économiser de l'espace.
  • Ils comprennent des paquets ne provenant pas de l'archive Debian.
  • Ils offrent des noyaux personnalisés avec des correctifs supplémentaires qui ne font pas partie de Debian.
  • Ils sont gros et lents en raison de leur dimension et donc pas recommandés comme systèmes de sauvetage.
  • Ils ne sont pas disponibles en différents formats (CDs, DVDs, clés USB et images netboot).
  • 2.1.2 Pourquoi créer notre propre système live?

    Debian est le système d'exploitation universel: Debian a un système live pour servir de vitrine et pour représenter le vrai, seul et unique système Debian avec les principaux avantages suivants:

  • C'est un sous-projet de Debian.
  • Il reflète l'état (actuel) d'une distribution.
  • Il fonctionne sur le plus grand nombre d'architectures possible.
  • Il ne se compose que de paquets Debian inchangés.
  • Il ne contient pas de paquets qui n'appartenant pas à l'archive Debian.
  • Il utilise un noyau Debian inchangé, sans correctifs supplémentaires.
  • 2.2 Philosophie
    2.2.1 Seulement des paquets inchangés de Debian «main»

    Nous n'utiliserons que les paquets du dépôt Debian dans la section «main». La section non-free ne fait pas partie de Debian et ne peut donc pas être utilisée pour les images officielles du système live.

    Nous ne changerons pas les paquets. Chaque fois que nous aurons besoin de changer quelque chose, nous le ferons en coordination avec le responsable du paquet dans Debian.

    À titre d'exception, nos propres paquets tels que live-boot, live-build ou live-config peuvent être utilisés temporairement à partir de notre propre dépôt pour des raisons de développement (par exemple pour créer des instantanés de développement). Ils seront téléchargés sur Debian régulièrement.

    2.2.2 Pas de configuration des paquets du système live

    Dans cette phase, nous n'offrirons pas de configurations alternatives. Tous les paquets sont utilisés dans leur configuration par défaut comme ils sont après une installation standard de Debian.

    Chaque fois que nous aurons besoin d'une configuration par défaut différente, nous la ferons en coordination avec le responsable du paquet dans Debian.

    Un système de configuration des paquets est fourni avec debconf permettant la personnalisation des paquets installés sur vos images Debian Live, mais pour les images live précompilées seulement une configuration par défaut sera utilisée sauf si c'est absolument nécessaire pour fonctionner dans l'environnement live. Autant que possible, nous préférons adapter les paquets dans l'archive Debian de sorte qu'ils fonctionnent mieux dans un système live plutôt que faire des changements à l'ensemble d'outils live ou les configurations des images live. Pour plus d'informations, veuillez consulter Vue d'ensemble de la personnalisation.

    2.3 Contact
  • Liste de diffusion: Le contact principal du projet est la liste de diffusion ‹http://lists.debian.org/debian-live/›. Vous pouvez envoyer un courriel à la liste directement en adressant votre courrier à ‹debian-live@lists.debian.org.› Les archives de la liste sont disponibles sur ‹http://lists.debian.org/debian-live/›.
  • IRC: Un certain nombre d'utilisateurs et de développeurs sont présents dans le canal #debian-live sur irc.debian.org (OFTC). Quand vous posez une question sur IRC, s'il vous plaît soyez patient en attendant une réponse. Si aucune réponse n'est donnée, veuillez envoyer un courriel à la liste de diffusion.
  • BTS : Le Debian Bug Tracking System (BTS) contient les détails des bogues signalés par les utilisateurs et les développeurs. Chaque bogue reçoit un numéro et est conservé jusqu'à ce qu'il soit marqué comme traité. Pour plus d'informations, veuillez consulter Rapporter des bogues.
  • Utilisateur

    3. Installation

    3.1 Exigences

    Les exigences pour la création des images Debian Live sont très faibles:

  • Accès super-utilisateur (root)
  • Une version mise à jour de live-build
  • Un shell POSIX, comme bash ou dash
  • debootstrap ou cdebootstrap
  • Linux 2.6.x ou supérieur.
  • Notez que l'utilisation de Debian ou d'une distribution dérivée de Debian n'est pas nécessaire - live-build fonctionne sur presque toutes les distributions remplissant les exigences ci-dessus.

    3.2 Installation de live-build

    Vous pouvez installer live-build d'un certain nombre de façons différentes:

  • À partir du dépôt Debian
  • À partir du code source
  • À partir des instantanés
  • Si vous utilisez Debian, la méthode recommandée consiste à installer live-build à partir du dépôt Debian.

    3.2.1 À partir du dépôt Debian

    Il suffit d'installer live-build comme n'importe quel autre paquet:

    # apt-get install live-build

    3.2.2 À partir du code source

    live-build est développé en utilisant le système de contrôle de version Git. Dans les systèmes basés sur Debian, il est fourni par le paquet git. Pour examiner le dernier code, exécutez:

    $ git clone git://live.debian.net/git/live-build.git

    Vous pouvez compiler et installer votre propre paquet Debian en exécutant:

    $ cd live-build
    $ dpkg-buildpackage -b -uc -us
    $ cd ..

    Maintenant, installez les fichiers récemment construits qui vous intéressent, par exemple

    # dpkg -i live-build_3.0-1_all.deb

    Vous pouvez également installer live-build directement sur votre système en exécutant:

    # make install

    et le désinstaller avec:

    # make uninstall

    3.2.3 À partir des instantanés

    Si vous ne souhaitez pas créer ou installer live-build à partir des sources, vous pouvez utiliser des instantanés. Ils sont construits automatiquement à partir de la dernière version du dépôt Git et sont disponibles sur ‹http://live.debian.net/debian/›.

    3.3 Installation de live-boot et live-config

    Remarque: Vous n'avez pas besoin d'installer live-boot ou live-config sur votre système afin de créer des systèmes Debian Live. Cependant, cela ne fera aucun mal et est utile à des fins de référence. Si vous voulez seulement la documentation, vous pouvez maintenant installer les paquets live-boot-doc et live-config-doc séparément.

    3.3.1 À partir du dépôt Debian

    live-boot et live-config sont tous les deux disponibles dans le dépôt Debian comme expliqué dans Installation de live-build.

    3.3.2 À partir du code source

    Pour utiliser les dernières sources du git, vous pouvez suivre la procédure ci-dessous. Veuillez vous assurer que vous êtes familiarisé avec les termes mentionnés dans Termes.

  • Examiner les sources de live-boot et live-config
  • $ git clone git://live.debian.net/git/live-boot.git
    $ git clone git://live.debian.net/git/live-config.git

    Consultez les pages de manuel de live-boot et live-config pour plus de détails sur la personnalisation si la raison pour laquelle vous créez vos paquets à partir des sources.

  • Créer les fichiers .deb de live-boot et live-config
  • Vous devez créer sur votre distribution cible ou dans un chroot contenant votre plateforme cible: cela signifie que si votre cible est wheezy alors vous devez créer sur wheezy.

    Utilisez un système de construction automatique personnel tel que pbuilder ou sbuild si vous avez besoin de créer live-boot pour une distribution cible qui diffère de votre système de construction. Par exemple, pour les images live de wheezy, créez live-boot dans un chroot wheezy. Si votre distribution cible correspond à votre distribution vous pouvez créer directement sur le système de construction en utilisant dpkg-buildpackage (fourni par le paquet dpkg-dev) :

    $ cd live-boot
    $ dpkg-buildpackage -b -uc -us
    $ cd ../live-config
    $ dpkg-buildpackage -b -uc -us

  • Utiliser les fichiers .deb générés nécessaires.
  • Comme live-boot et live-config sont installés par le système de construction live-build, l'installation de ces paquets dans le système hôte ne suffit pas: vous devez traiter les fichiers .deb générés comme d'autres paquets personnalisés. Comme votre objectif pour la construction à partir du code source est de tester nouvelles choses à court terme avant leur publication officielle, suivez Installation de paquets modifiés ou de tiers pour inclure temporairement les fichiers pertinents dans votre configuration. En particulier, remarquez que les deux paquets sont divisés en une partie générique, une partie de documentation et un ou plusieurs back-ends. Incluez la partie générique, un seul back-end et éventuellement la documentation. En supposant que vous construisiez une image live dans le répertoire courant et ayez généré tous les fichiers .deb pour une version unique des deux paquets dans le répertoire ci-dessus, ces commandes bash copieraient tous les paquets appropriés, y compris les back-ends par défaut:

    $ cp ../live-boot{_,-initramfs-tools,-doc}*.deb  config/packages.chroot/
    $ cp ../live-config{_,-sysvinit,-doc}*.deb  config/packages.chroot/

    3.3.3 À partir des instantanés

    Vous pouvez laisser live-build utiliser automatiquement les derniers instantanés de live-boot et live-config en configurant un dépôt tiers dans votre répertoire de configuration de live-build. En supposant que vous ayez déjà créé un arbre de configuration dans le répertoire courant avec lb config:

    $ lb config --archives live.debian.net

    4. Les bases

    Ce chapitre contient un bref aperçu du processus de construction et des instructions pour utiliser les trois types d'images les plus couramment utilisées. Le type d'image le plus polyvalent, iso-hybrid, peut être utilisé sur une machine virtuelle, un support optique ou un périphérique USB de stockage portable. Dans certains cas particuliers, comme expliqué plus loin, le type hdd peut être plus approprié. Le chapitre se termine avec des instructions pour la construction et l'utilisation d'une image netboot, qui est un peu plus compliquée en raison de la configuration requise sur le serveur. C'est un sujet un peu avancé pour tous ceux qui ne connaissent pas déjà le démarrage sur le réseau, mais est inclus ici car une fois la configuration terminée, c'est un moyen très pratique pour tester et déployer des images pour le démarrage sur le réseau local sans le tracas des supports d'images.

    Tout au long du chapitre, nous ferons souvent référence à la valeur par défaut des noms des fichiers produits par live-build. Si vous téléchargez une image précompilée, les noms des fichiers peuvent varier.

    4.1 Qu'est-ce qu'un système live?

    Un système live signifie généralement un système d'exploitation démarré sur un ordinateur à partir d'un support amovible, tel qu'un CD-ROM, une clé USB ou sur un réseau, prêt à l'emploi sans aucune installation sur le disque habituel, avec auto-configuration fait lors de l'exécution (voir Termes).

    Avec Debian Live, c'est un système Debian GNU/Linux, construit pour une des architectures prises en charge (actuellement amd64 et i386). Il est fait à partir des éléments suivants:

  • Image du noyau Linux, d'habitude appelé vmlinuz*
  • Image du RAM-disque initiale (initrd): Un disque virtuel RAM configuré pour le démarrage de Linux, contenant possiblement des modules nécessaires pour monter l'image du système et certains scripts pour le faire.
  • Image du système: L'image du système de fichiers du système d'exploitation. Habituellement, un système de fichiers SquashFS comprimé est utilisé pour réduire au minimum la taille de l'image Debian Live. Notez qu'il est en lecture seulement. Ainsi, lors du démarrage du système Debian Live nous allons utiliser un disque RAM et un mécanisme "union" pour permettre l'écriture de fichiers dans le système en marche. Cependant, toutes les modifications seront perdues lors de l'arrêt à moins que l'option «persistance» soit utilisée (voir Persistance).
  • Chargeur d'amorçage: Un petit morceau de code conçu pour démarrer à partir du support choisi, il peut présenter un menu rapide ou permettre la sélection des options/configurations. Il charge le noyau Linux et son initrd pour fonctionner avec un système de fichiers associé. Différentes solutions peuvent être utilisées, selon le support de destination et le format du système de fichiers contenant les composants mentionnés précédemment: isolinux pour démarrer à partir d'un CD ou DVD au format ISO9660, syslinux pour démarrer un disque dur ou une clé USB à partir d'une partition VFAT, extlinux pour partitions ext2/3/4 et btrfs, pxelinux pour netboot PXE, GRUB pour partitions ext2/3/4, etc.
  • Vous pouvez utiliser live-build pour construire l'image du système à partir de vos spécifications, configurer un noyau Linux, son initrd, et un chargeur d'amorçage pour les exécuter, tout dans un format en fonction du support (image ISO9660, image disque, etc.).

    4.2 Téléchargement des images précompilées

    Bien que l'objectif de ce manuel soit le développement et la création de vos propres images live, vous pouvez simplement vouloir tester une de nos images précompilées comme une introduction à leur utilisation ou à la construction de vos propres images. Ces images sont construites à l'aide de notre dépôt git live-images et les versions officielles stables sont publiées sur ‹http://www.debian.org/CD/live/›. En outre, les versions plus anciennes et les futures, et des images non officielles contenant micrologiciels et pilotes non libres sont disponibles sur ‹http://live.debian.net/cdimage/release/›.

    4.3 Utiliser le constructeur web d'images live

    En tant que service à la communauté, nous gérons un service de construction d'images web sur ‹http://live-build.debian.net/›. Ce site est maintenu sur la base du meilleur effort. Autrement dit, même si nous nous efforçons de le maintenir à jour et opérationnel à tout moment, et de publier des avis d'importantes interruptions du service, nous ne pouvons pas garantir une disponibilité de 100% ou des constructions d'images rapides, et le service peut parfois avoir des problèmes dont la résolution prend un certain temps. Si vous avez des problèmes ou des questions au sujet du service, veuillez nous contacter en donnant le lien vers votre construction.

    4.3.1 Utilisation du constructeur web et avertissements

    L'interface web ne permet actuellement pas d'empêcher l'utilisation de combinaisons d'options invalides, en particulier quand le changement d'une option (c'est-à-dire en utilisant live-build directement) modifie les valeurs des autres options énumérées dans le formulaire web, le constructeur web ne modifie pas ces valeurs par défaut. Plus particulièrement, si vous changez la valeur --architectures qui est par défaut i386 pour amd64, vous devez modifier l'option correspondante --linux-flavours de la valeur par défaut 486 pour amd64. Voir la page de manuel lb_config pour la version de live-build installée sur le constructeur web pour plus de détails. Le numéro de version de live-build est indiqué au bas de la page web.

    L'estimation du temps donné par le constructeur web est une estimation brute et peut ne pas refléter la durée effective de votre construction. Cette estimation n'est pas actualisée une fois qu'elle est affichée. Soyez patient. Ne rechargez pas la page de la construction, car cela peut soumettre une nouvelle construction avec les mêmes paramètres. Vous devez nous contacter si vous ne recevez pas la notification de votre construction mais seulement une fois que vous êtes sûr que vous avez attendu assez longtemps et vérifié que la notification par e-mail n'a pas été détectée par votre filtre anti-spam.

    Le constructeur web est limité dans les types d'images qu'il peut construire. Cela permet de garder les choses simples et efficaces à utiliser et à maintenir. Si vous souhaitez effectuer des personnalisations qui ne sont pas prévues par l'interface web, le reste de ce manuel explique comment construire vos propres images en utilisant live-build.

    4.4 Premières étapes: la construction d'une image ISO hybride

    Quel que soit le type d'image, vous devrez effectuer les mêmes étapes de base pour créer une image à chaque fois. Comme premier exemple, créez un répertoire de travail, passez dans ce répertoire et exécutez la séquence suivante de commandes live-build pour créer une image ISO hybride de base contenant tout le système Debian par défaut sans X.org. Elle est appropriée pour être gravée sur CD ou DVD, et peut également être copiée sur une clé USB.

    Le nom du répertoire de travail dépend totalement de vous, mais si vous jetez un œil aux exemples utilisés dans live-manual, c'est une bonne idée d'utiliser un nom qui vous aide à identifier l'image avec laquelle vous travaillez dans chaque répertoire, surtout si vous travaillez ou expérimentez avec différents types d'images. Dans ce cas, vous allez construire un système par défaut, nous allons donc l'appeler, par exemple, live-default.

    $ mkdir live-default && cd live-default

    Ensuite, exécutez la commande lb config. Cela va créer une hiérarchie "config/" dans le répertoire courant pour être utilisée par d'autres commandes:

    $ lb config

    Aucun paramètre n'est passé à lb config, donc les défauts seront utilisés pour l'ensemble de ses diverses options. Consultez La commande lb config pour plus de détails.

    Maintenant que la hiérarchie "config/" existe, créez l'image avec la commande lb build :

    # lb build

    Ce processus peut prendre un certain temps, en fonction de la vitesse de votre ordinateur et de votre connexion réseau. Une fois le processus terminé, il devrait y avoir un fichier image binary.hybrid.iso prêt à l'emploi, dans le répertoire courant.

    4.5 Utilisation d'une image ISO hybride live

    Après la construction ou le téléchargement d'une image ISO hybride, qui peut être obtenue sur ‹http://www.debian.org/CD/live/›, l'étape suivante est d'habitude de préparer votre support pour le démarrage, soit sur CD-R(W) ou DVD-R(W), des supports optiques ou une clé USB.

    4.5.1 Graver une image ISO sur un support physique

    Graver une image ISO est facile. Il suffit d'installer /{xorriso} et de l'utiliser à partir de la ligne de commande pour graver l'image. Par exemple:

    # apt-get install xorriso

    $ xorriso -as cdrecord -v dev=/dev/sr0 blank=as_needed binary.hybrid.iso

    4.5.2 Copie d'une image ISO hybride sur une clé USB

    Les images ISO préparées avec xorriso peuvent être simplement copiées sur une clé USB avec dd ou un logiciel équivalent. Branchez une clé USB avec une capacité suffisamment grande pour votre fichier image et déterminez quel périphérique elle est, que nous appelons ci-dessous ${USBSTICK}. C'est le fichier de périphérique de votre clé, tel que /dev/sdb, pas une partition, telle que /dev/sdb1! Vous pouvez trouver le nom du périphérique en regardant la sortie de dmesg après avoir branché le périphérique, ou mieux encore, ls -l /dev/disk/by-id.

    Une fois que vous êtes sûr d'avoir le nom correct de l'appareil, utilisez la commande dd pour copier l'image sur la clé. Ceci écrasera tout fichier déjà existant sur votre clé!

    $ dd if=binary.hybrid.iso of=${USBSTICK}

    4.5.3 Utilisation de l'espace disponible sur une clé USB

    Pour utiliser l'espace libre restant après avoir copié binary.hybrid.iso sur une clé USB, utilisez un outil de partitionnement tel que gparted ou parted afin de créer une nouvelle partition sur la clé. La première partition sera utilisée par le système Debian Live.

    # gparted ${USBSTICK}

    Quand la partition est créée, vous devez y créer un système de fichiers où ${PARTITION} est le nom de la partition, comme /dev/sdb2. Un choix possible serait ext4.

    # mkfs.ext4 ${PARTITION}

    Remarque: Si vous voulez utiliser l'espace supplémentaire avec Windows, ce système d'exploitation ne peut accéder normalement à aucune partition à part la première. Certaines solutions à ce problème ont été discutées sur notre liste de diffusion, mais il semble qu'il n'y a pas de réponse facile.

    Rappelez-vous: Chaque fois que vous installez une nouvelle binary.hybrid.iso sur la clé, toutes les données sur la clé seront perdues parce que la table de partition est écrasée par le contenu de l'image, vous devez sauvegarder votre partition supplémentaire d'abord pour la restaurer à nouveau après la mise à jour de l'image live.

    4.5.4 Démarrer le support live

    La première fois que vous démarrez votre support live, qu'il s'agisse de CD, DVD, clé USB, ou du démarrage par PXE, une certaine configuration dans le BIOS de votre ordinateur peut être d'abord nécessaire. Puisque les BIOS varient grandement en fonctionnalités et raccourcis clavier, on ne peut pas aborder le sujet en profondeur ici. Certains BIOS fournissent une touche pour ouvrir un menu d'amorçage au démarrage, qui est le moyen le plus facile si elle est disponible sur votre système. Sinon, vous avez besoin d'entrer dans le menu de configuration du BIOS et modifier l'ordre de démarrage pour placer le dispositif de démarrage pour le système live devant votre périphérique de démarrage normal.

    Une fois que vous avez démarré le support, un menu de démarrage vous est présenté. Si vous appuyez simplement sur entrée ici, le système va démarrer en utilisant l'entrée par défaut, Live. Pour plus d'informations sur les options de démarrage, consultez l'entrée «Help» dans le menu et aussi les pages de manuel de live-boot et live-config dans le système live.

    En supposant que vous ayez sélectionné Live et démarré une image de bureau live par défaut, après que les messages de démarrage aient défilé, vous devriez être automatiquement connecté au compte user et voir un bureau, prêt à l'emploi. Si vous avez démarré une image de la console uniquement, tels que les types standard ou rescue des images précompilées, vous devriez être automatiquement connecté à la console pour le compte user et voir une invite du shell, prête à l'emploi.

    4.6 Utiliser une machine virtuelle pour les tests

    Exécuter les images live dans une machine virtuelle (VM) peut faire gagner beaucoup de temps. Cela ne vient pas sans avertissements:

  • L'exécution d'une VM demande assez de RAM pour le système d'exploitation client et l'hôte et un CPU avec support matériel pour la virtualisation est recommandé.
  • Il y a quelques limitations inhérentes à l'exécution sur une VM, par exemple des performances vidéo médiocres, ou un choix limité de matériel émulé.
  • Lors du développement d'un matériel spécifique, il n'existe aucun substitut pour l'exécution que le matériel lui-même.
  • Certains ne deviennent visibles que pendant l'exécution dans une VM. En cas de doute, testez votre image directement sur le matériel.
  • À condition de pouvoir travailler avec ces contraintes, examinez les logiciels VM disponibles et choisissez celui qui convient à vos besoins.

    4.6.1 Test d'une image ISO avec QEMU

    La VM la plus polyvalente de Debian est QEMU. Si votre processeur dispose d'une gestion matérielle de la virtualisation, vous pouvez utiliser le paquet qemu-kvm; La description du paquet qemu-kvm énumère brièvement les exigences.

    Tout d'abord, installez qemu-kvm si votre processeur le gère. Sinon, installez qemu. Dans ce cas, le nom du programme est qemu au lieu de kvm dans les exemples suivants. Le paquet qemu-utils est également valable pour créer des images de disques virtuels avec qemu-img.

    # apt-get install qemu-kvm qemu-utils

    Démarrer une image ISO est simple:

    $ kvm -cdrom binary.hybrid.iso

    Voir les pages de manuel pour plus de détails.

    4.6.2 Test d'une image ISO avec virtualbox

    Afin de tester l'ISO avec virtualbox:

    # apt-get install virtualbox virtualbox-qt virtualbox-dkms

    $ virtualbox

    Créez une nouvelle machine virtuelle, modifiez les paramètres de stockage pour utiliser binary.hybrid.iso comme le périphérique CD/DVD et démarrez la machine.

    Remarque: Pour les systèmes live contenant X.org que vous voulez essayer avec virtualbox, vous pouvez inclure le paquet des pilotes VirtualBox X.org, virtualbox-guest-dkms et virtualbox-guest-x11, dans votre configuration de live-build. Sinon, la résolution est limitée à 800x600.

    $ echo "virtualbox-guest-dkms virtualbox-guest-x11" >> config/package-lists/my.list.chroot

    Pour faire fonctionner le paquet dmks, il faut également installer le paquet linux-headers pour le noyau utilisé dans l'image. Au lieu de lister manuellement le paquet linux-headers correct dans la liste de paquets crée ci-dessus, live-build peut faire cela automatiquement.

    $ lb config --linux-packages "linux-image linux-header"

    4.7 Construire et utiliser une image HDD

    La construction d'une image HDD est similaire à une ISO hybride à tous les regards, sauf que vous spécifiez -b hdd et le nom du fichier résultant est binary.img qui ne peut être gravé sur des supports optiques. Il convient pour le démarrage à partir de clés USB, disques durs USB, et divers autres dispositifs de stockage portables. Normalement, une image ISO hybride peut être utilisée à cette fin, mais si vous avez un BIOS qui ne gère pas correctement les images hybrides, vous devez utiliser une image HDD.

    Remarque: si vous avez créé une image ISO hybride avec l'exemple précédent, vous devrez nettoyer votre répertoire de travail avec la commande lb clean (voir La commande lb clean):

    # lb clean --binary

    Exécutez la commande lb config comme avant, sauf que cette fois en spécifiant le type d'image HDD:

    $ lb config -b hdd

    Construisez maintenant l'image avec la commande lb build

    # lb build

    Quand la création de l'image est finie, un fichier binary.img doit être présent dans le répertoire courant.

    L'image binaire générée contient une partition VFAT et le chargeur d'amorçage syslinux, prêts à être écrits directement sur une clé USB. Encore une fois, comme l'utilisation d'une image HDD est juste comme l'utilisation d'une image ISO hybride sur USB, suivez les instructions Utiliser une image live ISO hybride, en utilisant le nom de fichier binary.img au lieu de binary.hybrid.iso.

    De même, pour tester une image HDD avec Qemu, installez qemu comme décrit ci-dessus dans Test d'une image ISO avec QEMU. Ensuite, exécutez kvm ou qemu, selon la version dont votre système hôte a besoin en précisant binary.img comme le premier disque dur.

    $ kvm -hda binary.img

    4.8 Construction d'une image netboot

    La séquence de commandes suivante va créer une image NetBoot de base contenant le système Debian par défaut sans X.org. Elle peut être démarrée sur le réseau.

    Remarque: Si vous avez réalisé quelques-uns des exemples précédents, vous aurez besoin de nettoyer votre répertoire de travail avec la commande lb clean:

    # lb clean

    Dans ce cas spécifique, un lb clean --binary ne serait pas suffisant pour nettoyer les étapes nécessaires. La raison est que dans les configurations de netboot, une configuration initramfs différente doit être utilisée, laquelle live-build exécute automatiquement lors de la construction des images netboot. Puisque la création d'initramfs appartient à l'étape chroot, si on change à netboot dans un répertoire existant, il faut reconstruire le chroot. Par conséquent, il faut faire un lb clean, (qui permettra d'éliminer l'étape chroot, aussi).

    Exécutez la commande suivante pour configurer votre image pour démarrer sur le réseau:

    $ lb config -b netboot --net-root-path "/srv/debian-live" --net-root-server "192.168.0.1"

    Contrairement aux images ISO et HDD, le démarrage sur le réseau ne sert pas l'image du système de fichiers pour le client. Pour cette raison, les fichiers doivent être servis via NFS. Différents systèmes de fichiers réseau peuvent être choisis avec lb config. Les options --net-root-path et --net-root-server indiquent l'emplacement et le serveur, respectivement, du serveur NFS sur lequel l'image du système de fichiers sera située au moment du démarrage. Assurez-vous que ceux-ci sont fixées à des valeurs appropriées pour votre réseau et serveur.

    Construisez maintenant l'image avec la commande lb build

    # lb build

    Dans un démarrage réseau, le client exécute un petit morceau de logiciel qui réside habituellement sur l'EPROM de la carte Ethernet. Ce programme envoie une requête DHCP pour obtenir une adresse IP et les informations sur ce qu'il faut faire ensuite. Typiquement, la prochaine étape est d'obtenir un chargeur d'amorçage de niveau supérieur via le protocole TFTP. Cela pourrait être pxelinux, GRUB, ou démarrer directement à un système d'exploitation comme Linux.

    Par exemple, si vous décompressez le fichier généré binary.netboot.tar dans le répertoire /srv/debian-live, vous trouverez l'image du système de fichiers dans live/filesystem.squashfs et le noyau, initrd et le chargeur d'amorçage pxelinux dans tftpboot/debian-live/i386.

    Nous devons maintenant configurer trois services sur le serveur pour activer le démarrage sur le réseau: le serveur DHCP, serveur TFTP et le serveur NFS.

    4.8.1 Serveur DHCP

    Nous devons configurer le serveur DHCP de notre réseau pour être sûr de donner une adresse IP au client du système du démarrage sur le réseau, et pour annoncer l'emplacement du chargeur d'amorçage PXE.

    Voici un exemple source d'inspiration, écrit pour le serveur ISC DHCP isc-dhcp-server dans le fichier de configuration /etc/dhcp/dhcpd.conf:

    # /etc/dhcp/dhcpd.conf - configuration file for isc-dhcp-server

    ddns-update-style none;

    option domain-name "example.org";
    option domain-name-servers ns1.example.org, ns2.example.org;

    default-lease-time 600;
    max-lease-time 7200;

    log-facility local7;

    subnet 192.168.0.0 netmask 255.255.255.0 {
       range 192.168.0.1 192.168.0.254;
       next-server servername;
       filename "pxelinux.0";
    }

    4.8.2 Serveur TFTP

    Cela sert le noyau et le ramdisk initial pour le système pendant l'exécution.

    Vous devriez installer le paquet tftpd-hpa. Il peut servir tous les fichiers contenus dans un répertoire racine, d'habitude /srv/tftp. Pour le laisser servir des fichiers dans /srv/debian-live/tftpboot, exécutez comme utilisateur root la commande suivante:

    # dpkg-reconfigure -plow tftpd-hpa

    et remplissez le nouveau répertoire du serveur tftp

    4.8.3 Serveur NFS

    Quand l'ordinateur hôte a téléchargé et démarré un noyau Linux et chargé son initrd, il va essayer de monter l'image du système de fichiers live via un serveur NFS.

    Vous devez installer le paquet nfs-kernel-server.

    Ensuite, rendez l'image du système de fichiers disponible via NFS en ajoutant une ligne comme la suivante /etc/exports:

    /srv/debian-live *(ro,async,no_root_squash,no_subtree_check)

    et indiquez cette exportation au serveur NFS avec la commande suivante:

    # exportfs -rv

    La configuation de ces trois services peut être un peu dificile. Vous pourriez avoir besoin de patience pour obtenir que tous fonctionnent ensemble. Pour plus d'informations, consultez le wiki syslinux sur ‹http://www.syslinux.org/wiki/index.php/PXELINUX› ou la section Debian Installer Manual's TFTP Net Booting sur ‹http://d-i.alioth.debian.org/manual/en.i386/ch04s05.html›. Ils pourraient aider parce que leurs processus sont très semblables.

    4.8.4 Guide pratique pour expérimenter avec une image Netboot

    La création d'images netboot est facile avec live-build, mais les tests des images sur des machines physiques peuvent prendre vraiment beaucoup de temps.

    Afin de rendre notre vie plus facile, nous pouvons utiliser la virtualisation.

    4.8.5 Qemu
  • Installer qemu, bridge-utils, sudo.
  • Éditer /etc/qemu-ifup:

    #!/bin/sh
    sudo -p "Password for $0:" /sbin/ifconfig $1 172.20.0.1
    echo "Executing /etc/qemu-ifup"
    echo "Bringing up $1 for bridged mode..."
    sudo /sbin/ifconfig $1 0.0.0.0 promisc up
    echo "Adding $1 to br0..."
    sudo /usr/sbin/brctl addif br0 $1
    sleep 2

    Obtenir, ou construire un grub-floppy-netboot.

    Lancer qemu avec "-net nic,vlan=0 -net tap,vlan=0,ifname=tun0"

    5. Aperçu des outils

    Ce chapitre fournit un aperçu des trois principaux outils utilisés dans les systèmes de construction Debian Live: live-build, live-boot et live-config.

    5.1 Le paquet live-build

    live-build est une collection de scripts pour construire des systèmes Debian Live. Ces scripts sont aussi appelés "commandes".

    L'idée derrière live-build est de constituer un cadre qui utilise un répertoire de configuration pour automatiser et personnaliser complètement tous les aspects de la construction d'une image Live.

    Plusieurs concepts sont similaires à ceux utilisés pour construire des paquets Debian avec debhelper:

  • Les scripts ont un emplacement central pour la configuration de leur fonctionnement. Avec debhelper, c'est le sous-répertoire debian/ d'un arbre de paquets. Par exemple, dh_install cherchera, entre autres, un fichier appelé debian/install pour déterminer quels fichiers doivent exister dans un paquet binaire particulier. De la même manière, live-build enregistre sa configuration entièrement dans un sous-répertoire config/.
  • Les scripts sont indépendants, c'est-à-dire qu'il est toujours sûr d'exécuter chaque commande.
  • Contrairement à debhelper, live-build contient un outil pour générer une arborescence de configuration, lb config. Cela pourrait être considéré comme similaire à des outils tels que dh-make. Pour plus d'informations à propos de lb config, veuillez consulter La commande lb config.

    Le reste de cette section traite des trois commandes les plus importantes:

  • lb config: Responsable de l'initialisation d'un répertoire de configuration du système Live. Voir La commande lb config pour plus d'informations.
  • lb build: Responsable du démarrage d'un système de construction Live. Voir La commande lb build pour plus d'informations.
  • lb clean: Responsable de la suppression des parties d'un système de construction Live. Voir La commande lb clean pour plus d'informations.
  • 5.1.1 La commande lb config

    Comme indiqué dans live-build, les scripts qui composent live-build lisent leur configuration avec la commande source à partir d'un seul répertoire nommé config/. Comme la construction de ce répertoire à la main serait fastidieuse et source d'erreurs, la commande lb config peut être utilisée pour créer une arborescence de configuration.

    Exécuter lb config sans aucun argument crée un sous-répertoire config/ qu'il remplit avec certains paramètres, et un sous-répertoire auto/ avec une arborescence de fichiers.

    $ lb config
    [2013-01-01 09:14:22] lb_config
    P: Considering defaults defined in /etc/live/build.conf
    P: Creating config tree for a debian/i386 system

    L'utilisation de lb config sans aucun argument serait appropriée pour les utilisateurs qui ont besoin d'une image de base, ou qui ont l'intention de fournir plus tard une configuration plus complète via auto/config (voir Gestion d'une configuration pour plus de détails).

    Normalement, vous voulez indiquer certaines options. Par exemple, pour indiquer la distribution que vous voulez construire en utilisant son nom de code:

    $ lb config --distribution sid

    Il est possible d'indiquer plusieurs options, telles que:

    $ lb config --binary-images netboot --bootappend-live "boot=live config hostname=live-host username=live-user" ...

    Une liste complète des options est disponible dans la page de manuel de lb_config.

    5.1.2 La commande lb build

    La commande lb build lit dans votre configuration à partir du répertoire config/. Elle exécute alors les commandes de niveau inférieur nécessaires à la construction de votre système Live.

    5.1.3 La commande lb clean

    Le rôle de la commande lb clean est d'enlever les différentes parties d'une construction afin que autres compilations ultérieures puissent commencer à partir d'un état propre. Par défaut, les étapes chroot, binary et source sont nettoyées, mais le cache est laissé intact. En outre, les étapes peuvent être nettoyées individuellement. Par exemple, si vous avez effectué des changements qui affectent uniquement la phase binaire, utilisez lb clean --binary avant de construire un nouveau binaire. Voir la page de manuel de lb_clean pour une liste complète des options.

    5.2 Le paquet live-boot

    live-boot est une collection de scripts fournissant des hooks pour initramfs-tools. Il est utilisé pour générer un initramfs capable de démarrer des systèmes live, comme ceux créés par live-build. Cela inclut les ISOs de Debian Live, netboot tarballs, et les images pour clés USB.

    Au démarrage, il va chercher un support en lecture seule qui contient un répertoire /live/ où un système de fichiers racine (souvent une image du système de fichiers compressée comme squashfs) est stocké. S'il le trouve, il va créer un environnement accessible en écriture, en utilisant aufs, afin que les systèmes similaires à Debian puissent démarrer à partir de cet environnement.

    Plus d'information sur initial ramfs dans Debian peut être trouvée dans le Debian Linux Kernel Handbook sur ‹http://kernel-handbook.alioth.debian.org/› dans le chapitre sur initramfs.

    5.3 Le paquet live-config

    live-config se compose des scripts qui s'exécutent au démarrage après live-boot pour configurer le système live automatiquement. Il gère les tâches telles que l'établissement du nom d'hôte, des paramètres régionaux et du fuseau horaire, la création de l'utilisateur live, l'inhibition des cron jobs et l'autologin de l'utilisateur live.

    6. Gestion d'une configuration

    Ce chapitre explique comment gérer une configuration d'un système live à partir d'une création initiale, à travers des révisions successives et des versions successives du logiciel live-build et de l'image live elle-même.

    6.1 Gérer les modifications de la configuration

    Les configurations live sont rarement parfaites du premier coup. Il peut être bon de passer des options lb config à partir de la ligne de commande pour effectuer une construction unique, mais il est plus courant de réviser ces options et de construire à nouveau jusqu'à ce que vous soyez satisfait. Afin de prendre en charge ces changements, vous aurez besoin des scripts automatiques qui assurent le maintien de votre configuration dans un état cohérent.

    6.1.1 Pourquoi utiliser des scripts auto? Que font-ils?

    La commande lb config enregistre les options que vous lui passez avec les fichiers dans config/* avec beaucoup d'autres options aux valeurs par défaut. Si vous exécutez lb config à nouveau, il ne réinitialisera pas l'option qui a été mise par défaut en fonction de vos options initiales. Ainsi, par exemple, si vous exécutez lb config à nouveau avec une nouvelle valeur pour --distribution, toutes les options qui ont été mises à leur valeur par défaut pour l'ancienne distribution ne peuvent plus fonctionner avec la nouvelle distribution. Ces fichiers ne sont pas destinés à être lus ou modifiés. Ils enregistrent des valeurs pour plus d'une centaine d'options, donc personne (y-compris vous) ne pourra voir dans ces options lesquelles vous avez réellement indiquées. Finalement, si vous lancez lb config, puis mettez live-build à niveau et que celui-ci renomme une option, config/* contiendra toujours des variables nommées en fonction de l'ancienne option et qui ne seront plus valides.

    Pour toutes ces raisons, les scripts auto/* vous rendront la vie plus facile. Ils sont de simples emballages pour les commandes lb config, lb build et lb clean qui sont conçus pour vous aider à gérer votre configuration. Le script auto/config enregistre votre commande lb config avec toutes les options désirées, le script auto/clean supprime les fichiers contenant les valeurs des variables de configuration et le script auto/build crée un build.log de chaque construction. Et chaque fois que vous lancez la commande lb correspondante, ces fichiers sont exécutés automatiquement. En utilisant ces scripts, votre configuration est plus facile à lire et a une cohérence interne d'une révision à l'autre. En outre, il sera plus facile pour vous d'identifier et corriger les options qui doivent changer lorsque vous mettez à niveau live-build après avoir lu la documentation mise à jour.

    6.1.2 Utiliser les scripts auto d'exemple

    Pour votre commodité, live-build est fourni avec des scripts shell d'exemple, pour les copier et les modifier. Lancez une nouvelle configuration par défaut, puis copiez les exemples:

    $ mkdir mylive && cd mylive && lb config
    $ cp /usr/share/doc/live-build/examples/auto/* auto/

    Modifiez auto/config en ajoutant des options comme bon vous semble. Par exemple:

    #!/bin/sh
    lb config noauto \
         --architectures i386 \
         --linux-flavours 686-pae \
         --binary-images hdd \
         --mirror-bootstrap http://ftp.ch.debian.org/debian/ \
         --mirror-binary http://ftp.ch.debian.org/debian/ \
         "${@}"

    Maintenant, chaque fois que vous utilisez lb config, auto/config réinitialisera la configuration basée sur ces options. Lorsque vous souhaitez effectuer des modifications, modifiez les options dans ce fichier au lieu de les passer à lb config. Lorsque vous utilisez lb clean, auto/clean va nettoyer les fichiers ainsi que tous les autres produits de construction. Et enfin, lorsque vous utilisez lb build, un journal de la construction est écrit par auto/build dans build.log.

    Remarque: Un paramètre spécial noauto est utilisé ici pour éliminer un autre appel à auto/config, évitant ainsi une récursion infinie. Assurez-vous que vous ne l'avez pas accidentellement supprimé en modifiant le fichier. Aussi, prenez soin de vous assurer quand vous divisez la commande lb config sur plusieurs lignes pour une meilleure lisibilité, comme le montre l'exemple ci-dessus, que vous n'oubliez pas la barre oblique inverse (\) de sorte que chaque ligne continue à la suivante.

    6.2 Cloner une configuration publiée via Git

    Utilisez l'option lb config --config pour cloner un dépôt Git qui contient une configuration de Debian Live. Si vous souhaitez baser votre configuration sur une autre maintenue par le projet Debian Live, allez voir le dépôt sur ‹http://live.debian.net/gitweb› avec le nom live-images sous le titre Packages. Ce dépôt contient les configurations pour les images précompilées de Debian Live.

    Par exemple, pour construire une image de récupération, utilisez le dépôt live-images comme suit:

    $ mkdir live-images && cd live-images
    $ lb config --config git://live.debian.net/git/live-images.git
    $ cd images/rescue

    Modifiez auto/config et toutes les autres choses dont vous avez besoin dans l'arbre config en fonction de vos besoins. Par exemple, les images precompilées non officielles qui contiennent paquets non-free sont faites en ajoutant simplement --archive-areas "main contrib non-free".

    Vous pouvez éventuellement définir un raccourci dans votre configuration Git en ajoutant la ligne suivante à votre ${HOME}/.gitconfig:

    [url "git://live.debian.net/git/"]
             insteadOf = ldn:

    Cela vous permet d'utiliser ldn: quand vous voulez indiquer l'adresse d'un dépôt live.debian.net. Si vous supprimez le suffixe optionnel .git, commencer une nouvelle image en utilisant cette configuration est aussi simple que:

    $ lb config --config ldn:live-images

    Le clonage de la totalité du dépôt live-images copie les configurations utilisées pour plusieurs images. Si vous voulez construire une image différente lorsque vous avez terminé avec la première, changez de répertoire et, éventuellement, faites les modifications dont vous avez besoin.

    Dans tous les cas, n'oubliez pas qu'il faut à chaque fois construire l'image en tant que superutilisateur: lb build

    7. Vue d'ensemble de la personnalisation

    Ce chapitre donne un aperçu des diverses façons dont vous pouvez personnaliser un système Debian Live.

    7.1 Configuration pendant la construction vs. l'amorçage

    Les options de configuration d'un système live sont divisées en options au moment de la construction, ces options sont appliquées pendant la création et des options au moment du démarrage, qui sont appliquées pendant le démarrage. Les options au moment du démarrage sont divisées en celles qui surviennent au début, appliquées par le paquet live-boot, et celles qui arrivent plus tard, appliquées par live-config. Toute option d'amorçage peut être modifiée par l'utilisateur en l'indiquant à l'invite de démarrage. L'image peut également être construite avec les paramètres de démarrage par défaut et alors les utilisateurs peuvent normalement démarrer directement le système live sans indiquer aucune option lorsque toutes les valeurs par défaut sont appropriées. En particulier, l'argument lb --bootappend-live se compose de toutes les options de ligne de commande du noyau par défaut pour le système live, comme la persistance, les claviers, ou le fuseau horaire. Voir Personnalisation des paramètres régionaux et la langue, par exemple.

    Les options de configuration pendant la construction sont décrites dans les pages de manuel pour live-boot et live-config. Bien que les paquets live-boot et live-config soient installés dans le système live que vous construisez, il est recommandé que vous les installiez également sur votre système de construction pour vous y référer facilement lorsque vous travaillez sur votre configuration. Cela peut être fait sans danger car aucun des scripts contenus ne sont exécutés à moins que le système soit configuré comme un système live.

    7.2 Étapes de la construction

    Le processus de construction est divisé en étapes, avec des personnalisations différentes appliquées dans l'ordre dans chaque étape. La première étape à exécuter est l'étape bootstrap. C'est la phase initiale de peuplement du répertoire chroot avec des paquets pour faire un système Debian de base. Elle est suivie par l'étape chroot, qui complète la construction du répertoire chroot, le peuplant de tous les paquets listés dans la configuration, ainsi que tout autre matériel. La plupart de la personnalisation du contenu se produit à ce stade. La dernière étape de la préparation de l'image live est l'étape binary, qui construit une image amorçable, en utilisant le contenu du répertoire chroot pour construire le système de fichiers racine pour le système Live. Il comprend l'installateur et tout autre matériel supplémentaire sur le support cible en dehors du système de fichiers du système live. Quand l'image live est construite, s'il est activé, le tarball des sources est construit dans l'étape source.

    À chacune de ces étapes, les commandes sont appliquées dans un ordre particulier. Les commandes sont ordonnées de manière à assurer que les personnalisations puissent être superposées de manière raisonnable. Par exemple, dans l'étape chroot, les préconfigurations sont appliqués avant que tous les paquets ne soient installés, les paquets sont installés avant que tous les fichiers locaux inclus ne soient copiés et les hooks sont exécutés plus tard, quand tous les matériaux sont en place.

    7.3 Supplément lb config avec des fichiers

    Bien que lb config crée une arborescence de configuration dans le répertoire config/, pour accomplir vos objectifs, vous pourriez avoir besoin de fournir des fichiers supplémentaires dans les sous-répertoires de config/. Selon l'endroit où les fichiers sont stockés dans la configuration, ils peuvent être copiés dans le système de fichiers du système live ou dans le système de fichiers de l'image binaire, ou peuvent fournir pendant la construction des configurations du système qui seraient lourdes à passer comme options de la ligne de commande. Vous pouvez inclure des choses telles que des listes personnalisées de paquets, art personnalisé, ou des scripts hook à exécuter, soit pendant la construction soit au démarrage, ce qui augmente la flexibilité déjà considérable de debian-live avec le code de votre choix.

    7.4 Tâches de personnalisation

    Les chapitres suivants sont organisés par les types des tâches de personnalisation que les utilisateurs effectuent généralement: Personnalisation de l'installation de paquets, Personnalisation des contenus et Personnalisation des paramètres régionaux et la langue couvrent quelques choses que vous pourriez vouloir faire.

    8. Personnalisation de l'installation de paquets

    La personnalisation la plus fondamentale d'un système Debian Live est sans doute la sélection des paquets à inclure dans l'image. Ce chapitre vous guide tout au long des différentes options de construction pour personnaliser l'installation des paquets avec live-build. Le plus large choix influençant les paquets disponibles pour l'installation dans l'image sont la distribution et les zones d'archive. Afin de vous assurer des vitesses de téléchargement décentes, vous devez choisir un miroir de distribution proche. Vous pouvez également ajouter vos propres dépôts pour les rétroportages, paquets expérimentaux ou personnalisés, ou inclure des paquets directement comme fichiers. Vous pouvez définir des listes de paquets, incluant des métapaquets qui installent en même temps de nombreux paquets liés, tels que les paquets pour ordinateurs de bureau ou une langue particulière. Enfin, un certain nombre d'options donne un certain contrôle sur apt, ou si vous préférez, aptitude, pendant la construction quand les paquets sont installés. Vous pouvez trouver cela très pratique si vous utilisez un proxy, si vous voulez désactiver l'installation des paquets recommandés pour économiser l'espace, ou avez besoin de contrôler quelles versions des paquets sont installées via APT pinning, pour ne nommer que quelques possibilités.

    8.1 Sources des paquets
    8.1.1 Distribution, zones d'archive et mode

    La distribution que vous choisissez a le plus large impact sur les paquets qui sont disponibles pour l'inclusion dans votre image live. Indiquez le nom de code, qui est par défaut wheezy pour la version de live-build dans wheezy. Toute distribution actuelle dans l'archive Debian peut être indiquée par son nom de code ici. (Voir Termes pour plus de détails.) L'option --distribution influence non seulement la source des paquets dans l'archive, mais indique également à live-build comment construire chaque distribution prise en charge. Par exemple, pour construire sur unstable, sid, précisez:

    $ lb config --distribution sid

    Dans l'archive de distribution, les zones d'archive («archive areas») sont les principales divisions de l'archive. Dans Debian, ce sont main, contrib et non-free. Seule main contient des logiciels qui font partie de la distribution Debian, c'est donc la valeur par défaut. Une ou plusieurs valeurs peuvent être indiquées, par exemple:

    $ lb config --archive-areas "main contrib non-free"

    La prise en charge d'experimental est disponible pour certains dérivés de Debian grâce à l'option --mode. L'option par défaut est debian mais seulement si vous construisez sur un système Debian ou un système inconnu. Si lb config est appelé sur un des dérivés pris en charge, il créera par défaut une image de ce dérivé. Si par exemple lb config est lancé en mode ubuntu, les noms de distribution et des zones d'archives pour ce dérivé spécifique seront gérés à la place de ceux de Debian. Le mode modifie également le comportement de live-build en fonction des dérivés.

    Remarque: Les projets pour lesquels ces modes ont été ajoutés sont chargés d'aider les utilisateurs de ces options. Le projet Debian Live, en retour, fournit un soutien de développement sur une base du meilleur effort seulement, en fonction des commentaires sur les projets dérivés que nous n'avons pas développés ou pris en charge nous-mêmes.

    8.1.2 Miroirs de distribution

    L'archive Debian est répliquée sur un grand réseau de miroirs autour du monde pour que les habitants de chaque région puissent choisir un miroir proche ayant la meilleure vitesse de téléchargement. Chacune des options --mirror-* régit quel miroir de distribution est utilisé dans les différentes étapes de la construction. Rappelez-vous dans les Étapes de la construction que l'étape bootstrap a lieu quand le chroot est initialement peuplé par debootstrap avec un système minimal, et l'étape chroot a lieu quand le chroot utilisé pour construire le système de fichiers du système live est construit. Ainsi, les commutateurs des miroirs correspondants sont utilisés pour ces étapes et plus tard, dans l'étape binary, les valeurs --mirror-binary et --mirror-binary-security sont utilisées, remplaçant tout miroir utilisé dans une étape antérieure.

    8.1.3 Miroirs de distribution utilisés lors de la construction

    Pour définir les miroirs de distribution utilisés pendant la construction pour pointer vers un miroir local, il suffit de fixer --mirror-bootstrap , --mirror-chroot-security et --mirror-chroot-backports comme suit.

    $ lb config --mirror-bootstrap http://localhost/debian/ \
              --mirror-chroot-security http://localhost/debian-security/ \
              --mirror-chroot-backports http://localhost/debian-backports/

    Le miroir chroot, indiqué avec --mirror-chroot, est par défaut la valeur de --mirror-bootstrap.

    8.1.4 Miroirs de distribution utilisés pendant l'exécution

    Les options --mirror-binary* régissent les miroirs de distribution placés dans l'image binaire. Elles peuvent être utilisées pour installer des paquets supplémentaires lors de l'exécution du système live. Les valeurs par défaut emploient http.debian.net, un service qui choisit un miroir géographiquement proche basé, entre autres choses, sur la famille IP de l'utilisateur et la disponibilité des miroirs. C'est un choix approprié lorsque vous ne pouvez pas prédire quel miroir sera le meilleur pour tous vos utilisateurs. Autrement, vous pouvez indiquer vos propres valeurs, comme indiqué dans l'exemple ci-dessous. Une image construite avec cette configuration ne serait appropriée que pour les utilisateurs sur un réseau où le "mirror" est accessible.

    $ lb config --mirror-binary http://mirror/debian/ \
              --mirror-binary-security http://mirror/debian-security/ \
              --mirror-binary-backports http://mirror/debian-backports/

    8.1.5 Dépôts additionnels

    Vous pouvez ajouter d'autres dépôts, élargissant votre choix de paquets au-delà de ceux disponibles dans votre distribution cible. Cela peut être, par exemple, pour avoir des paquets rétroportés, personnalisés ou expérimentaux. Pour configurer des dépôts supplémentaires, créez les fichiers config/archives/your-repository.list.chroot, et/ou config/archives/your-repository.list.binary. Comme avec les options --mirror-*, ces fichiers donnent les dépôts utilisés dans l'étape chroot lors de la construction de l'image, et dans l'étape binary, c'est-à-dire pendant l'exécution du système live.

    Par exemple, config/archives/live.list.chroot vous permet d'installer les paquets du dépôt des instantanés debian live pendant la construction du système live.

    deb http://live.debian.net/ sid-snapshots main contrib non-free

    Si vous ajoutez la même ligne à config/archives/live.list.binary, le dépôt sera ajouté au répertoire /etc/apt/sources.list.d/ de votre système live.

    Si ces fichiers existent, ils seront sélectionnés automatiquement.

    Vous devriez également mettre la clé GPG utilisée pour signer le dépôt dans les fichiers config/archives/your-repository.key.{binary,chroot}

    Si vous avez besoin d'un APT pinning personnalisé, les préférences APT peuvent être placées dans les fichiers config/archives/your-repository.pref.{binary,chroot} et elles seront automatiquement ajoutées à votre système live dans le répertoire /etc/apt/preferences.d/.

    Remarque: certains dépôts de paquets préconfigurés sont disponibles pour une sélection facile grâce à l'option --archives, par exemple pour activer les instantanés live, il suffit une simple commande:

    $ lb config --archives live.debian.net

    8.2 Choisir les paquets à installer

    Il y a un certain nombre de façons pour choisir quels paquets live-build s'installeront dans votre image, couvrant toute une variété de besoins. Vous pouvez tout simplement nommer les paquets individuels à installer dans une liste de paquets. Vous pouvez également choisir des métapaquets dans ces listes, ou les sélectionner en utilisant les champs de contrôle de fichiers des paquets. Enfin, vous pouvez placer des paquets dans votre arbre config/ qui est bien adapté aux essais de nouveaux paquets ou expérimentaux avant qu'ils ne soient disponibles sur un dépôt.

    8.2.1 Listes de paquets

    Les listes de paquets sont un excellent moyen d'exprimer quels paquets doivent être installés. La syntaxe de la liste gère des sections conditionnelles, ce qui les rend faciles à construire et à adapter pour leur utilisation dans des configurations multiples. Les noms des paquets peuvent également être injectés dans la liste en utilisant des assistants de shell pendant la construction.

    Remarque: Le comportement de live-build pour indiquer un paquet qui n'existe pas est déterminé par votre choix de l'utilitaire APT. Consultez Choisir apt ou aptitude pour plus de détails.

    8.2.2 Utilisation des métapaquets

    La façon la plus simple de remplir votre liste de paquets consiste à utiliser un métapaquet de tâche maintenu par votre distribution. Par exemple:

    $ lb config
    $ echo task-gnome-desktop > config/package-lists/desktop.list.chroot

    Cela remplace l'ancienne méthode des listes prédéfinies gérée dans live-build 2.x. Contrairement aux listes prédéfinies, les métapaquets ne sont pas spécifiques au projet Debian Live. Au lieu de cela, ils sont maintenus par des groupes de travail spécialisés dans la distribution et reflètent donc le consensus de chaque groupe sur les paquets pour mieux servir les besoins des utilisateurs. Ils couvrent également une gamme beaucoup plus large des cas d'utilisation que les listes prédéfinies qu'ils remplacent.

    Tous les métapaquets de tâches sont préfixés avec task-, donc un moyen rapide pour déterminer lesquels sont disponibles (même s'il peut y avoir une poignée de faux positifs dont le nom correspond mais qui ne sont pas des métapaquets) est de faire correspondre le nom du paquet avec:

    $ apt-cache search --names-only ^task-

    En plus, vous trouverez d'autres métapaquets à des fins diverses. Certains sont des sous-ensembles de paquets de tâches plus larges, comme gnome-core, tandis que d'autres sont des pièces individuelles spécialisées d'un Debian Pure Blend, comme les métapaquets education-*. Pour lister tous les métapaquets dans l'archive, installez le paquet debtags et listez tous les paquets ayant l'étiquette role::metapackage comme suit:

    $ debtags search role::metapackage

    8.2.3 Listes de paquets locaux

    Que vous listiez des métapaquets, des paquets individuels ou une combinaison des deux, toutes les listes de paquets locaux sont stockées dans config/package-lists/. Comme plus d'une liste peut être utilisée, cela se prête bien à une conception modulaire. Par exemple, vous pouvez décider de consacrer une liste à un choix particulier de bureau, l'autre à une collection de paquets connexes qui pourraient aussi bien être utilisés au-dessus d'un bureau différent. Cela vous permet d'expérimenter avec différentes combinaisons d'ensembles de paquets avec un minimum de tracas en utilisant des listes communes entre les différents projets d'images live.

    Les listes de paquets qui existent dans ce répertoire ont besoin d'avoir un suffixe .list pour être traitées, puis un suffixe d'étape supplémentaire .chroot ou .binary pour indiquer à quelle étape la liste est destinée.

    Remarque: Si vous n'indiquez pas le suffixe de l'étape, la liste sera utilisée pour les deux étapes. Normalement, vous voulez indiquer .list.chroot de sorte que les paquets soient seulement installés dans le système de fichiers live et ne pas avoir une copie supplémentaire des .deb placée sur le support.

    8.2.4 Listes de paquets locaux pour l'étape binary

    Pour faire une liste pour l'étape binary, placez un fichier avec le suffixe .list.binary dans config/package-lists/. Ces paquets ne sont pas installés dans le système de fichiers live, mais sont inclus sur le support live sous pool/. Vous utiliserez généralement cette liste avec une des variantes d'installation non-live. Comme mentionné ci-dessus, si vous voulez que cette liste soit la même que votre liste pour l'étape chroot, utilisez simplement le suffixe .list.

    8.2.5 Listes de paquets générées

    Il arrive parfois que la meilleure façon de composer une liste soit de la générer avec un script. Toute ligne commençant par un point d'exclamation indique une commande à exécuter dans le chroot lorsque l'image est construite. Par exemple, on pourrait inclure la ligne ! grep-aptavail -n -sPackage -FPriority standard | sort dans une liste de paquets qui permet de produire une liste triée des paquets disponibles avec Priority: standard.

    En fait, la sélection des paquets avec la commande grep-aptavail (du paquet dctrl-tools) est si utile que live-build fournit un script Packages à titre de commodité. Ce script accepte deux arguments: field et pattern. Ainsi, vous pouvez créer une liste avec le contenu suivant:

    $ lb config
    $ echo '! Packages Priority standard' > config/package-lists/standard.list.chroot

    8.2.6 Utiliser des conditions dans les listes de paquets

    Toutes les variables de configuration de live-build stockées dans config/* (sans le préfixe LB_) peuvent être utilisées dans des instructions conditionnelles dans les listes de paquets. Généralement, cela correspond à toute option lb config en majuscule et avec tirets changés en caractères de soulignement. Mais en pratique, ce ne sont que celles qui influencent la sélection des paquets qui font sens, comme DISTRIBUTION, ARCHITECTURES ou ARCHIVE_AREAS.

    Par exemple, pour installer ia32-libs si --architectures amd64 est indiqué:

    #if ARCHITECTURES amd64
    ia32-libs
    #endif

    Vous pouvez tester pour un certain nombre de valeurs, par exemple pour installer memtest86+ si --architectures i386 ou --architectures amd64 est indiqué:

    #if ARCHITECTURES i386 amd64
    memtest86+
    #endif

    Vous pouvez également tester avec des variables pouvant contenir plus d'une valeur, par exemple pour installer vrms si contrib ou non-free est indiqué via --archive-areas:

    #if ARCHIVE_AREAS contrib non-free
    vrms
    #endif

    L'imbrication des conditions n'est pas prise en charge.

    8.2.7 Tâches de bureau et de langue

    Les tâches de bureau et de langue sont des cas particuliers qui ont besoin d'une certaine planification et de configuration supplémentaire. Dans l'installateur Debian, si le support a été préparé pour un environnement de bureau particulier, la tâche correspondante sera automatiquement installée. Ainsi, il y a tâches internes gnome-desktop, kde-desktop, lxde-desktop et xfce-desktop, dont aucune n'est proposée dans le menu tasksel. De même, il n'y a pas d'élément de menu pour les tâches de langue, mais le choix de la langue de l'utilisateur lors de l'installation influence le choix des tâches de langue correspondantes.

    Lors du développement d'une image de bureau live, l'image s'amorce généralement directement sur un bureau de travail. Les choix de l'environnement de bureau et la langue par défaut ont été faits pendant la construction et non pas pendant l'exécution comme dans le cas de l'installateur de Debian. Cela ne veut pas dire qu'une image live ne pourrait pas être construite pour prendre en charge plusieurs environnements de bureau ou plusieurs langues et offrir à l'utilisateur un choix, mais ce n'est pas le comportement par défaut de live-build.

    Comme aucune disposition n'est faite automatiquement pour les tâches de la langue, qui comprennent des éléments tels que des polices spécifiques à la langue et des paquets de méthodes de saisie, vous devez les indiquer dans votre configuration si vous les voulez. Par exemple, une image de bureau GNOME contenant la prise en charge de l'allemand pourrait inclure les métapaquets de tâches suivants:

    $ lb config
    $ echo "task-gnome-desktop task-laptop" >> config/package-lists/my.list.chroot
    $ echo "task-german task-german-desktop task-german-gnome-desktop" >> config/package-lists/my.list.chroot

    8.2.8 Version et type de noyau

    Un ou plusieurs types de noyau seront inclus dans votre image par défaut, en fonction de l'architecture. Vous pouvez choisir différents types avec l'option --linux-flavours. Chaque type est suffixé à partir de linux-image pour former le nom de chaque métapaquet qui dépend à son tour d'un paquet noyau exact à inclure dans votre image.

    Ainsi, par défaut, une image pour l'architecture amd64 comprendra le métapaquet linux-image-amd64, et une image pour l'architecture i386 comprendra les métapaquets linux-image-486 et linux-image-686-pae. Au moment de la rédaction, ces paquets dépendent de linux-image-3.2.0-4-amd64, linux-image-3.2.0-4-486 et linux-image-3.2.0-4-686-pae, respectivement.

    Lorsque plus d'une version du paquet du noyau est disponible dans vos archives configurées, vous pouvez indiquer un nom du paquet du noyau différent avec l'option --linux-packages. Par exemple, supposons que vous construisiez une image pour l'architecture amd64 et ajoutiez l'archive expérimentale pour faire des test afin que vous puissiez installer le noyau linux-image-3.7-trunk-amd64. Vous devez configurer cette image comme suit:

    $ lb config --linux-packages linux-image-3.7-trunk
    $ echo "deb http://ftp.debian.org/debian/ experimental main" > config/archives/experimental.list.chroot

    8.2.9 Noyaux personnalisés

    Vous pouvez créer et inclure vos propres noyaux personnalisés, à condition qu'ils soient intégrés dans le système de gestion des paquets Debian. Le système de live-build ne gère pas les noyaux qui ne sont pas construits sous forme de paquets .deb.

    La façon correcte et recommandée de déployer vos propres paquets du noyau est de suivre les instructions dans le kernel-handbook. N'oubliez pas de modifier l'ABI et les suffixes de manière appropriée, puis d'inclure une construction complète des paquets linux et linux-latest dans votre dépôt.

    Si vous optez pour la construction des paquets du noyau sans les métapaquets correspondants, vous devez indiquer une chaîne --linux-packages appropriée tel que discuté dans Version et type de noyau. Comme nous l'expliquons dans Installation de paquets modifiés ou tiers, il est préférable que vous incluiez vos paquets de noyau personnalisés à votre propre dépôt, bien que les alternatives discutées dans cette section fonctionnent bien également.

    Donner des conseils sur la façon de personnaliser votre noyau sort du cadre de ce document. Toutefois, vous devez au moins vous assurer que votre configuration répond à ces exigences minimales:

  • Utilisez un ramdisk initial.
  • Incluez un module d'union de systèmes de fichiers (par exemple aufs).
  • Incluez tous les autres modules du système de fichiers requis pour votre configuration (habituellement squashfs).
  • 8.3 Installation de paquets modifiés ou tiers

    Bien que ce soit contre la philosophie de Debian Live, il peut parfois être nécessaire de construire un système live avec des versions modifiées des paquets du dépôt Debian. Cela peut être pour modifier ou prendre en charge des fonctionnalités supplémentaires, des langues et la marque, ou même pour supprimer des éléments indésirable dans les paquets existants.De même, les paquets «tiers» peuvent être utilisés pour ajouter des fonctionnalités sur mesure et/ou propriétaires.

    Cette section ne couvre pas les conseils concernant la construction ou la maintenance des paquets modifiés. La méthode de Joachim Breitner 'How to fork privately' ‹http://www.joachim-breitner.de/blog/archives/282-How-to-fork-privately.html› peut, cependant, vous intéresser. La création de paquets sur mesure est traitée dans le guide du nouveau mainteneur Debian à ‹http://www.debian.org/doc/maint-guide/› et ailleurs

    Il y a deux façons d'installer des paquets personnalisés modifiés:

  • packages.chroot
  • Utiliser un dépôt APT personnalisé
  • Utiliser packages.chroot est plus simple à réaliser et utile pour les personnalisations ponctuelles mais a un certain nombre d'inconvénients, alors qu'utiliser un dépôt personnalisé APT est plus fastidieux à mettre en place.

    8.3.1 Utiliser packages.chroot pour installer des paquets personnalisés

    Pour installer un paquet personnalisé, il suffit de le copier dans le répertoire config/packages.chroot/. Les paquets qui sont dans ce répertoire seront automatiquement installés dans le système live pendant la construction du système - vous n'avez pas besoin de les indiquer ailleurs.

    Les paquets doivent être nommés de la manière prescrite. Une façon simple de le faire consiste à utiliser dpkg-name.

    L'utilisation de packages.chroot pour l'installation de paquets personnalisés a des inconvénients:

  • Il n'est pas possible d'utiliser APT de façon sécurisée.
  • Vous devez installer tous les paquets appropriés dans le répertoire config/packages.chroot/.
  • Il ne se prête pas au stockage de configurations Debian Live dans le contrôle de révision.
  • 8.3.2 Utiliser un dépôt APT pour installer des paquets personnalisés.

    Contrairement à l'utilisation de packages.chroot, lorsque vous utilisez un dépôt personnalisé APT, vous devez vous assurer que vous indiquez les paquets ailleurs. Voir Choisir les paquets à installer pour plus de détails.

    S'il peut sembler inutile de créer un dépôt APT pour installer des paquets personnalisés, l'infrastructure peut être facilement réutilisée à une date ultérieure pour offrir les mises à jour des paquets modifiés.

    8.3.3 Les paquets personnalisés et APT

    live-build utilise apt pour installer tous les paquets dans le système live, il héritera donc des comportements de ce logiciel. Un exemple pertinent est que (en supposant une configuration par défaut), s'il y a un paquet disponible dans deux dépôts différents avec des numéros de version différents, APT choisira d'installer le paquet ayant le numéro de version le plus grand.

    Pour cette raison, vous pouvez incrémenter le numéro de version dans les fichiers debian/changelog de vos paquets personnalisés pour vous assurer que votre version modifiée sera installée au lieu d'une autre provenant des dépôts officiels Debian. Cela peut aussi être afait en modifiant les préférences d'APT pinning dans le système live − voir APT pinning pour plus d'informations.

    8.4 Configuration d'APT pendant la construction

    Vous pouvez configurer APT par un certain nombre d'options appliquées uniquement pendant la construction. (La configuration d'APT utilisée dans le système live en fonctionnement peut être configurée de façon normale pour un système live, c'est-à-dire en incluant les configurations appropriées dans config/includes.chroot/.) Pour une liste complète, regardez les options commençant par apt dans la page de manuel de lb_config.

    8.4.1 Choisir apt ou aptitude

    Vous pouvez choisir d'utiliser soit apt, soit aptitude. Le choix du logiciel utilisé dépend de l'argument --apt de lb config. Choisissez la méthode ayant le comportement que vous préférez pour l'installation de paquets, la différence notable étant la manière dont les paquets manquants sont traités.

  • apt: Avec cette méthode, si un paquet manquant est indiqué, l'installation va échouer. C'est le réglage par défaut.
  • aptitude: Avec cette méthode, si un paquet manquant est indiqué, l'installation va réussir.
  • 8.4.2 Utilisation d'un proxy avec APT

    Une configuration communément requise par APT est de gérer la construction d'une image derrière un proxy. Vous pouvez indiquer votre proxy APT avec les options --apt-ftp-proxy ou --apt-http-proxy si nécessaire, par exemple

    $ lb config --apt-http-proxy http://proxy/

    8.4.3 Régler APT pour économiser de l'espace

    Vous pouvez avoir besoin d'économiser de l'espace sur le support d'image, auquel cas l'une ou l'autre ou les deux options suivantes peuvent être d'intérêt.

    Si vous ne voulez pas inclure les index d'APT dans l'image, vous pouvez les omettre avec:

    $ lb config --apt-indices false

    Cela n'influencera pas les entrées dans /etc/apt/sources.list, mais seulement le fait que /var/lib/apt contienne les fichiers index ou non. La contrepartie est qu'APT a besoin de ces index afin d'opérer dans le système live. Par conséquent, avant de procéder à apt-cache search ou apt-get install par exemple, l'utilisateur doit faire apt-get update pour créer ces index.

    Si vous trouvez que l'installation des paquets recommandés fait trop gonfler votre image, à condition d'être prêt à faire face aux conséquences décrites ci-dessous, vous pouvez désactiver l'option par défaut d'APT avec:

    $ lb config --apt-recommends false

    La conséquence la plus importante de la désactivation des recommandations est que live-boot et live-config recommandent certains paquets qui fournissent des fonctionnalités importantes utilisées par la plupart de configurations live, telles que user-setup qui est recommandé par live-config qui est utilisé pour créer l'utilisateur live. Sauf exception, vous aurez besoin de rajouter au moins certaines de ces recommandationss à vos listes de paquets ou votre image ne fonctionnera pas comme prévu, si elle fonctionne. Regardez les paquets recommandés pour chacun des paquets live-* inclus dans votre construction et si vous n'êtes pas sûr de pouvoir les omettre, ajoutez-les à nouveau dans vos listes de paquets.

    La conséquence la plus générale est que si vous n'installez pas les paquets recommandés par un paquet, c'est-à-dire les «paquets qu'on trouverait avec celui-ci dans toute installation standard» (Debian Policy Manual, section 7.2), certains paquets dont vous avez vraiment besoin peuvent être omis. Par conséquent, nous vous suggérons d'examiner la différence que la désactivation des recommandations induit sur votre liste de paquets (voir le fichier binary.packages généré par lb build) et incluez dans votre liste tous les paquets manquants que vous souhaitez toujours installer. Alternativement, si seulement un petit nombre de paquets que vous ne souhaitez pas est exclus, laissez les recommandations activées et définissez une priorité APT pin négative sur les paquets sélectionnés pour éviter les installer, comme expliqué dans APT pinning.

    8.4.4 Passer des options à apt ou aptitude

    S'il n'y a pas d'option lb config pour modifier le comportement d'APT de la façon dont vous avez besoin, utilisez --apt-options ou --aptitude-options pour passer des options par le biais de l'outil APT configuré. Consultez les pages de manuel apt et aptitude pour les détails. Notez que les deux options ont des valeurs par défaut que vous aurez besoin de conserver en plus des remplacements que vous pouvez fournir. Ainsi, par exemple, supposons que vous ayez inclus quelque chose de snapshot.debian.org à des fins de test et que vous vouliez indiquer Acquire::Check-Valid-Until=false pour satisfaire APT avec le fichier Release obsolète. Vous le feriez comme dans l'exemple suivant, avec l'ajout de la nouvelle option après la valeur par défaut --yes:

    $ lb config --apt-options "--yes -oAcquire::Check-Valid-Until=false"

    Veuillez lire attentivement les pages de manuel pour bien comprendre ces options et quand les utiliser. Ce n'est qu'un exemple et ne doit pas être interprété comme un conseil pour configurer votre image de cette façon. Par exemple, cette option ne serait pas appropriée pour une version finale d'une image live.

    Pour les configurations plus compliquées concernant des options apt.conf, vous pourriez vouloir créer un fichier config/apt/apt.conf. Consultez aussi les autres options apt-* pour obtenir quelques raccourcis pratiques pour les options fréquemment utilisées.

    8.4.5 APT pinning

    Pour plus de contexte, veuillez d'abord lire la page de manuel apt_preferences(5). APT pinning peut être configuré soit pendant la construction, soit pendant l'exécution. Dans le premier cas, créez config/archives/*.pref, config/archives/*.pref.chroot, et config/apt/preferences. Dans le second cas, créez config/includes.chroot/etc/apt/preferences.

    Imaginons que vous vouliez construire un système live wheezy mais qu'il faille installer tous les paquets live qui finissent dans l'image binaire de sid pendant la construction. Vous devez ajouter sid à votre fichier APT sources et fixer tous les paquets live avec une priorité supérieure mais tous les autres paquets avec une priorité inférieure à la priorité par défaut de sorte que seuls les paquets que vous voulez soient installés à partir de sid pendant la construction et que tous les autres viennent de la distribution du système cible, wheezy. Ce qui suit devrait accomplir cela:

    $ echo "deb http://mirror/debian/ sid main" > config/archives/sid.list.chroot
    $ cat >> config/archives/sid.pref.chroot << EOF
    Package: live-*
    Pin: release n=sid
    Pin-Priority: 600

    Package: *
    Pin: release n=sid
    Pin-Priority: 1
    EOF

    Une priorité pin négative évitera installer un paquet, comme dans le cas où vous ne voudriez pas un paquet qui est recommandé par un autre paquet. Supposons que vous construisiez une image LXDE en utilisant task-lxde-desktop dans config/package-lists/desktop.list.chroot mais que vous ne vouliez pas que l'utilisateur soit invité à stocker les mots de passe wifi dans le trousseau de clés. Cette liste comprend lxde-core, qui recommande gksu, qui à son tour recommande gnome-keyring. Donc, vous voulez omettre le paquet recommandé gnome-keyring. Cela peut être fait en ajoutant ce qui suit à config/apt/preferences:

    Package: gnome-keyring
    Pin: version *
    Pin-Priority: -1

    9. Personnalisation des contenus

    Ce chapitre aborde la personnalisation fine des contenus du système live au-delà du simple choix des paquets à inclure. Les inclusions vous permettent d'ajouter ou de remplacer des fichiers arbitraires dans votre image Debian Live, les hooks vous permettent d'exécuter des commandes arbitraires dans différentes étapes de la construction et au démarrage et la préconfiguration (preseeding) vous permet de configurer les paquets quand ils sont installés en fournissant des réponses aux questions debconf.

    9.1 Includes

    Bien qu'idéalement un système Debian Live comprendrait des fichiers entièrement fournis par les paquets Debian non modifiés, il peut être pratique de fournir ou de modifier certains contenus par le biais de fichiers. Avec les inclusions, il est possible d'ajouter (ou remplacer) des fichiers arbitraires dans votre image live de Debian. live-build prévoit deux mécanismes pour leur utilisation:

  • Chroot local includes: Ils vous permettent d'ajouter ou remplacer des fichiers sur le système de fichiers chroot/Live. Veuillez consulter Live/chroot local includes pour plus d'informations.
  • Binary local includes: Ils vous permettent d'ajouter ou de remplacer des fichiers dans l'image binaire. Veuillez consulter Binary local includes pour plus d'informations.
  • Veuillez consulter les Termes pour plus d'informations sur la distinction entre les images "Live" et "binary".

    9.1.1 Live/chroot local includes

    Les chroot local includes peuvent être utilisés pour ajouter ou remplacer des fichiers dans le système de fichiers chroot/Live afin qu'ils puissent être utilisés dans le système Live. Une utilisation typique est de peupler l'arborescence du répertoire de l'utilisateur (/etc/skel) utilisée par le système live pour créer le répertoire home de l'utilisateur Live. Une autre est de fournir des fichiers de configuration qui peuvent être simplement ajoutés ou remplacés à l'image sans traitement, voir Live/chroot local hooks si le traitement est nécessaire.

    Pour inclure des fichiers, il suffit de les ajouter à votre répertoire config/includes.chroot. Ce répertoire correspond au répertoire racine / du système live. Par exemple, pour ajouter un fichier /var/www/index.html dans le système live, utilisez:

    $ mkdir -p config/includes.chroot/var/www
    $ cp /path/to/my/index.html config/includes.chroot/var/www

    Votre configuration aura alors le schéma suivant:

    -- config
        [...]
         |-- includes.chroot
         |   `-- var
         |       `-- www
         |           `-- index.html
        [...]

    Les chroot local includes sont installés après l'installation de paquets de sorte que les fichiers installés par les paquets sont remplacés.

    9.1.2 Binary local includes

    Pour inclure des matériels tels que des documents ou des vidéos sur le système de fichiers des supports, afin qu'ils soient accessibles dès l'insertion du support sans démarrer le système live, vous pouvez utiliser binary local includes. Cela fonctionne de façon similaire aux chroot local includes. Par exemple, supposons que les fichiers ~/video_demo.* sont des vidéos de démonstration du système live décrits par et liés par une page d'index HTML. Copiez simplement le matériel dans config/includes.binary/ comme suit:

    $ cp ~/video_demo.* config/includes.binary/

    Ces fichiers apparaissent maintenant dans le répertoire racine du support live.

    9.2 Hooks

    Les hooks permettent l'exécution des commandes dans les étapes de la construction chroot et binary afin de personnaliser l'image.

    9.2.1 Live/chroot local hooks

    Pour exécuter des commandes à l'étape chroot, créer un script hook avec le suffixe .chroot contenant les commandes dans le répertoire config/hooks/. Le hook s'exécutera dans le chroot après que le reste de votre configuration chroot ait été appliqué, donc n'oubliez pas de vous assurer que votre configuration inclut tous les paquets et les fichiers dont votre hook a besoin pour fonctionner. Consultez les exemples de scripts chroot hook pour diverses tâches courantes de personnalisation chroot fournis dans /usr/share/doc/live-build/examples/hooks que vous pouvez copier ou faire un lien symbolique pour les utiliser dans votre propre configuration.

    9.2.2 Hooks pendant le démarrage

    Pour exécuter des commandes pendant le démarrage, vous pouvez fournir live-config hooks comme expliqué dans la section "Personnalisation" de sa page de manuel. Examinez les hooks de live-config fournis dans /lib/live/config/, en notant les numéros de séquence. Fournissez ensuite votre propre hook précédé d'un numéro de séquence appropriée, soit comme un chroot local include dans config/includes.chroot/lib/live/config/, soit comme un paquet personnalisé tel que discuté dans Installation des paquets modifiés ou de tiers.

    9.2.3 Binary local hooks

    Pour exécuter des commandes à l'étape binaire, créez un script hook avec le suffixe .binary contenant les commandes dans le répertoire config/hooks/. Le hook sera exécuté après toutes les autres commandes binaires, mais avant binary_checksums, la dernière commande binaire. Les commandes de votre hook ne s'exécutent pas dans le chroot, afin de prendre soin de ne pas modifier les fichiers en dehors de l'arbre de construction, ou vous pourriez endommager votre système de construction! Consultez les exemples de scripts de binary hook pour diverses tâches courantes de personnalisation binaires fournis dans /usr/share/doc/live-build/examples/hooks que vous pouvez copier ou lier symboliquement pour les utiliser dans votre propre configuration.

    9.3 Préconfigurer questions de debconf

    Les fichiers dans le répertoire config/preseed/ avec le suffixe .cfg suivis de l'étape (.chroot or .binary) sont considérés comme des fichiers de préconfiguration debconf et sont installés par live-build en utilisant debconf-set-selections.

    Pour plus d'informations sur debconf, veuillez consulter debconf(7) dans le paquet debconf.

    10. Personnalisation des comportements pendant l'exécution

    Toute la configuration qui est faite pendant l'exécution est faite par live-config. Voici quelques options parmi les plus courantes de live-config qui peuvent intéresser les utilisateurs. Une liste complète de toutes les possibilités peut être trouvée dans la page de manuel de live-config.

    10.1 Personnalisation de l'utilisateur live

    Une considération importante est que l'utilisateur live est créé par live-boot au démarrage, non pas par live-config pendant la construction. Cela influence non seulement l'emplacement où les documents relatifs à l'utilisateur live sont introduits dans la construction, tel que discuté dans Live/chroot local includes, mais aussi tous les groupes et autorisations associés à l'utilisateur live.

    Vous pouvez indiquer d'autres groupes pour l'utilisateur live en utilisant une des possibilités pour configurer live-config. Par exemple, pour ajouter l'utilisateur live au groupe fuse, vous pouvez ajouter le fichier suivant dans config/includes.chroot/etc/live/config/user-setup.conf:

    LIVE_USER_DEFAULT_GROUPS="audio cdrom dip floppy video plugdev netdev powerdev scanner bluetooth fuse"

    ou utiliser live-config.user-default-groups=audio,cdrom,dip,floppy,video,plugdev,netdev,powerdev,scanner,bluetooth,fuse comme paramètre d'amorçage.

    Il est également possible de changer le nom de l'utilisateur par défaut «user» et du mot de passe par défaut «live». Si vous voulez faire cela, vous pouvez le faire facilement comme suit:

    Pour modifier le nom de l'utilisateur par défaut, vous pouvez simplement l'indiquer dans votre configuration:

    $ lb config --bootappend-live "boot=live config username=live-user"

    Une façon possible de changer le mot de passe par défaut est d'utiliser un hook comme décrit dans Hooks pendant le démarrage. Pour ce faire vous pouvez utiliser le hook "passwd" de /usr/share/doc/live-config/examples/hooks, ajouter un préfixe correct (par exemple 2000-passwd) et l'ajouter à config/includes.chroot/lib/live/config/

    10.2 Personnalisation des paramètres régionaux et de la langue

    Au démarrage du système live, la langue est impliquée dans deux étapes:

  • la génération des paramètres régionaux
  • le réglage de la disposition du clavier
  • Les paramètres régionaux par défaut pendant la construction d'un système Live sont locales=en_US.UTF-8. Pour définir les paramètres régionaux qui doivent être générés, utilisez le paramètre locales dans l'option --bootappend-live de lb config, par exemple

    $ lb config --bootappend-live "boot=live config locales=de_CH.UTF-8"

    Plusieurs paramètres régionaux peuvent être indiqués dans une liste séparée par des virgules.

    Ce paramètre, ainsi que les paramètres de configuration du clavier indiqués ci-dessous, peut également être utilisé sur la ligne de commande du noyau. On peut indiquer des paramètres régionaux avec language_country (dans ce cas, le codage par défaut est utilisé) ou l'expression complète language_country.encoding. Une liste des paramètres régionaux et le codage pour chacun peuvent être trouvés dans /usr/share/i18n/SUPPORTED.

    La configuration du clavier pour la console et pour X est faite par live-config en utilisant le paquet console-setup. Pour les configurer, utilisez les paramètres de démarrage keyboard-layouts, keyboard-variants, keyboard-options et keyboard-model avec l'option --bootappend-live. On peut trouver les options valides dans /usr/share/X11/xkb/rules/base.lst. Pour trouver les dispositions et les variantes correspondantes à une langue, essayez de rechercher le nom anglais de la nation où la langue est parlée, par exemple:

    $ egrep -i '(^!|german.*switzerland)' /usr/share/X11/xkb/rules/base.lst
    ! model
    ! layout
       ch              German (Switzerland)
    ! variant
       legacy          ch: German (Switzerland, legacy)
       de_nodeadkeys   ch: German (Switzerland, eliminate dead keys)
       de_sundeadkeys  ch: German (Switzerland, Sun dead keys)
       de_mac          ch: German (Switzerland, Macintosh)
    ! option

    Chaque variante présente une description de la disposition appliquée.

    Souvent, seule la disposition doit être configurée. Par exemple, pour obtenir les fichiers des paramètres régionaux de l'allemand et la disposition du clavier suisse allemand dans X, utilisez:

    $ lb config --bootappend-live "boot=live config locales=de_CH.UTF-8 keyboard-layouts=ch"

    Toutefois, pour les cas d'utilisation très spécifiques, on peut inclure d'autres paramètres. Par exemple, pour mettre en place un système français avec une disposition French-Dvorak (Bépo) avec un clavier USB TypeMatrix EZ-Reach 2030, utilisez:

    $ lb config --bootappend-live \
         "boot=live config locales=fr_FR.UTF-8 keyboard-layouts=fr keyboard-variants=bepo keyboard-model=tm2030usb"

    Plusieurs valeurs peuvent être indiquées dans des listes séparées par des virgules pour chacune des options keyboard-*, à l'exception de keyboard-model qui accepte une seule valeur. Veuillez consulter la page de manuel keyboard(5) pour plus de détails et des exemples des variables XKBMODEL, XKBLAYOUT, XKBVARIANT et XKBOPTIONS. Si plusieurs valeurs keyboard-variants sont données, elles seront jumelées une à une avec les valeurs keyboard-layouts (voir setxkbmap(1) option -variant). On peut utiliser des valeurs vides; par exemple pour régler deux dispositions, une par défaut US QWERTY et l'autre US Dvorak, utilisez:

    $ lb config --bootappend-live \
         "boot=live config keyboard-layouts=us,us keyboard-variants=,dvorak"

    10.3 Persistance

    Le paradigme d'un Live CD est d'être un système pré-installé qui amorce sur un support en lecture seule, comme un cdrom, où les données et les modifications ne survivent pas aux redémarrages du matériel hôte qui l'exécute.

    Un système Debian Live est une généralisation de ce paradigme et gère ainsi d'autres supports en plus de CDs. Malgré tout, dans son comportement par défaut, il doit être considéré en lecture seule et toutes les évolutions pendant l'exécution du système sont perdues à l'arrêt.

    La «persistance» est un nom commun pour les différents types de solutions pour sauver, après un redémarrage, certaines ou toutes les données, de cette évolution pendant l'exécution du système. Pour comprendre comment cela fonctionne, il peut être utile de savoir que même si le système est démarré et exécuté à partir d'un support en lecture seule, les modifications des fichiers et répertoires sont écrites sur des supports inscriptibles, typiquement un disque ram (tmpfs) et les données des disques RAM ne survivent pas à un redémarrage.

    Les données stockées sur ce disque virtuel doivent être enregistrées sur un support inscriptible persistant comme un support de stockage local, un partage réseau ou même une séance d'un CD/DVD multisession (ré)inscriptible. Tous ces supports sont pris en charge dans Debian Live de différentes manières, et tous, à part le dernier, nécessitent un paramètre d'amorçage spécial à préciser au moment du démarrage: persistence.

    Si le paramètre de démarrage persistence est réglé (et nopersistence n'est pas utilisé), les supports de stockage locaux (par exemple les disques durs, clés USB) seront examinés pour trouver des volumes persistants pendant le démarrage. Il est possible de limiter les types de volumes persistants à utiliser en indiquant certains paramètres de démarrage décrits dans la page de manuel live-boot(7). Un volume persistant est un des éléments suivants:

  • une partition, identifiée par son nom GPT.
  • un système de fichiers, identifié par son étiquette de système de fichiers.
  • un fichier image situé sur la racine d'un système de fichiers en lecture (même une partition NTFS d'un système d'exploitation étranger), identifié par son nom de fichier.
  • L'étiquette du volume pour les overlays doit être persistence mais elle sera ignorée à moins de contenir dans sa racine un fichier nommé persistence.conf qui est utilisé pour personnaliser entièrement la persistance du volume, c'est-à-dire indiquer les répertoires que vous voulez sauvegarder dans votre volume de persistance après un redémarrage. Voir Le fichier persistence.conf pour plus de détails.

    Voici quelques exemples montrant comment préparer un volume à utiliser pour la persistance. Cela peut être, par exemple, une partition ext4 sur un disque dur ou sur une clé usb créée avec:

    # mkfs.ext4 -L persistence /dev/sdb1

    Voir aussi Utilisation de l'espace disponible sur une clé USB.

    Si vous avez déjà une partition sur votre périphérique, vous pouvez simplement modifier l'étiquette avec l'un des exemples suivants:

    # tune2fs -L persistence /dev/sdb1 # for ext2,3,4 filesystems

    Voici un exemple montrant comment créer un fichier image avec un système de fichiers ext4 pour être utilisé pour la persistance:

    $ dd if=/dev/null of=persistence bs=1 count=0 seek=1G # for a 1GB sized image file
    $ /sbin/mkfs.ext4 -F persistence

    Une fois que le fichier image est créé, à titre d'exemple, pour rendre /usr persistant mais seulement enregistrer les modifications que vous apportez à ce répertoire et non pas tout le contenu de /usr, vous pouvez utiliser l'option «union». Si le fichier image se trouve dans votre répertoire personnel, copiez-le à la racine du système de fichiers de votre disque dur et montez-le dans /mnt comme suit:

    # cp persistence /
    # mount -t ext4 /persistence /mnt

    Ensuite, créez le fichier persistence.conf ajoutant du contenu et démontez le fichier image.

    # echo "/usr union" >> /mnt/persistence.conf
    # umount /mnt

    Maintenant, redémarrez dans votre support live avec le paramètre de démarrage "persistence".

    10.3.1 Le fichier persistence.conf

    Un volume ayant l'étiquette persistence doit être configuré avec un fichier persistence.conf pour créer des répertoires persistants arbitraires. Ce fichier, situé sur le système de fichiers racine du volume, contrôle quels répertoires il rend persistants, et de quelle manière.

    La façon de configurer les montages overlays est décrite en détail dans la page de manuel persistence.conf(5), mais un simple exemple devrait suffire pour la plupart des utilisations. Imaginons que nous voulions rendre notre répertoire personnel et APT cache persistants dans un système de fichiers ext4 sur la partition /dev/sdb1:

    # mkfs.ext4 -L persistence /dev/sdb1
    # mount -t ext4 /dev/sdb1 /mnt
    # echo "/home" >> /mnt/persistence.conf
    # echo "/var/cache/apt" >> /mnt/persistence.conf
    # umount /mnt

    Puis nous redémarrons. Lors du premier démarrage, les contenus du /home et /var/cache/apt seront copiés dans le volume persistant. À partir de ce moment, tous les changements dans ces répertoires seront stockés dans le volume persistant. Veuiller remarquer que les chemins répertoriés dans le fichier persistence.conf ne peuvent pas contenir d'espaces ou d'éléments spéciaux . et ... En outre, ni /lib, /lib/live (ou un de leurs sous-répertoires), ni / ne peuvent être rendus persistants en utilisant des montages personnalisés. Comme solution à cette limitation, vous pouvez ajouter / union à votre fichier persistence.conf pour obtenir une persistance complète.

    10.3.2 Utilisation de plusieurs dispositifs de persistance

    Il existe différentes méthodes d'utilisation de multiples dispositifs de persistance pour les différents cas d'utilisation. Par exemple, utiliser plusieurs dispositifs à la fois ou en sélectionner un seul, entre plusieurs, à des fins très spécifiques.

    Plusieurs volumes overlays différents (avec leurs propres fichiers persistence.conf) peuvent être utilisés au même temps, mais si plusieurs volumes rendent le même répertoire persistant, un seul d'entre eux sera utilisé. Si les deux sont «imbriqués» (un est un sous-répertoire de l'autre) le premier sera monté avant le second de sorte qu'aucun ne sera caché par l'autre. Monter des éléments personnalisés imbriqués est problématique s'ils sont énumérés dans le même fichier persistence.conf. Voir la page de manuel persistence.conf(5) pour savoir comment gérer ce cas si vous en avez vraiment besoin (remarque: ce n'est généralement pas le cas).

    Un cas d'utilisation possible: Si vous souhaitez stocker les données de l'utilisateur, c'est-à-dire /home et les données du superutilisateur, c'est-à-dire /root dans des partitions différentes, créer deux partitions avec l'étiquette persistence et ajouter un fichier persistence.conf dans chacun comme ça # echo "/home" > persistence.conf pour la première partition qui permettra de sauver les fichiers de l'utilisateur et # echo "/root" > persistence.conf pour la seconde partition qui permettra de stocker les fichiers du superutilisateur. Enfin, utiliser le paramètre d'amorçage persistence.

    Si un utilisateur a besoin de stockages persistants multiples du même type pour différents endroits ou essais, tel que private et work, le paramètre de démarrage persistence-label utilisé en conjonction avec le paramètre de démarrage persistence permettra de multiples mais uniques supports persistants. Dans le cas où un utilisateur voudrait utiliser une partition persistante étiquetée private, pour des données personelles comme les marque-pages du navigateur ou d'autres types, il utiliserait les paramètres de démarrage: persistence persistence-label=private. Et pour stocker des données liées au travail, comme des documents, des projets de recherche ou d'autres types, il utiliserait les paramètres de démarrage: persistence persistence-label=work.

    Il est important de se rappeler que chacun de ces volumes, private et work, a également besoin d'un fichier persistence.conf dans sa racine. La page de manuel live-boot contient plus d'informations sur la façon d'utiliser ces étiquettes avec des noms ancients.

    11. Personnalisation de l'image binaire

    11.1 Chargeur d'amorçage

    live-build utilise syslinux et certains de ses dérivés (selon le type d'image) comme chargeurs d'amorçage par défaut. Vous pouvez facilement les personnaliser de deux manières.

    Pour utiliser un thème complet, copiez /usr/share/live/build/bootloaders dans config/bootloaders et modifiez les fichiers là. Si vous ne voulez pas modifier toutes les configurations du chargeur d'amorçage prises en charge, il suffit de fournir une copie locale personnalisée d'un des chargeurs, par exemple copiez la configuration d'isolinux dans config/bootloaders/isolinux, selon votre cas d'utilisation.

    Il y a aussi la possibilité de faire de petits changements. Par exemple, les dérivés de syslinux sont configurés par défaut avec un timeout de 0 (zéro), ce qui signifie qu'ils se mettront en pause indéfiniment à leur écran de démarrage jusqu'à ce que vous pressiez une touche.

    Pour modifier le délai de démarrage d'une image iso-hybrid, vous pouvez modifier un fichier isolinux.cfg en précisant le timeout dans les unités de secondes et l'ajouter à config/includes.binary/isolinux/

    Un isolinux.cfg modifié pour démarrer après cinq secondes ressemblerait à ceci:

    include menu.cfg
    default vesamenu.c32
    prompt 0
    timeout 50

    Une autre façon d'atteindre le même objectif pourrait être d'écrire un hook et l'ajouter à config/hooks/. N'oubliez pas d'ajouter le suffixe .binary pour l'exécuter dans l'étape binaire. Un exemple proposé:

    #!/bin/sh

    sed -i -e 's|timeout 0|timeout 50|' binary/isolinux/isolinux.cfg

    De même, si vous souhaitez utiliser une image splash.png personnalisée, vous pouvez ajouter une image de 640x480 pixels à config/includes.binary/isolinux/

    11.2 Métadonnées ISO

    En créant une image binaire ISO9660, vous pouvez utiliser les options suivantes pour ajouter différentes métadonnées textuelles pour votre image. Cela peut vous aider à facilement identifier la version ou la configuration d'une image sans la démarrer.

  • LB_ISO_APPLICATION/--iso-application NAME: Cela devrait décrire l'application qui sera sur l'image. Le nombre maximum de caractères pour ce champ est 128.
  • LB_ISO_PREPARER/--iso-preparer NAME: Cela devrait décrire le préparateur de l'image, généralement avec certains détails de contact. Le défaut de cette option est la version de live-build que vous utilisez, ce qui peut faciliter le débogage plus tard. Le nombre maximum de caractères pour ce champ est 128.
  • LB_ISO_PUBLISHER/--iso-publisher NAME: Ce doit décrire l'éditeur de l'image, généralement avec certains détails de contact. Le nombre maximum de caractères pour ce champ est 128.
  • LB_ISO_VOLUME/--iso-volume NAME: Cela devrait indiquer l'ID de volume de l'image. Il est utilisé comme une étiquette visible par l'utilisateur sur certaines plateformes comme Windows et Apple Mac OS. Le nombre maximum de caractères pour ce champ est 128.
  • 12. Personnalisation du contenu pour l'installateur Debian

    Les images du système Debian Live peuvent être intégrées avec l'installateur Debian. Il y a un certain nombre de types d'installation différents, variant en fonction de ce qui est inclus et de la façon dont fonctionne l'installateur.

    Veuillez noter l'utilisation prudente des lettres majuscules pour désigner «l'Installateur Debian» dans cette section - lorsqu'il est utilisé comme cela, nous faisons explicitement référence à l'installateur officiel pour le système Debian. On le voit souvent abrégé en «d-i».

    12.1 Types d'installateur Debian

    Les trois principaux types de programme d'installation sont:

    Installateur Debian «Normal»: C'est une image de Debian Live avec un noyau et initrd séparés qui (lorsqu'ils sont sélectionnés à partir du chargeur d'amorçage approprié) se lancent dans une instance d'installateur Debian standard, exactement comme si vous aviez téléchargé une image de CD de Debian et l'aviez démarrée. Les images contenant un système live et un installateur indépendant sont souvent appelées «images combinées».

    Sur ces images, Debian est installé par l'extraction et l'installation de paquets .deb à l'aide de debootstrap, à partir des supports locaux ou du réseau, résultant en un système Debian par défaut installé sur le disque dur.

    Tout ce processus peut être préconfiguré et personnalisé d'un certain nombre de façons. Consultez les pages correspondantes dans le manuel de l'Installateur Debian pour plus d'informations. Une fois que vous avez un fichier de préconfiguration qui fonctionne, live-build peut automatiquement l'ajouter à l'image et l'activer pour vous.

    Installateur Debian "Live" : C'est une image de Debian Live avec un noyau et initrd séparés qui (lorsqu'ils sont sélectionnés à partir du chargeur d'amorçage approprié) se lancent dans une instance de l'installateur Debian.

    L'installation continue de manière identique à l'installation «normale» décrite ci-dessus, mais à l'étape de l'installation des paquets, au lieu d'utiliser debootstrap pour aller chercher et installer des paquets, l'image du système de fichiers live est copiée vers la cible. Ce résultat est obtenu avec un udeb spécial appelé live-installer.

    Après cette étape, l'installateur Debian continue normalement, en installant et configurant des éléments tels que les chargeurs d'amorçage et les utilisateurs locaux, etc.

    Remarque: Pour prendre en charge les deux options − installateur normal et live − dans le chargeur d'amorçage du même support live, vous devez désactiver live-installer en utilisant la préconfiguration live-installer/enable=false.

    Installateur Debian "de bureau": Indépendamment du type d'installateur Debian inclus, d-i peut être lancé à partir du bureau en cliquant sur une icône, ce qui est plus facile à utiliser dans certaines situations. Pour pouvoir en faire usage, le paquet debian-installer-launcher doit être inclus.

    Notez que, par défaut, live-build n'inclut pas les images de l'installateur Debian dans les images, il doit être spécifiquement activé avec lb config. De même, veuillez noter que pour que l'installateur "de bureau" fonctionne, le noyau du système live doit correspondre au noyau que d-i utilise pour l'architecture indiquée. Par exemple:

    $ lb config --architectures i386 --linux-flavours 486 \
             --debian-installer live
    $ echo debian-installer-launcher >> config/package-lists/my.list.chroot

    12.2 Personnalisation de l'installateur Debian par préconfiguration

    Comme décrit dans le manuel de Debian Installer, appendice B sur ‹http://www.debian.org/releases/stable/i386/apb.html›, «La préconfiguration est une façon de donner des réponses aux questions posées pendant le processus d'installation, sans avoir à entrer manuellement les réponses alors que l'installation est en marche. Cela permet d'automatiser entièrement la plupart des types d'installation et elle offre certaines fonctionnalités que ne sont pas disponibles pendant les installations normales ». Ce type de personnalisation se fait mieux avec live-build en plaçant la configuration dans un fichier preseed.cfg inclus dans config/debian-installer/. Par exemple, pour préconfigurer les paramètres régionaux pour en_US:

    $ echo "d-i debian-installer/locale string en_US" \
             >> config/debian-installer/preseed.cfg

    12.3 Personnalisation de contenu pour l'Installateur Debian

    À des fins expérimentales ou de débogage, vous pouvez inclure des paquets udeb d-i construits localement. Placez-les dans config/packages.binary/ pour les inclure dans l'image. Plusieurs fichiers supplémentaires ou de remplacement et plusieurs répertoires peuvent aussi être inclus dans l'initrd de l'installateur, d'une manière similaire à Live/chroot local includes en plaçant le contenu dans config/includes.debian-installer/.

    Projet

    13. Contribuer au projet

    Lorsque vous soumettez une contribution, veuillez indiquer clairement le copyright et inclure la mention légale relative à la licence. Notez que pour être acceptée, la contribution doit être déposée sous la même licence que le reste du document, c'est-à-dire la GPL version 3 ou ultérieure.

    Les contributions au projet, comme les traductions et les correctifs, sont bienvenues. Les livraisons au dépôt sont possibles pour tout le monde, cependant, nous vous demandons d'envoyer les changements importants sur la liste de diffusion au préalable. Veuillez consulter Contacter pour plus d'informations.

    Le projet Debian Live utilise Git en tant que système de contrôle de version et de gestion du code source. Comme expliqué dans Dépôts Git il existe deux branches de développement principales: debian et debian-next. Tout le monde peut faire des livraisons aux branches debian-next des dépôts live-boot, live-build, live-config, live-images, live-manual et live-tools.

    Cependant, il y a certaines restrictions. Le serveur rejette:

  • Push non fast-forward.
  • Commits merge.
  • Ajout ou suppression d'étiquettes ou des branches.
  • Même si toutes les livraisons pourraient être révisées, nous vous demandons d'utiliser votre bon sens et de faire bonnes livraisons avec de bons messages de livraison.

  • Veuillez écrire les commentaires de livraison à l'aide de phrases complètes, en commençant par une majuscule et en terminant par un point, et avec la forme 'Fixing/Adding/Removing/Correcting/Translating/...'.
  • Écrivez de bons messages de livraison. La première ligne doit être un résumé précis du contenu du commit qui sera inclus dans le changelog. Si vous avez besoin de faire quelques explications supplémentaires, écrivez-les au-dessous en laissant une ligne vide après la première, puis une autre ligne vide après chaque paragraphe. Les lignes des paragraphes ne doivent pas dépasser 80 caractères.
  • Faites des livraisons de façon atomique, c'est-à-dire, ne mélangez pas des choses sans liens entre elles dans la même livraison. Faites un commit différent pour chaque modification que vous apportez.
  • 13.1 Faire des changements

    Afin de faire un push sur les dépôts, vous devez suivre la procédure suivante. Ici, nous utilisons live-manual comme un exemple pour le remplacer par le nom du dépôt dans lequel vous souhaitez travailler. Pour plus d'informations sur la façon de modifier live-manual, consultez Contribuer à ce document.

  • Téléchargez la clé publique:
  • $ mkdir -p ~/.ssh/keys
    $ wget http://live.debian.net/other/keys/git@live.debian.net -O ~/.ssh/keys/git@live.debian.net
    $ wget http://live.debian.net/other/keys/git@live.debian.net.pub -O ~/.ssh/keys/git@live.debian.net.pub
    $ chmod 0600 ~/.ssh/keys/git@live.debian.net*

  • Ajoutez la section suivante à votre configuration openssh-client:
  • $ cat >> ~/.ssh/config << EOF
    Host live.debian.net
         Hostname live.debian.net
         User git
         IdentityFile ~/.ssh/keys/git@live.debian.net
    EOF

  • Clonez live-manual avec ssh:
  • $ git clone git@live.debian.net:/live-manual.git
    $ cd live-manual && git checkout debian-next

  • Assurez-vous d'avoir renseignés les champs d'auteur et d'email dans Git:
  •   $ git config user.name "John Doe"
      $ git config user.email john@example.org

    Important: Rappelez-vous que vous devez livrer les changements sur la branche debian-next.

  • Effectuez vos modifications. Dans cet exemple, vous devriez commencer par écrire une nouvelle section traitant l'application des correctifs et ensuite préparer l'ajout des fichiers et écrire le message de livraison comme ceci:
  • $ git commit -a -m "Adding a section on applying patches."

  • Envoyez votre commit au serveur:
  • $ git push

    14. Signaler des bogues

    Debian Live est loin d'être parfait, mais nous voulons le rendre aussi parfait que possible − avec votre aide. N'hésitez pas à signaler un bogue. Il est préférable de remplir un rapport deux fois plus que jamais. Toutefois, ce chapitre contient des recommandations pour présenter de bons rapports de bogues.

    Pour les impatients:

  • Commencez toujours par vérifier les mises à jour du statut de l'image sur notre page d'accueil ‹http://live.debian.net/› pour voir les problèmes connus.
  • Toujours essayer de reproduire le bogue avec les versions les plus récentes de live-build, live-boot, live-config et live-tools avant de présenter un rapport de bogue.
  • Essayez de donner des informations aussi précises que possible sur le bogue. Cela comprend (au moins) la version de live-build, live-boot, live-config et live-tools, de la distribution utilisée et du système live que vous construisez.
  • 14.1 Problèmes connus

    Puisque les distributions Debian testing et Debian unstable sont des cibles mouvantes, quand vous les indiquez comme distributions du système cible, une construction avec succès n'est pas toujours possible.

    Si cela vous pose trop de difficulté, ne construisez pas un système basé sur testing ou unstable, mais utilisez plutôt stable. live-build utilise toujours la version stable par défaut.

    Les problèmes connus sont énumérés dans la section «statut» sur notre page ‹http://live.debian.net/›.

    Le sujet de ce manuel n'est pas de vous former à identifier et corriger correctement les problèmes dans les paquets des distributions de développement. Cependant, il y a deux choses que vous pouvez toujours essayer: Si une construction échoue lorsque la distribution cible est testing, essayez unstable. Si unstable ne fonctionne pas non plus, revenez à testing et fixez la nouvelle version du paquet qui échoue de unstable (voir APT pinning pour plus de détails).

    14.2 Reconstruire à partir de zéro

    Afin de vous assurer qu'un bogue en particulier n'est pas causé par un système mal construit, veuillez toujours reconstruire l'ensemble du système live à partir de zéro pour voir si le bogue est reproductible.

    14.3 Utiliser des paquets mis à jour

    L'utilisation de paquets obsolètes peut causer des problèmes importants en essayant de reproduire (et finalement régler) votre problème. Assurez-vous que votre système de construction est mis à jour et tous les paquets inclus dans votre image sont mis à jour aussi.

    14.4 Recueillir l'information

    Veuillez fournir assez d'informations avec votre rapport. Incluez au moins la version exacte de live-build où le bogue est rencontré et les mesures pour le reproduire. Veuillez utiliser votre bon sens et incluez d'autres renseignements pertinents, si vous pensez que cela pourrait aider à résoudre le problème.

    Pour tirer le meilleur parti de votre rapport de bogue, nous avons au moins besoin des informations suivantes:

  • L'architecture du système hôte
  • Version de live-build sur le système hôte
  • Version de debootstrap et/ou cdebootstrap sur le système hôte
  • L'architecture du système live
  • Répartition du système live
  • Version de live-boot sur le système live
  • Version de live-config sur le système live
  • Version de live-tools sur le système live
  • Vous pouvez générer un journal du processus de construction en utilisant la commande tee. Nous recommandons de faire cela automatiquement avec un script auto/build (voir Gestion d'une configuration pour les détails).

    # lb build 2>&1 | tee build.log

    Au démarrage, live-boot et live-config stockent un journal dans /var/log/live/boot.log. Vérifiez-les pour des messages d'erreur.

    Par ailleurs, pour écarter d'autres erreurs, c'est toujours une bonne idée de faire un tar de votre répertoire config/ et de le télécharger quelque part (ne pas l'envoyer en pièce jointe à la liste de diffusion), de sorte que nous puissions essayer de reproduire les erreurs que vous rencontrez. Si cela est difficile (en raison par exemple de la taille) vous pouvez utiliser la sortie de lb config --dump qui produit un résumé de votre arbre de config (c'est-à-dire les listes des fichiers dans les sous-répertoires de config/ mais ne les inclut pas).

    N'oubliez pas d'envoyer tous les journaux produits avec les paramètres régionaux anglais. Par exemple, exécutez vos commandes live-build précédées par LC_ALL=C ou LC_ALL=en_US.

    14.5 Isoler le cas qui échoue, si possible

    Si possible, isolez le cas qui échoue au plus petit changement possible. Il n'est pas toujours facile de faire cela, donc si vous ne pouvez pas le gérer pour votre rapport, ne vous inquiétez pas. Toutefois, si vous planifiez bienvotre cycle de développement, en utilisant de petits ensembles de changements par itération, vous pourriez être capable d'isoler le problème en construisant une configuration simple «base» qui correspond étroitement à la configuration réelle avec seulement le changement cassé ajouté. S'il est difficile de trier vos modifications qui cassent, il est possible que vous incluiez trop dans chaque ensemble de modifications et vous devriez développer en petits incréments.

    14.6 Utiliser le paquet adéquat pour rapporter un bogue

    Si vous ne savez pas quel composant est responsable du bogue ou si le bogue est un bogue général concernant les systèmes live, vous pouvez remplir un rapport de bogue sur le pseudo-paquet debian-live.

    Toutefois, nous apprécierions que vous essayiez de le réduire en fonction de l'endroit où le bogue apparaît.

    14.6.1 Pendant construction durant l'amorçage

    live-build amorce d'abord un système Debian de base avec debootstrap ou cdebootstrap. Selon l'outil d'amorçage utilisé et de la distribution Debian, il peut échouer. Si un bogue apparaît ici, vérifiez si l'erreur est liée à un paquet Debian spécifique (plus probable), ou si elle est liée à l'outil d'amorçage lui-même.

    Dans les deux cas, ce n'est pas un bogue dans Debian Live, mais plutôt dans Debian lui-même que probablement nous ne pouvons pas le résoudre directement. Veuillez signaler un bogue sur l'outil d'amorçage ou du paquet défaillant.

    14.6.2 Pendant la construction durant l'installation de paquets

    live-build installe des paquets supplémentaires de l'archive Debian et en fonction de la distribution Debian utilisée et l'état quotidien de l'archive, il peut échouer. Si un bogue apparaît ici, vérifiez si l'erreur est également reproductible sur un système normal.

    Si c'est le cas, ce n'est pas un bogue dans Debian Live, mais plutôt dans Debian − veuillez envoyer le rapport sur le paquet défaillant. L'exécution de debootstrap séparément du système de construction ou l'exécution de lb bootstrap --debug vous donnera plus d'informations.

    Aussi, si vous utilisez un miroir local et/ou un proxy et vous rencontrez un problème, veuillez toujours le reproduire en amorçant d'abord sur un miroir officiel.

    14.6.3 Pendant le démarrage

    Si votre image ne démarre pas, veuillez le signaler à la liste de diffusion avec les informations demandées dans Recueillir l'information. N'oubliez pas de mentionner, comment/quand l'image a échoué, soit en virtualisation ou sur du matériel réel. Si vous utilisez une technologie de virtualisation de quelconque sorte, veuillez toujours tester sur du matériel réel avant de signaler un bogue. Fournir une copie d'écran de l'échec est également très utile.

    14.6.4 Pendant l'exécution

    Si un paquet a été installé avec succès, mais qu'il échoue lors de l'exécution du système Live, il s'agit probablement d'un bogue dans Debian Live. Cependant:

    14.7 Effectuer une recherche

    Avant de présenter le bogue, veuillez rechercher sur le web le message d'erreur ou un symptôme particulier que vous obtenez. Comme il est hautement improbable que vous soyez la seule personne faisant l'expérience d'un problème particulier, il y a toujours une chance qu'il ait été discuté ailleurs, et qu'une solution possible, un correctif, ou une solution de contournement ait été proposés.

    Vous devez prêter une attention particulière à la liste de diffusion de Debian Live, ainsi qu'à la page d'accueil, car elles sont susceptibles de contenir des informations à jour. Si ces informations existent, incluez toujours les références au sein de vos rapports de bogues.

    En outre, vous devriez vérifier les listes de bogues en cours de live-build, live-boot, live-config et live-tools pour voir si quelque chose de semblable n'a pas déjà été signalée.

    14.8 Où rapporter les bogues

    Le projet Debian Live conserve la trace de tous les bogues dans le système Debian Bug Tracking System (BTS). Pour plus d'informations sur la façon d'utiliser le système, veuillez consulter ‹http://bugs.debian.org/›. Vous pouvez également soumettre les bogues en utilisant la commande reportbug du paquet du même nom.

    En général, vous devez signaler les erreurs de construction contre le paquet live-build, les erreurs lors du démarrage contre live-boot, et les erreurs d'exécution contre live-config. Si vous n'êtes pas sûr du paquet approprié ou si vous avez besoin d'aide avant de soumettre un rapport de bogue, veuillez signaler le bogue contre le pseudo-paquet debian-live. Nous le réattribuerons s'il y a lieu.

    Veuillez noter que les bogues trouvés dans les distributions dérivées de Debian (comme Ubuntu et autres) ne doivent pas être rapportés au BTS de Debian, sauf s'ils peuvent être également reproduits sur un système Debian en utilisant les paquets Debian officiels.

    15. Style du code

    Ce chapitre documente le style du code utilisé dans Debian Live.

    15.1 Compatibilité
  • N'utilisez pas une syntaxe ou sémantique qui soit unique au shell Bash. Par exemple, l'utilisation de tableaux (arrays).
  • N'utilisez que le sous-ensemble POSIX − par exemple, utilisez $(foo) au lieu de `foo`.
  • Vous pouvez vérifier vos scripts avec 'sh -n' et 'checkbashisms'.
  • Assurez-vous que tout le code fonctionne avec 'set-e '.
  • 15.2 Indentation
  • Utilisez toujours des tabulations au lieu des espaces.
  • 15.3 Adaptateur
  • Généralement, les lignes sont de 80 caractères au maximum.
  • Utilisez le «style Linux» des sauts de ligne:
  • Mal:

    if foo; then
             bar
    fi

    Bien:

    if foo
    then
             bar
    fi

  • La même chose vaut pour les fonctions:
  • Mal:

    Foo () {
             bar
    }

    Bien:

    Foo ()
    {
             bar
    }

    15.4 Variables
  • Les variables sont toujours en lettres majuscules.
  • Les variables utilisées dans live-build commencent toujours par le préfixe LB_.
  • Les variables temporaires internes dans live-build devraient commencer avec le préfixe _LB_.
  • Les variables locales commencent avec le préfixe __LB_.
  • Les variables en relation avec un paramètre de démarrage dans live-config commencent par LIVE_.
  • Toutes les autres variables dans live-config commencent par le préfixe _.
  • Utilisez des accolades autour des variables; écrivez par exemple ${FOO} au lieu de $FOO.
  • Protégez toujours les variables avec des guillemets pour respecter les espaces potentiels: écrire "${FOO}" en lieu de ${FOO}.
  • Pour des raisons de cohérence, utilisez toujours les guillemets lors de l'attribution des valeurs aux variables:
  • Mal:

    FOO=bar

    Bien:

    FOO="bar"

  • Si plusieurs variables sont utilisées, utilisez les guillemets pour l'expression complète:
  • Mal:

    if [ -f "${FOO}"/foo/"${BAR}"/bar ]
    then
             foobar
    fi

    Bien:

    if [ -f "${FOO}/foo/${BAR}/bar" ]
    then
             foobar
    fi

    15.5 Autres
  • Utilisez "|" (sans les guillemets autour) comme séparateur dans les appels à sed, par exemple "sed -e 's|foo|bar|'" (sans" ").
  • N'utilisez pas la commande test pour des comparaisons ou des tests, utilisez "[" "]" (sans ""); par exemple "if [ -x /bin/foo ]; ..." et non pas "if test -x /bin/foo; ...".
  • Utilisez case dans la mesure du possible au lieu de test, parce qu'il est plus facile à lire et plus rapide à exécuter.
  • Utilisez des noms en majuscule pour les fonctions pour éviter toute interférence avec l'environnement des utilisateurs.
  • 16. Procédures

    Ce chapitre documente les procédures au sein du projet Debian Live pour différentes tâches qui ont besoin de coopération avec d'autres équipes dans Debian.

    16.1 Évolutions majeures

    La libération d'une nouvelle version stable majeure de Debian inclut un grand nombre de différentes équipes travaillant ensemble. À un certain point, l'équipe Live arrive et construit des images du système live. Les conditions pour ce faire sont les suivantes:

  • Un miroir contenant les versions publiées des archives Debian et debian-security auxquelles le buildd de debian-live peut avoir accès.
  • Les noms de l'image doivent être connus (par exemple debian-live-VERSION-ARCH-FLAVOUR.iso).
  • Les données qui proviennent de debian-cd doivent être synchronisées (udeb exclude lists).
  • Les includes de debian-cd doivent être synchronisées (README.*, doc/*, etc.).
  • Les images sont construites et mises en miroir sur cdimage.debian.org.
  • 16.2 Évolutions mineures
  • Encore une fois, nous avons besoin de miroirs de Debian et Debian-security mis à jour.
  • Les images sont construites et mises en miroir sur cdimage.debian.org.
  • Envoyer un courriel d'annonce.
  • 16.2.1 Dernière évolution mineure d'une version Debian

    N'oubliez pas de régler à la fois les miroirs pour chroot et binary lors de la construction de la dernière série d'images pour une version de Debian après qu'elle ait été déplacée de ftp.debian.org vers archive.debian.org. De cette façon, les vieilles images live précompilées sont encore utiles, sans modifications des utilisateurs.

    16.2.2 Modèle pour l'annonce d'une évolution mineure

    Un courriel pour l'annonce d'une évolutioun mineure peut être généré en utilisant le modèle ci-dessous et la commande suivante:

    $ sed \
         -e 's|@MAJOR@|7.0|g' \
         -e 's|@MINOR@|7.0.1|g' \
         -e 's|@CODENAME@|wheezy|g' \
         -e 's|@ANNOUNCE@|2013/msgXXXXX.html|g'

    Veuillez vérifier le courriel avant l'envoi et le passer à d'autres pour la relecture.

    Updated Debian Live @MAJOR@: @MINOR@ released

    The Debian Live project is pleased to announce the @MINOR@ update of the
    Live images for the stable distribution Debian @MAJOR@ (codename "@CODENAME@").

    The images are available for download at:

       <http://live.debian.net/cdimage/release/current/>

    and later at:

       <http://cdimage.debian.org/cdimage/release/current-live/>

    This update includes the changes of the Debian @MINOR@ release:

       <http://lists.debian.org/debian-announce/@ANNOUNCE@>

    Additionally it includes the following Live-specific changes:

      * [INSERT LIVE-SPECIFIC CHANGE HERE]
      * [INSERT LIVE-SPECIFIC CHANGE HERE]
      * [LARGER ISSUES MAY DESERVE THEIR OWN SECTION]

    About Debian Live
    -----------------
    The Debian Live project produces the tools used to build official
    Debian Live systems and the official Debian Live images themselves.

    About Debian
    ------------
    The Debian Project is an association of Free Software developers who
    volunteer their time and effort in order to produce the completely free
    operating system Debian.

    Contact Information
    -------------------
    For further information, please visit the Debian Live web pages at
    <http://live.debian.net/>, or contact the Debian Live team at
    <debian-live@lists.debian.org>.

    17. Dépôts Git

    La liste de tous les dépôts disponibles est sur ‹http://live.debian.net/gitweb/›. Les URLs git du projet ont la forme: protocole://live.debian.net/git/dépôt. Ainsi, afin de cloner live-manual en lecture seule, lancez:

    $ git clone git://live.debian.net/git/live-manual.git

    Ou,

    $ git clone https://live.debian.net/git/live-manual.git

    Ou,

    $ git clone http://live.debian.net/git/live-manual.git

    Les adresses pour cloner avec autorisation d'écriture ont la forme: git@live.debian.net:/dépôt.

    Donc, encore une fois, pour cloner live-manual sur ssh, vous devez taper:

    $ git clone git@live.debian.net:live-manual.git

    L'arbre git est composé de plusieurs branches différentes. Les branches debian et debian-next sont particulièrement remarquables car elles contiennent le travail réel qui sera finalement inclus dans chaque nouvelle version.

    Après avoir cloné quelques-uns des dépôts existants, vous serez sur la branche debian. Ceci est approprié pour jeter un œil à l'état de la dernière version du projet, mais avant de commencer le travail, il est essentiel de passer à la branche debian-next. Pour ce faire:

    $ git checkout debian-next

    La branche debian-next, qui n'est pas toujours fast-forward, est l'endroit où toutes les modifications sont envoyées en premier, avant de les fusionner dans la branche debian. Pour faire une analogie, c'est comme un terrain d'essai. Si vous travaillez sur cette branche et avez besoin de faire un pull, vous devrez faire un git pull --rebase de sorte que vos modifications locales sont stockées tandis qu'on fait une mise à jour à partir du serveur, puis vos changements seront mis au-dessus de tout cela.

    17.1 Gestion de multiples dépôts

    Si vous avez l'intention de cloner plusieurs des dépôts Debian Live et passer à la branche debian-next tout de suite pour vérifier le dernier code, écrire un correctif ou contribuer avec une traduction, vous devriez savoir que le serveur git fournit un fichier mrconfig pour faciliter la manipulation de multiples dépôts. Pour l'utiliser, vous devez installer le paquet mr, puis lancer:

    $  mr bootstrap http://live.debian.net/other/mr/mrconfig

    Cette commande va automatiquement cloner et passer à la branche debian-next les dépôts de développement des paquets Debian produits par le projet. Ceux-ci comprennent, entre autres, le dépôt live-images, qui contient les configurations utilisées pour les images précompilées que le projet publie pour un usage général. Pour plus d'informations sur la façon d'utiliser ce dépôt, voir Cloner une configuration publiée via Git

    Exemples

    18. Exemples

    Ce chapitre présente des exemples de constructions pour des cas d'utilisation spécifiques avec Debian Live. Si vous débutez dans la construction de vos propres images Debian Live, nous vous recommandons de regarder d'abord les trois tutoriels à la suite car chacun d'entre eux enseigne de nouvelles techniques qui vous aideront à utiliser et à comprendre les exemples restants.

    18.1 Utiliser les exemples

    Pour utiliser ces exemples, vous avez besoin d'un système pour les construire qui doit répondre aux exigences énumérées dans Exigences et sur lequel live-build est installé comme décrit dans Installation de live-build.

    Notez que, pour des raisons de concision, dans ces exemples, nous n'indiquons pas de miroir local à utiliser pour la construction. Vous pouvez accélérer considérablement les téléchargements si vous utilisez un miroir local. Vous pouvez indiquer ces options lorsque vous utilisez lb config, tel que décrit dans Miroirs de distribution utilisés pendant la construction, ou pour plus de commodité, fixez par défaut votre système de construction dans /etc/live/build.conf. Il suffit de créer ce fichier et de définir les variables LB_MIRROR_* correspondantes à votre miroir préféré. Tous les autres miroirs utilisés dans la construction seront choisis par défaut à partir de ces valeurs. Par exemple:

    LB_MIRROR_BOOTSTRAP="http://mirror/debian/"
    LB_MIRROR_CHROOT_SECURITY="http://mirror/debian-security/"
    LB_MIRROR_CHROOT_BACKPORTS="http://mirror/debian-updates/"

    18.2 Tutoriel 1: Une image par défaut

    Cas d'utilisation: Créer une image simple d'abord, en apprenant les bases de live-build.

    Dans ce tutoriel, nous construirons une image Debian Live ISO hybride par défaut contenant uniquement des paquets de base (pas de Xorg) et quelques paquets Debian de prise en charge live, en guise de premier exercice dans l'utilisation de live-build.

    Vous ne pouvez pas faire plus simple que cela:

    $ mkdir tutorial1 ; cd tutorial1 ; lb config

    Examinez le contenu du répertoire config/ si vous le souhaitez. Vous verrez stockés ici une arborescence de configuration, prête à être personnalisée ou, dans ce cas, utilisée immédiatement pour construire une image par défaut.

    Maintenant, en tant que superutilisateur, construisez l'image en enregistrant un journal avec tee.

    # lb build 2>&1 | tee build.log

    En supposant que tout se passe bien, après un certain temps, le répertoire courant contiendra binary.hybrid.iso. Cette image ISO hybride peut être démarrée directement dans une machine virtuelle comme décrit dans Test d'une image ISO avec QEMU et Test d'une image ISO avec virtualbox, ou bien copiée sur un support optique ou un périphérique USB comme décrit dans Graver une image ISO sur un support physique et Copie d'un image ISO hybride sur une clé USB, respectivement.

    18.3 Tutoriel 2: Un utilitaire d'un navigateur Web

    Cas d'utilisation: Créer l'image d'un utilitaire de navigation Web, en apprenant à appliquer des personnalisations.

    Dans ce tutoriel, nous allons créer une image utilisable comme un utilitaire de navigation Web, ce qui servira d'introduction à la personnalisation d'images Debian Live.

    $ mkdir tutorial2
    $ cd tutorial2
    $ echo "task-lxde-desktop iceweasel" >> config/package-lists/my.list.chroot

    Notre choix de LXDE pour cet exemple reflète notre volonté de fournir un environnement de bureau minimal, puisque le but de l'image est l'utilisation unique que nous avons à l'esprit, le navigateur web. On pourrait aller encore plus loin et offrir une configuration par défaut pour le navigateur web dans config/includes.chroot/etc/iceweasel/profile/, ou des paquets de prise en charge supplémentaires pour visualiser différents types de contenu web, mais nous laissons cela en exercice pour le lecteur.

    Construisez l'image, encore une fois en tant que superutilisateur, et gardez un journal comme dans Tutoriel 1:

    # lb build 2>&1 | tee build.log

    Encore une fois, vérifiez que l'image est OK et faites un test, comme dans Tutoriel 1:

    18.4 Tutoriel 3: Une image personnalisée

    Cas d'utilisation: Créer un projet pour construire une image personnalisée, contenant vos logiciels préférés à emporter avec vous sur une clé USB où que vous alliez, et évoluant dans des révisions successives selon les changements de vos besoins et de vos préférences.

    Puisque nous allons changer notre image personnalisée pendant un certain nombre de révisions, et que nous voulons suivre ces changements, essayer des choses expérimentalement et éventuellement les annuler si les choses ne fonctionnent pas, nous garderons notre configuration dans le populaire système de contrôle de version git. Nous allons également utiliser les meilleures pratiques d'autoconfiguration via auto scripts tel que décrit dans Gestion d'une configuration.

    18.4.1 Première révision

    $ mkdir -p tutorial3/auto
    $ cp /usr/share/doc/live-build/examples/auto/* tutorial3/auto/
    $ cd tutorial3

    Éditez auto/config comme suit:

    #!/bin/sh

    lb config noauto \
         --architectures i386 \
         --linux-flavours 686-pae \
         "${@}"

    Exécutez lb config pour générer l'arbre de configuration, en utilisant le script auto/config que vous avez créé:

    $ lb config

    Remplissez maintenant votre liste de paquets locaux:

    $ echo "task-lxde-desktop iceweasel xchat" >> config/package-lists/my.list.chroot

    Tout d'abord, --architectures i386 assure que sur notre système de construction amd64, nous construisons une version de 32 bits qui peut être utilisée sur la plupart des machines. Deuxièmement, nous utilisons --linux-flavours 686-pae parce que nous ne prévoyons pas d'utiliser cette image sur des systèmes très anciens. Troisièmement, nous avons choisi le métapaque de la tâche lxde pour nous donner un bureau minimal. Et enfin, nous avons ajouté deux premiers paquets préférés: iceweasel et xchat.

    Maintenant, construisez l'image:

    # lb build

    Notez que contrairement aux deux premiers tutoriels, nous n'avons plus besoin de taper 2>&1 | tee build.log parce que cela est maintenant inclus dans auto/build.

    Une fois que vous avez testé l'image (comme dans Tutoriel 1) et vous êtes satisfait de son fonctionnement, il est temps d'initialiser notre dépôt git, en n'ajoutant que les scripts auto que nous avons juste créés, puis de faire le premier commit:

    $ git init
    $ cp /usr/share/doc/live-build/examples/gitignore .gitignore
    $ git add .
    $ git commit -a -m "Import initial."

    18.4.2 Deuxième révision

    Dans cette révision, nous allons nettoyer à partir de la première construction, ajouter le paquet vlc à notre configuration, reconstruire, tester et faire le commit.

    La commande lb clean va nettoyer tous les fichiers générés par la construction précédente à l'exception du cache, ce qui évite d'avoir à retélécharger les paquets. Cela garantit que la commande lb build suivante exécutera à nouveau toutes les étapes pour régénérer les fichiers de notre nouvelle configuration.

    # lb clean

    Ajoutez maintenant le paquet vlc à votre liste de paquets locaux dans config/package-lists/my.list.chroot:

    $ echo vlc >> config/package-lists/my.list.chroot

    Construisez à nouveau:

    # lb build

    Testez et, quand vous êtes satisfait, faites le commit de la prochaine révision:

    $ git commit -a -m "Ajout du lecteur de média vlc."

    Bien sûr, des changements plus compliqués de la configuration sont possibles, comme l'ajout de fichiers dans les sous-répertoires de config/. Quand vous livrez de nouvelles révisions, prenez soin de ne pas modifier à la main ou d'envoyer dans le dépôt les fichiers de niveau supérieur dans config contenant les variables LB_*, car ce sont aussi des produits de lacreation et ils sont toujours nettoyés par lb clean et recréés avec lb config via leurs scripts auto respectifs.

    Nous sommes arrivés à la fin de notre série de tutoriels. Alors que de nombreux types de personnalisations sont possibles, même en n'utilisant que les fonctionnalités explorées dans ces exemples simples, une variété presque infinie d'images différentes peut être crée. Les autres exemples de cette section couvrent plusieurs autres cas d'utilisation tirés des expériences recueillies chez les utilisateurs de Debian Live.

    18.5 Un client kioske VNC

    Cas d'utilisation: Créer une image avec live-build pour démarrer directement sur un serveur VNC.

    Créez un répertoire de construction et créez une configuration à l'intérieur, désactivez «recommends» pour faire un système minimal. Puis créez deux listes initiales de paquets: la première générée par un script fourni par live-build nommée Packages (voir Générer listes de paquets), et la seconde incluant xorg, gdm3, metacity et xvnc4viewer.

    $ mkdir vnc-kiosk-client
    $ cd vnc-kiosk-client
    $ lb config -a i386 -k 686-pae --apt-recommends false
    $ echo '! Packages Priority standard' > config/package-lists/standard.list.chroot
    $ echo "xorg gdm3 metacity xvnc4viewer" > config/package-lists/my.list.chroot

    Comme il est expliqué dans Régler APT pour économiser de l'espace, il se peut que vous deviez ajouter quelques paquets recommandés pour faire fonctionner votre image correctement.

    Une façon facile d'énumérer les paquets recommendés est d'utiliser apt-cache. Par exemple:

    $ apt-cache depends live-config live-boot

    Dans cet exemple, nous avons découvert que nous devions ré-inclure plusieurs paquets recommandés par live-config et live-boot: user-setup pour l'autologin et sudo un logiciel essentiel pour arrêter le système. En outre, il pourrait être utile d'ajouter live-tools pour copier l'image dans la RAM et eject pour éjecter le support live. Alors:

    $ echo "live-tools user-setup sudo eject" > config/package-lists/recommends.list.chroot

    Après cela, créez le répertoire /etc/skel dans config/includes.chroot avec un fichier .xsession personnalisé pour l'utilisateur par défaut qui va lancer metacity et xvncviewer, en reliant le port 5901 sur un serveur à 192.168.1.2:

    $ mkdir -p config/includes.chroot/etc/skel
    $ cat > config/includes.chroot/etc/skel/.xsession << EOF
    #!/bin/sh

    /usr/bin/metacity &
    /usr/bin/xvncviewer 192.168.1.2:1

    exit
    EOF

    Construire l'image:

    # lb build

    Amusez-vous bien!

    18.6 Une image de base pour une clé USB de 128 Mo

    Cas d'utilisation: Créer une image par défaut avec certains composants supprimés afin de l'adapter sur une clé USB de 128 Mo avec un peu d'espace laissé pour l'utiliser à votre convenance.

    Pour l'optimisation d'une image adaptée à la dimension de certains supports, vous avez besoin de comprendre le compromis que vous faites entre la taille et la fonctionnalité. Dans cet exemple, nous ne réduisons la taille que pour faire place aux éléments supplémentaires dans la limite de 128 Mo, mais en évitant de détruire l'intégrité des paquets contenus, telle que la purge des données de localisation via le paquet localepurge, ou d'autres optimisations "intrusives". On notera en particulier que nous utilisons --debootstrap-options pour créer un système minimal à partir de zéro.

    $ lb config -k 486 --apt-indices false --apt-recommends false --debootstrap-options "--variant=minbase" --firmware-chroot false --memtest none

    Pour faire que l'image fonctionne correctement, nous devons ajouter à nouveau au moins deux paquets recommandés qui sont laissés de côté par l'option --apt-recommends false. Voir Régler APT pour économiser de l'espace

    $ echo "user-setup sudo" > config/package-lists/recommends.list.chroot

    Maintenant, construisez l'image de la manière habituelle:

    # lb build 2>&1 | tee build.log

    Sur le système de l'auteur au moment de l'écriture, la configuration ci-dessus produisait une image de 77 Mo. Cela se compare favorablement avec l'image de 177 Mo produite par la configuration par défaut dans Tutoriel 1.

    La plus grande source d'économie d'espace ici, en comparaison avec la construction d'une image par défaut sur une architecture i386, est de sélectionner uniquement la saveur du noyau 486 au lieu de la valeur par défaut -k "486 686-pae". Laisser tomber les index d'APT avec --apt-indices false permet aussi d'économiser une bonne quantité d'espace, le compromis étant que vous devez faire apt-get update avant d'utiliser apt dans le système live. Abandonner les paquets recommandés avec --apt-recommends false économise de l'espace supplémentaire, au détriment de certains paquets dont vous vous attendriez autrement qu'ils soient là. --debootstrap-options "--variant=minbase" construit un système minimal dès le début. L'utilisation de --firmware-chroot false n'inclut pas automatiquement les paquets de micrologiciels. Finalement, --memtest none prévient l'installation d'un testeur de mémoire.

    Remarque: Un système minimal peut également être obtenu en utilisant des hooks comme par exemple le hook stripped.chroot dans /usr/share/doc/live-build/examples/hooks, il peut gagner de petites quantités supplémentaires d'espace et produire une image de 62 Mo. Cependant, il le fait par l'élimination de la documentation et d'autres fichiers des paquets installés sur le système. Cela porte atteinte à l'intégrité de ces paquets et, comme averti par le commentaire d'en-tête, cela peut avoir des conséquences imprévues. C'est pourquoi l'utilisation de debootstrap est la méthode recommandée pour atteindre cet objectif.

    18.7 Un bureau GNOME localisé avec un installateur

    Cas d'utilisation: Créer une image de bureau GNOME, localisée pour la Suisse et incluant un installateur.

    Nous voulons faire une image iso-hybrid pour l'architecture i386 en utilisant notre bureau préféré, dans ce cas, GNOME, contenant tous les paquets qui seraient installés par l'installateur Debian standard pour GNOME.

    Notre premier problème est la découverte des noms des tâches appropriées. Actuellement, live-build ne peut pas aider à faire cela. Alors que nous pourrions être chanceux et trouver ces noms par essais et erreurs, il existe un outil, grep-dctrl, qui peut être utilisé pour découvrir les descriptions des tâches dans tasksel-data. Pour la préparation, assurez-vous d'avoir ces deux outils:

    # apt-get install dctrl-tools tasksel-data

    Maintenant, nous pouvons rechercher les tâches appropriées, d'abord avec:

    $ grep-dctrl -FTest-lang de /usr/share/tasksel/descs/debian-tasks.desc -sTask
    Task: german

    Par cette commande, nous découvrons que la tâche est appelée, assez clairement, german. Maintenant, pour trouver les tâches liées:

    $ grep-dctrl -FEnhances german /usr/share/tasksel/descs/debian-tasks.desc -sTask
    Task: german-desktop
    Task: german-kde-desktop

    Pendant le démarrage, nous allons générer la locale de_CH.UTF-8 et sélectionner la disposition de clavier ch. Maintenant, nous allons mettre les morceaux ensemble. En nous rappelant grâce à Utilisation des métapaquets que les métapaquets sont préfixés task-, nous précisons ces paramètres de la langue pendant l'amorçage, puis nous ajoutons les paquets de priorité standard et tous nos métapaquets découverts à notre liste de paquets comme suit:

    $ mkdir live-gnome-ch
    $ cd live-gnome-ch
    $ lb config \
         -a i386 \
         -k 486 \
         --bootappend-live "boot=live config locales=de_CH.UTF-8 keyboard-layouts=ch" \
         --debian-installer live
    $ echo '! Packages Priority standard' > config/package-lists/standard.list.chroot
    $ echo task-gnome-desktop task-german task-german-desktop >> config/package-lists/desktop.list.chroot
    $ echo debian-installer-launcher >> config/package-lists/installer.list.chroot

    Notez que nous avons inclus le paquet debian-installer-launcher pour lancer l'installateur à partir du bureau live, nous avons également précisé le noyau 486, parce qu'il est actuellement nécessaire faire que l'installateur et le noyau du système live coïncident pour que le lanceur fonctionne correctement.

    Appendix

    18.8 Guidelines for authors

    This section deals with some general considerations to be taken into account when writing technical documentation for live-manual. They are divided into linguistic features and recommended procedures.

    Note: Authors should first read Contributing to this document

    18.8.1 Linguistic features
  • Use plain English
  • Keep in mind that a high percentage of your readers are not native speakers. So as a general rule try to use short, meaningful sentences, followed by a full stop.

    This does not mean that you have to use a simplistic, naive style. It is a suggestion to try to avoid, as much as possible, complex subordinate sentences that make the text difficult to understand for non-native speakers.

  • Variety of English
  • The most widely spread varieties of English are British and American so it is very likely that most authors will use either one or the other. In a collaborative environment, the ideal variety would be "International English" but it is very difficult, not to say impossible, to decide on which variety among all the existing ones, is the best to use.

    We expect that different varieties may mix without creating misunderstandings but in general terms you should try to be coherent and before deciding on using British, American or any other English flavour at your discretion, please take a look at how other people write and try to imitate them.

  • Be balanced
  • Do not be biased. Avoid including references to ideologies completely unrelated to live-manual. Technical writing should be as neutral as possible. It is in the very nature of scientific writing.

  • Be politically correct
  • Try to avoid sexist language as much as possible. If you need to make references to the third person singular preferably use "they" rather than "he" or "she" or awkward inventions such as "s/he", "s(he)" and the like.

  • Be concise
  • Go straight to the point and do not wander around aimlessly. Give as much information as necessary but do not give more information than necessary, this is to say, do not explain unnecessary details. Your readers are intelligent. Presume some previous knowledge on their part.

  • Minimize translation work
  • Keep in mind that whatever you write will have to be translated into several other languages. This implies that a number of people will have to do an extra work if you add useless or redundant information.

  • Be coherent
  • As suggested before, it is almost impossible to standardize a collaborative document into a perfectly unified whole. However, every effort on your side to write in a coherent way with the rest of the authors will be appreciated.

  • Be cohesive
  • Use as many text-forming devices as necessary to make your text cohesive and unambiguous. (Text-forming devices are linguistic markers such as connectors).

  • Be descriptive
  • It is preferable to describe the point in one or several paragraphs than merely using a number of sentences in a typical "changelog" style. Describe it! Your readers will appreciate it.

  • Dictionary
  • Look up the meaning of words in a dictionary or encyclopedia if you do not know how to express certain concepts in English. But keep in mind that a dictionary can either be your best friend or can turn into your worst enemy if you do not know how to use it correctly.

    English has the largest vocabulary that exists (with over one million words). Many of these words are borrowings from other languages. When looking up the meaning of words in a bilingual dictionary the tendency of a non-native speaker is to choose the one that sounds more similar in their mother tongue. This often turns into an excessively formal discourse which does not sound quite natural in English.

    As a general rule, if a concept can be expressed using different synonyms, it is a good advice to choose the first word proposed by the dictionary. If in doubt, choosing words of Germanic origin (Usually monosyllabic words) is often the right thing to do. Be warned that these two techniques might produce a rather informal discourse but at least your choice of words will be of wide use and generally accepted.

    Using a dictionary of collocations is recommended. They are extremely helpful when it comes to know which words usually occur together.

    Again it is a good practice to learn from the work of others. Using a search engine to check how other authors use certain expressions may help a lot.

  • False friends, idioms and other idiomatic expressions
  • Watch out for false friends. No matter how proficient you are in a foreign language you cannot help falling from time to time in the trap of the so called "false friends", words that look similar in two languages but whose meanings or uses might be completely different.

    Try to avoid idioms as much as possible. "Idioms" are expressions that may convey a completely different meaning from what their individual words seem to mean. Sometimes, idioms are difficult to understand even for native speakers!

  • Avoid slang, abbreviations, contractions...
  • Even though you are encouraged to use plain, everyday English, technical writing belongs to the formal register of the language.

    Try to avoid slang, unusual abbreviations that are difficult to understand and above all contractions that try to imitate the spoken language. Not to mention typical irc and family friendly expressions.

    18.8.2 Procedures
  • Test before write
  • It is important that authors test their examples before adding them to live-manual to ensure that everything works as described. Testing on a clean chroot or VM can be a good starting point. Besides, it would be ideal if the tests were then carried out on different machines with different hardware to spot possible problems that may arise.

  • Examples
  • When providing an example try to be as specific as you can. An example is, after all, just an example.

    It is often better to use a line that only applies to a specific case than using abstractions that may confuse your readers. In this case you can provide a brief explanation of the effects of the proposed example.

    There may be some exceptions when the example suggests using some potentially dangerous commands that, if misused, may cause data loss or other similar undesirable effects. In this case you should provide a thorough explanation of the possible side effects.

  • External links
  • Links to external sites should only be used when the information on those sites is crucial when it comes to understanding a special point. Even so, try to use links to external sites as sparsely as possible. Internet links are likely to change from time to time resulting in broken links and leaving your arguments in an incomplete state.

    Besides, people who read the manual offline will not have the chance to follow those links.

  • Avoid branding and things that violate the license under which the manual is published
  • Try to avoid branding as much as possible. Keep in mind that other downstream projects might make use of the documentation you write. So you are complicating things for them if you add certain specific material.

    live-manual is licensed under the GNU GPL. This has a number of implications that apply to the distribution of the material (of any kind, including copyrighted graphics or logos) that is published with it.

  • Write a first draft, revise, edit, improve, redo if necessary
  • - Brainstorm!. You need to organize your ideas first in a logical sequence of events.

    - Once you have somehow organized those ideas in your mind write a first draft.

    - Revise grammar, syntax and spelling. Keep in mind that the proper names of the releases, such as wheezy or sid, should not be capitalized when referred to as code names.

    - Improve your statements and redo any part if necessary.

  • Chapters
  • Use the conventional numbering system for chapters and subtitles. e.g. 1, 1.1, 1.1.1, 1.1.2 ... 1.2, 1.2.1, 1.2.2 ... 2, 2.1 ... and so on. See markup below.

    If you have to enumerate a series of steps or stages in your description, you can also use ordinal numbers: First, second, third ... or First, Then, After that, Finally ... Alternatively you can use bulleted items.

  • Markup
  • And last but not least, live-manual uses SiSU to process the text files and produce a multiple format output. It is recommended to take a look at SiSU's manual to get familiar with its markup, or else type:

    $ sisu --help markup

    Here are some markup examples that may prove useful:

    - For emphasis/bold text:

    *{foo}* or !{foo}!

    produces: foo or foo. Use it to emphasize certain key words.

    - For italics:

    /{foo}/

    produces: foo. Use them e.g. for the names of Debian packages.

    - For monospace:

    #{foo}#

    produces: foo. Use it e.g. for the names of commands. And also to highlight some key words or things like paths.

    - For code blocks:

    code{

      $ foo
      # bar

    }code

    produces:

    $ foo
    # bar

    Use code{ to open and }code to close the tags. It is important to remember to leave a space at the beginning of each line of code.

    18.9 Guidelines for translators

    This section deals with some general considerations to be taken into account when translating the contents of live-manual.

    As a general recommendation, translators should have read and understood the translation rules that apply to their specific languages. Usually, translation groups and mailing lists provide information on how to produce translated work that complies with Debian quality standards.

    Note: Translators should also read Contributing to this document. In particular the section Translation

    18.9.1 Translation hints
  • Comments
  • The role of the translator is to convey as faithfully as possible the meaning of words, sentences, paragraphs and texts as written by the original authors into their target language.

    So they should refrain from adding personal comments or extra bits of information of their own. If they want to add a comment for other translators working on the same documents, they can leave it in the space reserved for that. That is, the header of the strings in the po files preceded by a number sign #. Most graphical translation programs can automatically handle those types of comments.

  • TN, Translator's Note
  • It is perfectly acceptable however, to include a word or an expression in brackets in the translated text if, and only if, that makes the meaning of a difficult word or expression clearer to the reader. Inside the brackets the translator should make evident that the addition was theirs using the abbreviation "TN" or "Translator's Note".

  • Impersonal sentences
  • Documents written in English make an extensive use of the impersonal form "you". In some other languages that do not share this characteristic, this might give the false impression that the original texts are directly addressing the reader when they are actually not doing so. Translators must be aware of that fact and reflect it in their language as accurately as possible.

  • False friends
  • The trap of "false friends" explained before especially applies to translators. Double check the meaning of suspicious false friends if in doubt.

  • Markup
  • Translators working initially with pot files and later on with po files will find many markup features in the strings. They can translate the text anyway, as long as it is translatable, but it is extremely important that they use exactly the same markup as the original English version.

  • Code blocks
  • Even though the code blocks are usually untranslatable, including them in the translation is the only way to score a 100% complete translation. And even though it means more work at first because it requires the intervention of the translators if the code changes, it is the best way, in the long run, to identify what has already been translated and what has not when checking the integrity of the .po files.

  • Newlines
  • The translated texts need to have the exact same newlines as the original texts. Be careful to press the "Enter" key or type \n if they appear in the original files. These newlines often appear, for instance, in the code blocks.

    Make no mistake, this does not mean that the translated text needs to have the same length as the English version. That is nearly impossible.

  • Untranslatable strings
  • Translators should never translate:

    - The code names of releases (which should be written in lowercase)

    - The names of programs

    - The commands given as examples

    - Metadata (often between colons :metadata:)

    - Links

    - Paths